Accueil Blog Page 103

RDC : en mars, 2 599,8 milliards CDF dépensés pour seulement 1 605,2 milliards de recettes (BCC)

À la fin du mois de mars 2026, les finances publiques de la République démocratique du Congo révèlent un déséquilibre préoccupant. Selon les données publiées par la Banque centrale du Congo (BCC), le gouvernement a dépensé 2 599,8 milliards de francs congolais alors que les recettes mobilisées par les régies financières se sont élevées à seulement 1 605,2 milliards, loin des 2 281,2 milliards initialement prévus. Cet écart d’environ 1 000 milliards illustre la difficulté de l’État à aligner ses dépenses sur ses ressources et met en lumière les risques d’un dépassement budgétaire pouvant accroître la dette extérieure.

Les recettes publiques proviennent principalement de trois grandes administrations financières : la Direction générale des impôts (DGI) avec 631,7 milliards CDF, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) avec 578,5 milliards, et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) avec 395,0 milliards. Malgré leur rôle central dans la collecte des revenus, le total reste insuffisant pour couvrir les dépenses de l’État, soulignant la nécessité d’une meilleure mobilisation des ressources et d’une planification budgétaire plus rigoureuse.

Parallèlement, les dépenses publiques continuent de croître, en grande partie à cause de la masse salariale qui dépasse 1 000 milliards CDF, complétée par les frais financiers et autres charges de fonctionnement. Face à cette situation, le gouvernement doit agir rapidement, soit en augmentant les recettes via des mesures fiscales efficaces, soit en maîtrisant certaines dépenses, pour éviter que le déficit budgétaire ne s’aggrave et mettre en danger la soutenabilité des finances publiques.

Charles Mapinduzi

Sankuru : le Conseil d’État suspend la liste électorale des candidats gouverneur et vice-gouverneur

Le Conseil d’État a décidé de surseoir à l’application de la liste définitive publiée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Sankuru, initialement prévue le 15 avril 2026. Cette décision intervient dans l’attente d’un arrêt sur le contentieux opposant les candidats Justin Omokala et Jules Lodi Emongo.

D’après le document consulté par Netic-News.net, la haute juridiction administrative entend ainsi examiner le fond du litige avant toute poursuite du processus électoral, suspendant de facto l’organisation du scrutin. Cette situation crée une incertitude quant au calendrier électoral dans cette province, où les tensions politiques autour de cette élection restent vives.

Ce n’est pas la première fois que le Conseil d’État intervient dans ce dossier.En 2019, il avait déjà suspendu le scrutin dans le Sankuru, saisi par Joseph-Stéphane Mukumadi contre la candidature unique de Lambert Mende. Cette nouvelle suspension relance les interrogations sur la stabilité du processus électoral dans la province.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : la Police nationale congolaise démantèle un réseau de faux enlèvements et interpelle huit suspects

La Police nationale congolaise (PNC) de la ville de Kinshasa a présenté ce samedi, au public huit personnes impliquées dans des cas de kidnappings simulés.Ces interpellations font suite à plusieurs plaintes enregistrées auprès de familles victimes de ces mises en scène frauduleuses.

D’après la police, il s’agit d’un réseau organisé mêlant de présumés kidnappeurs et de fausses victimes, qui orchestraient des enlèvements fictifs dans le but d’extorquer de l’argent aux proches. Le commissaire provincial, Israël Kantu Bakulu, a salué le professionnalisme des unités ayant permis de mettre à jour ces pratiques criminelles.

Cette opération met en lumière une nouvelle forme d’escroquerie qui exploite la peur des familles face au phénomène réel des enlèvements. La PNC appelle la population à la vigilance et encourage toute personne confrontée à des situations suspectes à saisir rapidement les services de sécurité compétents.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : la “Cité de Chine” annonce 25 000 emplois directs et indirects

La construction d’une nouvelle cité moderne le long du boulevard Sendwe, dans la commune de Kalamu, suscite de grandes attentes en matière d’emplois. Selon un communiqué de l’Hôtel de ville consulté ce samedi 04, indique que ce projet baptisé « Cité de Chine » devrait générer environ 20 000 emplois indirects, en plus de 5 000 emplois directs en la RDC.

D’après les projections officielles, près de 1 000 emplois ont déjà été créés lors de la première phase du chantier, traduisant un démarrage progressif mais prometteur. Les autorités urbaines mettent en avant l’impact socio-économique de cette initiative, qui vise à absorber une partie du chômage urbain tout en stimulant les activités commerciales et logistiques dans la capitale.

Conçue comme un hub économique intégré, la Cité de Chine regroupera des infrastructures variées, notamment des espaces de commerce de gros, de logistique et d’entreposage. Le projet prévoit également des installations dédiées à la restauration, aux loisirs, aux bureaux ainsi qu’aux appartements hôteliers, positionnant ce complexe comme un futur pôle stratégique de développement économique à Kinshasa.

Jérémie Ngunga Léman

Kasaï : la paie complémentaire de septembre à novembre 2025 disponible dès mardi prochain pour les agents de santé

La paie complémentaire des mois de septembre, octobre et novembre 2025 sera accessible à partir de ce mardi pour les agents des services de santé de la province du Kasaï. L’annonce a été faite samedi 04 avril, à Kinshasa par le député national Guy Mafuta.Selon l’élu de la circonscription électorale du territoire de Tshikapa, les fonds sont déjà disponibles auprès de l’Ordonnateur délégué provincial (ODP) du Kasaï. Cette confirmation intervient après son passage à la Banque Centrale du Congo, où il affirme avoir obtenu les assurances nécessaires quant à la disponibilité effective des ressources.

« Il est 22 h 52, je viens de quitter la Banque Centrale du Congo (BCC). J’ai l’honneur d’annoncer à tous mes frères et agents des services de la santé que la paie complémentaire des mois de septembre, octobre et novembre 2025 est maintenant disponible chez l’ODP du Kasaï. Dès mardi matin, ils peuvent toucher à leurs droits », a-t-il dit.Cette mesure, faut-il le dire, est attendue depuis plusieurs mois par les professionnels de santé de la province, confrontés à des retards de paiement récurrents. Le versement de ces arriérés devrait ainsi contribuer à soulager les bénéficiaires et à renforcer la motivation au sein du personnel médical local.

Les autorités provinciales et nationales sont désormais attendues sur la régularité des prochaines échéances afin d’éviter de nouvelles accumulations d’impayés dans un secteur jugé essentiel au bon fonctionnement du système de santé.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Inspecteurs dénoncent Hubert Kimbonza pour détournement des primes de janvier 2026 et saisissent Raissa Malu

0

Dans un document envoyé à la rédaction de Netic-News, les inspecteurs adjoints et les inspecteurs principaux dénoncent les irrégularités dans la gestion de l’Inspecteur général, Hubert Kimbonza Sefu. Ces derniers fustigent le non-paiement de leurs primes de fonction spécifique du mois de janvier 2026 détournées par le numéro un de cette institution, mais qui a privilégié ses alliés.

Face au malaise qui ronge cet établissement, l’inspecteur général ne trouve aucune solution pour calmer les tensions et chercher l’unité après des fractions qui se sont créées, et induit la ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, en organisant un nouveau concours des inspecteurs, renseignent ces plaignants.

Ces derniers invitent la ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté à instruire l’inspecteur général de payer manuellement de façon rétroactive pour autant de mois par les fonds générés qu’il décide et gère seul en dictature, et de régulariser leur situation.

Au cas contraire, ils décident de saisir la justice contre l’inspecteur général et ses complices.

Bienvenu Musoy

Est de la RDC : le GEC révèle des tensions entre le M23 et Kigali et une évolution des objectifs de la rébellion

Dans un rapport publié le vendredi 3 avril 2026, le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) analyse en profondeur le retour du M23, ses objectifs, ses alliances ainsi que ses tensions internes. Ce document de 36 pages met en lumière l’expansion de la rébellion, tant en effectifs qu’en territoires occupés, tout en soulignant certaines faiblesses militaires. Le GEC fait également état de divergences croissantes entre le M23 et le régime de Kigali, considéré comme son principal soutien.

 

Selon le rapport, les tensions entre le Rwanda et l’AFC/M23 s’expliqueraient par un décalage d’intérêts. Kigali chercherait notamment à consolider une zone tampon pour protéger ses intérêts sécuritaires, voire économiques, dans l’est de la RDC. Toutefois, d’après le GEC, les objectifs du M23 auraient évolué et ne se confondraient plus totalement avec ceux du Rwanda, laissant apparaître des lignes de fracture entre les deux parties.

 

À l’origine, le M23 avait repris les armes pour exiger l’application de l’accord du 23 mars 2009 signé entre Kinshasa et le CNDP, prévoyant notamment la libération des prisonniers, l’amnistie des combattants et le retour des réfugiés tutsi. Mais au fil de son expansion territoriale, ses ambitions se seraient élargies. Le mouvement a tenté de se distancer de son image de « proxy » rwandais en s’alliant à l’Alliance Fleuve Congo de Corneille Nangaa et en intensifiant son recrutement. Cette évolution pourrait fragiliser la coordination et le contrôle entre le M23 et Kigali.

Blanchi Lungala M.

RDC : les États-Unis et le Qatar préparent une nouvelle session de négociations entre Kinshasa et le M23 en Suisse

Selon un rapport publié en avril 2026 par le Congo Research Group (CRG) et le Center on International Cooperation (CIC) de l’Université de New York, les États-Unis et le Qatar s’activent pour relancer le dialogue entre le M23 et le gouvernement congolais, avec une nouvelle session de négociations prévue à la mi-avril en Suisse. Initialement envisagé à Doha, ce cycle a été temporairement délocalisé en raison des tensions dans le Golfe. Cette initiative intervient alors que le processus de paix lancé en novembre 2025 reste largement enlisé.

En effet, l’accord signé le 15 novembre 2025 n’avait permis d’aboutir qu’à des avancées limitées, notamment sur un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu et un échange de prisonniers, laissant en suspens les questions clés comme l’avenir du M23, le retour des réfugiés ou encore la justice pour les crimes commis. Sur le terrain, la situation s’est rapidement détériorée : dès le 1er décembre, les combats ont repris avec une progression du M23 vers Mwenga puis Uvira, tombée le 10 décembre. Le groupe armé n’a participé qu’à une seule réunion sur les trois prévues dans le cadre du mécanisme de suivi.

Cette escalade a entraîné la suspension de plusieurs initiatives diplomatiques, notamment entre Kinshasa et Kigali, avec l’arrêt des réunions du mécanisme conjoint de coordination sécuritaire (JSCM) depuis novembre 2025. Toutefois, des efforts de désescalade ont été engagés lors de rencontres tenues les 17 et 18 mars 2026 à Washington entre les États-Unis, la RDC et le Rwanda, dans un contexte marqué par de nouvelles sanctions américaines visant des responsables militaires rwandais. Parallèlement, le rapport souligne le caractère jugé maximaliste des revendications du M23, incluant une réforme constitutionnelle à visée fédéraliste et la démission du gouvernement, des exigences fermement rejetées par Kinshasa.

Fulgence Mavula

RDC : Le M23 consolide son pouvoir local, le spectre d’un État séparatiste plane

La rébellion du M23 a progressivement mis en place une forme d’administration dans les zones qu’elle contrôle, en instaurant des mécanismes de gouvernance locale, de taxation et d’organisation sécuritaire. C’est ce que révèle le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) dans son rapport consulté ce samedi 4 avril 2026 par la rédaction de Netic-News. Selon le GEC, cette structuration dépasse le cadre d’un mouvement rebelle classique et s’apparente, pour certains observateurs, aux prémices d’un pouvoir étatique parallèle.

Le rapport souligne également une évolution stratégique du M23, qui traduit sa volonté de légitimation et de transformation en acteur politique durable dans l’Est du pays. La rébellion ne se limite plus à des revendications militaires mais cherche à s’inscrire dans une dynamique politique plus large, notamment à travers la coalition AFC/M23. Cette approche témoigne d’une volonté d’influence politique et d’ancrage territorial.

Ces révélations relancent le débat autour d’une éventuelle balkanisation de la République démocratique du Congo. Bien que le rapport ne mentionne pas explicitement un plan formel de création d’un État indépendant, plusieurs éléments analysés alimentent néanmoins un projet séparatiste, qui semble s’inscrire dans les ambitions du Rwanda, principal soutien du M23.

Blanchi Lungala M

Chancel Mbemba absent à Lille après la qualification des Léopards : le LOSC saisit la FIFA

0

Attendu depuis jeudi 2 avril 2026 par son club, le LOSC Lille, l’international congolais Chancel Mbemba, capitaine des Léopards de la RDC, reste retenu en sélection nationale. Après la qualification historique de la RDC à la Coupe du Monde 2026 obtenue dans la nuit de mardi à mercredi face à la Jamaïque, Mbemba doit participer à une cérémonie officielle organisée par le président Félix Tshisekedi ce dimanche 5 avril à Kinshasa pour honorer la sélection nationale.

Son absence prolongée a provoqué la colère d’Olivier Létang, président du LOSC, qui a saisi la FIFA pour non-respect des délais de retour après la trêve internationale de mars 2026. « Le joueur aurait dû être à Lille hier en fin d’après-midi. Le dossier est déjà entre les mains de la discipline de la FIFA, car c’est une jurisprudence très dangereuse pour tous les clubs. Ce sont eux qui paient les joueurs », a déclaré Olivier Létang, évoquant d’éventuelles sanctions disciplinaires et financières contre le défenseur central.

En conséquence, Chancel Mbemba ne participera pas au derby crucial face au RC Lens ce week-end, match déterminant pour la course à une place en Ligue des Champions de l’UEFA. Son compatriote et coéquipier à Lille, Ngal’ayel Mukau, sera en revanche présent dans l’effectif du LOSC. Du côté lensois, le latéral gauche Arthur Masuaku est également annoncé forfait, à l’image de Mbemba.

Blanchi Lungala M