Le ministre Marc Ekila est au centre d’une vive polémique après la mise en application d’un arrêté imposant aux coordinations l’obtention d’un certificat d’enregistrement conformément à la note n°40. Officiellement, l’article 5 de cette note prévoit pourtant une validité de 24 mois renouvelables. Mais sur le terrain, plusieurs responsables dénoncent un système parallèle qualifié de “mafia administrative” orchestrée autour du cabinet ministériel.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des coordinations concernées, chaque structure serait contrainte de verser 500 dollars américains pour obtenir son certificat d’enregistrement, tandis que chaque centre affilié devrait payer 100 dollars supplémentaires. Des montants importants exigés en dehors de tout circuit bancaire officiel, alimentant de sérieuses interrogations sur la destination réelle des fonds collectés.
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Plus grave encore, plusieurs certificats délivrés après paiement des 100 dollars ne seraient valables que pour 12 mois seulement, en contradiction flagrante avec les dispositions réglementaires qui fixent la durée à 24 mois renouvelables. Cette réduction arbitraire de validité pousse de nombreuses structures à repayer plus rapidement, renforçant les soupçons d’un système organisé de perception illégale d’argent.
D’après les documents consultés par certaines coordinations, les reçus remis aux responsables ne comporteraient ni sceau officiel, ni en-tête du ministère. Les paiements seraient effectués directement au cabinet du ministre, sans traçabilité claire ni preuve d’un reversement au Trésor public. Une pratique qui soulève des inquiétudes sur un possible détournement des recettes générées par ces opérations d’enregistrement.
Plusieurs acteurs du secteur dénoncent un climat d’intimidation et de pression administrative. Certains responsables affirment craindre des sanctions ou des blocages administratifs en cas de refus de paiement. Pour eux, cette opération ressemble davantage à un mécanisme de racket institutionnalisé qu’à une procédure normale de régulation encadrée par l’État.
Alors que la colère monte au sein des coordinations concernées, une question demeure sans réponse : où va réellement l’argent perçu dans ces opérations ? Plusieurs voix réclament désormais l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités, vérifier la légalité des perceptions et faire toute la lumière sur la gestion des fonds collectés sous l’autorité du ministre Marc Ekila.
Jérémie Ngunga Léman
