D’après la cellule de communication de la Primature, sur instruction de la Première ministre Judith Suminwa, seuls la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba, le ministre de la Communication Patrick Muyaya et la cellule de communication de la Présidence sont autorisés à communiquer officiellement sur le processus de médiation en cours à Doha, ainsi que sur l’accord de paix conclu le 27 juin à Washington entre la RDC et le Rwanda, principal soutien du M23. Ce dernier, mouvement armé contrôlant plusieurs zones dans l’est du pays, a confirmé sa volonté de poursuivre les discussions engagées avec Kinshasa sous médiation qatarie.
Lors d’une conférence de presse tenue le 3 juillet à Goma, le secrétaire exécutif du M23, Benjamin Mbonimpa, a précisé que le groupe souhaite la signature d’un cessez-le-feu bilatéral avec le gouvernement congolais, soulignant que leurs revendications diffèrent de celles abordées à Washington.
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« Ce qui se passe entre la RDC et le Rwanda, c’est entre les deux États », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’un dialogue direct avec Kinshasa.
Malgré la signature de l’accord de paix à Washington, dont les détails économiques restent flous, les affrontements se poursuivent à l’est du pays entre le M23 et des groupes armés favorables au pouvoir central. Un accord minier, évoqué en avril par le président Félix Tshisekedi avec le conseiller américain Massad Boulos, pourrait s’inscrire dans le cadre du futur volet économique attendu. Une rencontre entre Tshisekedi et Kagame est également prévue pour concrétiser les engagements.
Gilbert Ngonga
