À Lubumbashi, l’annonce du nouveau gouvernement dirigé par Judith Tuluka Suminwa, rendue publique dans la nuit du 7 au 8 août 2025 par la porte-parole de la Présidence Tina Salama, suscite une vague de scepticisme. Composée de 53 membres — dont 6 vice-Premiers ministres, 12 ministres d’État, 24 ministres, 5 ministres délégués et 6 vice-ministres — cette équipe est jugée « trop lourde et budgétivore » par de nombreux habitants. Pour Jean-Baptiste Mulenga, enseignant à Gambela, il s’agit d’un remaniement sans réelle rupture, à l’exception de quelques nouveaux visages comme Adolphe Muzito, Freddy Ngefa et Alain Daniel Anzuluni.
Dans les milieux associatifs, la déception est également palpable. Mireille Kapinga, militante d’une organisation féminine, déplore l’absence de renouveau et redoute que cette composition « suive les mêmes logiques d’inefficacité », sans apporter de réponses concrètes aux priorités nationales telles que la sécurité, le développement social et les infrastructures. Des leaders politiques, dont Martin Fayulu et plusieurs acteurs de la société civile, ont exprimé leur rejet de cette nouvelle équipe, y voyant un prolongement du statu quo.
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Sur le terrain, le constat est quasi général : les promesses d’un gouvernement resserré ne sont pas tenues.
« On nous avait parlé d’un exécutif réduit, mais rien n’a changé », regrette un opérateur économique.
Un étudiant de l’Université de Lubumbashi qualifie d’« inutile » la multiplication des postes ministériels, tandis qu’un chef de quartier pointe l’écart persistant entre les attentes populaires et les choix politiques. La population reste en attente de résultats concrets en matière de justice, de sécurité et de redistribution équitable des richesses.
Cedrick Katay Kalombo
