La situation sécuritaire et humanitaire demeure extrêmement préoccupante dans la province du Nord-Kivu. D’après un rapport publié par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), plus de 100 personnes ont été tuées ou blessées au cours du mois de novembre. La majorité des victimes a été recensée dans le territoire de Lubero, où des attaques attribuées à des groupes armés, notamment les ADF, ont causé la mort d’au moins 89 civils. D’autres incidents violents ont également été signalés dans le territoire de Rutshuru.
Par ailleurs, les affrontements entre groupes armés se sont poursuivis dans plusieurs zones, notamment à Masisi, Rutshuru et Walikale. Cette insécurité persistante a entraîné d’importants mouvements de populations. OCHA indique que plus de 52 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs habitations, dont plus de 40 000 dans le seul territoire de Masisi entre le 21 et le 30 novembre. L’accès humanitaire reste également fortement perturbé, en raison de braquages signalés sur certains axes routiers, exposant les équipes humanitaires à des risques élevés et ralentissant l’assistance aux populations vulnérables.
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Face à cette situation alarmante, les Nations unies appellent à la cessation immédiate des attaques contre les civils et au respect du droit international humanitaire, notamment la protection du personnel humanitaire. Le Nord-Kivu continue de faire face à la violence des ADF dans les territoires de Beni et Lubero, ainsi qu’à la crise sécuritaire liée au M23 dans plusieurs zones de la province. Cette instabilité persistante aggrave la crise humanitaire, alors que les discussions sur l’ouverture de couloirs humanitaires, notamment via l’aéroport de Goma, peinent encore à aboutir.
Charles Mapinduzi
