Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien Nshole, a vivement réagi au communiqué de l’Union Sacrée de la Nation qualifiant de « subversive » la récente déclaration des évêques catholiques sur la situation du pays. Intervenant mardi 23 juin lors d’un Space animé par le journaliste Stanis Bujakera, le prélat a estimé que ces accusations constituent « une diversion » face aux véritables préoccupations nationales, notamment la crise sécuritaire dans l’Est du pays et l’épidémie d’Ebola qui continue de faire des victimes.
Mgr Nshole a également dénoncé ce qu’il considère comme une « malhonnêteté intellectuelle » dans la manière dont la majorité présidentielle a présenté la position de l’épiscopat. Selon lui, les évêques ayant pris part à l’adoption de la déclaration étaient unanimes, rejetant ainsi l’idée qu’il ne s’agissait que de l’opinion de « quelques évêques ». Il a rappelé que le respect du quorum et des procédures de décision confère toute sa légitimité à la position exprimée par la CENCO.
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Abordant la question de la révision constitutionnelle, le secrétaire général de la CENCO a estimé qu’un éventuel référendum organisé alors qu’une partie du territoire national demeure sous occupation de l’AFC/M23 risquerait d’accentuer les divisions du pays. Il a appelé les Congolais à se mobiliser en faveur de la paix, de l’unité nationale et de la réunification du territoire, tout en affirmant que les pasteurs de l’Église catholique continueront à assumer leur mission pastorale malgré les critiques dont ils font l’objet.
Gilbert Ngonga
