Les réactions viennent de partout après la signature, vendredi 27 juin 2025 à Washington d’un accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. Pour Dénis Mukwege, candidat malheureux à la présidentielle de 2023, par cet accord le gouvernement congolais abandonne sa souveraineté aux mains des forces d’agression, et légitimise l’occupation et les opérations d’une armée à la base de millions de morts, de centaines de milliers de femmes violées et du déplacement de millions de congolais.
Dans une publication faite, ce samedi 28 juin 2025 sur son compte X (anciennement Twitter), Mukwege estime que cet accord n’augure pas d’une sortie de crise pour la population congolaise victime des atrocités du Rwanda.
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»Je regrette de vous dire que j’ai donc toutes les raisons de croire que l’accord signé aujourd’hui à Washington n’augure pas d’une sortie de crise pour notre population qui souffre », a écrit l’opposant Denis Mukwege.
Mukwege dénonce une approche bilatérale privilégiée par Washington face à une crise dont la dimension est largement régionale, avec la présence de diverses armées étrangères sur le territoire congolais, dont celles de l’Ouganda et du Burundi, et entretenue par des intérêts géostratégiques qui touchent au fonctionnement de l’économie mondiale.
»La conclusion d’un accord bilatéral n’aura donc pas vocation à consolider une paix durable », a-t-il ajouté .
Par ailleurs, Denis Mukwege appelle les acteurs impliqués à privilégier une approche multilatérale, et à assortir les appels au cessez-le-feu et au retrait des forces d’occupation d’un calendrier ferme et de sanctions fortes et coordonnées en cas de non-respect persistant de la résolution 2773 du Conseil de sécurité.
Blanchi Lungala M
