La question de la responsabilité pénale et civile des miliciens Mobondo prend une importance particulière, alors que plusieurs de leurs membres se sont récemment rendus. La population victime de leurs exactions se demande comment elle sera indemnisée, tandis que les auteurs de ces actes doivent répondre de leurs actions devant la justice.
Mardi 24 mars 2026, à l’occasion de la 13ᵉ conférence des gouverneurs tenue dans la ville de Bandundu, province du Kwilu, le Vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a indiqué que la responsabilité des miliciens sera appréciée individuellement, en fonction des actes commis par chacun. Il a salué les progrès réalisés dans le processus engagé par le gouvernement pour pacifier la région et a réaffirmé l’indépendance de la justice dans cette affaire.
« Le dossier Mobondo évolue positivement. Il n’est pas question de passer outre la justice, mais nous sommes dans un processus de pacification qui inclut le désarmement, l’intégration et la réinsertion. Chaque cas fera l’objet d’une requalification selon les actes posés, et si la justice est saisie, elle prendra ses décisions en toute indépendance, conformément aux lois de la République », a précisé Jacquemin Shabani.
Rodriguez Kikamba
