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Sankuru : La CENI suspend l’élection du gouverneur prévue le 24 mars faute de moyens financiers

La Commission électorale nationale indépendante a annoncé la suspension du processus électoral devant conduire à l’élection du gouverneur de la province du Sankuru, initialement prévue pour le 24 mars 2026. Dans un communiqué publié ce vendredi 20 mars, l’organe électoral évoque un manque de moyens financiers pour justifier cette décision, mettant ainsi en pause l’ensemble des préparatifs en cours.

Cette suspension intervient alors que plusieurs acteurs politiques locaux attendaient la tenue du scrutin pour sortir la province d’une période d’incertitude institutionnelle. La CENI précise que les contraintes budgétaires actuelles ne permettent pas d’assurer l’organisation du vote dans des conditions logistiques et sécuritaires satisfaisantes.

En attendant une solution, la CENI appelle au calme et promet de reprogrammer l’élection dès que les ressources nécessaires seront mobilisées. Cette situation relance le débat sur le financement des processus électoraux en République démocratique du Congo et ses répercussions sur la stabilité des institutions provinciales.

Jérémie Ngunga Léman

Tshopo : Un obus de mortier 60 mm découvert dans un étang piscicole à Kisangani

Un obus de mortier de 60 mm a été découvert vendredi 20 mars 2026 dans un étang piscicole situé sur l’avenue Tshamunionge, au quartier Kilanga, dans la commune de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. L’engin a été pris en charge par une équipe spécialisée du Centre congolais de lutte anti-mines, qui l’a déplacé sans qu’aucun incident ne soit signalé.

L’annonce a été faite le même jour par Robert Gbokasa, membre de la société civile de Kisangani. Selon lui, la découverte est intervenue lors des travaux d’entretien de l’étang, lorsque des habitants ont repéré un objet métallique suspect enfoui dans la vase. Alerté, un militaire présent à proximité a identifié un obus de mortier de 60 mm, une munition tirée mais non explosée, particulièrement instable et donc dangereuse.

Cette découverte relance les inquiétudes liées à la présence d’engins explosifs non explosés datant des affrontements armés ayant opposé les armées rwandaise et ougandaise à Kisangani, entre août 1999 et juin 2000, lors des guerres dites « des six jours ». Les autorités appellent la population à faire preuve de vigilance et à signaler tout engin suspect aux services compétents.

Rodriguez Kikamba

RDC : La loi sur le référendum en RDC, pourquoi faire en ce moment ?

La chronique politique est alimentée par la proposition de loi sur le référendum déposée, jeudi 19 mars 2026 par l député UDPS Tony Mwaba. L’initiative legislative du député soulève immédiatement une question : Pourquoi une loi sur le référendum au moment où s’anime le débat sur la révision et le dialogue ?

On retient entretemps qu’en République démocratique du Congo (RDC), la question du référendum revient souvent dans le débat politique lorsqu’il est question de réviser la Constitution ou d’organiser un dialogue national. Pour répondre à la question “une loi sur le référendum, pourquoi faire”, il faut regarder à la fois le cadre légal et les enjeux politiques.

1. Que dit la loi sur le référendum en RDC ?

La Constitution issue de la transition post-guerre du Congo prévoit que le peuple exerce sa souveraineté notamment par référendum.

Le référendum est surtout utilisé pour adopter une nouvelle Constitution (comme en 2005), approuver certaines révisions constitutionnelles importantes, consulter directement le peuple sur des questions majeures.

Cependant, toutes les révisions ne passent pas automatiquement par référendum. Certaines peuvent être adoptées par le Parlement réuni en Congrès.

2. Pourquoi parle-t-on de référendum dans le contexte actuel ?

Le débat s’anime souvent autour de figures politiques comme Félix Tshisekedi ou Joseph Kabila, notamment lorsqu’il est question de modifier certaines dispositions constitutionnelles, réorganiser les institutions ou relancer un dialogue politique national.

Le référendum devient alors un outil stratégique de légitimation populaire: c’est pour donner l’impression que le peuple décide directement.

C’est aussi une stratégie de contournement politique : éviter les blocages au Parlement, de renforcement du pouvoir : selon les cas, certains craignent qu’il serve à prolonger ou renforcer un mandat.

3. Révision constitutionnelle : limites importantes.

La Constitution congolaise contient des “verrous” (articles intangibles), notamment : la limitation du nombre de mandats présidentiels,
la forme républicaine de l’État, le suffrage universel.

Ces points ne peuvent pas être modifiés, même par référendum (en théorie).

C’est là que le débat devient tendu : certains juristes disent que le référendum ne peut pas contourner ces limites, d’autres soutiennent qu’une nouvelle Constitution (via référendum) pourrait tout changer.

4. Et le dialogue dans tout ça ?

Le “dialogue” est souvent évoqué pour apaiser les tensions politiques, trouver un consensus avant toute réforme, éviter des crises comme celles observées après les élections ou durant les transitions.

Dans ce contexte, le dialogue prépare le terrain politique, le référendum tranche en donnant la parole au peuple.

5. En résumé : Pourquoi faire un référendum ?”

Un référendum en RDC sert principalement à donner une légitimité populaire à une réforme majeure, trancher des questions politiques sensibles, débloquer des situations institutionnelles.

Mais il est aussi controversé, car il peut être perçu soit comme un outil démocratique puissant, soit comme un instrument politique selon la manière dont il est utilisé.

Gauthier Sey

Sud-Kivu : La rivière Ruzizi déborde et paralyse écoles, hôpitaux et routes à Uvira

De fortes pluies s’abattent sur la province du Sud-Kivu, provoquant d’importants dégâts dans la ville d’Uvira. La montée des eaux du marais de Nyangara, alimentée par le débordement de la rivière Ruzizi, a submergé plusieurs quartiers. Des habitations, des écoles ainsi que la route nationale n°30 se retrouvent sous les eaux, compliquant la circulation et perturbant les activités socio-économiques. L’alerte a été donnée jeudi 19 mars 2026 par Kaweke Byamungu, membre de la Société civile du Sud-Kivu.

Selon cet acteur de la société civile, la situation est catastrophique. Face à la montée continue des eaux, plusieurs habitants ont déjà commencé à se déplacer vers des zones jugées plus sûres, notamment Kilomoni, Kaala et Kavivira. Les autorités locales sont appelées à intervenir rapidement pour éviter une aggravation de la crise humanitaire.

Située entre le lac Tanganyika au sud et la rivière Ruzizi au nord, la cuvette de Nyangara constitue une zone de convergence d’importants volumes d’eau, à proximité de la frontière burundaise de Kamvivira. Plusieurs latrines ont été submergées, faisant craindre des risques sanitaires. Par ailleurs, la traversée de la rivière Ruzizi devient particulièrement dangereuse en raison de la présence d’hippopotames, accentuant l’inquiétude des riverains.

Rodriguez Kikamba

Plan d’actions du GAFI : 20 mesures sur 23 déjà exécutées, annonce Doudou Fwamba

Au nom du Président de la République, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba, a présidé, jeudi 19 mars, une réunion stratégique de la Task-Force du Comité de pilotage et de suivi de l’exécution du Plan d’actions du Groupe d’examen de la coopération internationale du GAFI (COPS-ICRG).
Devant son collègue de la justice, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo et les responsables des services spécialisés dont la CENAREF, l’ARCA, le FOLUCCO, le COLUB et l’UNICEP, le Ministre des Finances a jeté des fleurs sur les progrès réalisés par la République démocratique du Congo, qui, sur les 23 actions prioritaires convenues avec le GAFI, 20 ont été intégralement traitées, avec un taux d’exécution du plan d’actions à près de 90 %.

Doudou Fwamba a également souligné que, « La sortie de la liste grise est un objectif stratégique, au croisement de la restauration de notre crédibilité financière internationale et de l’amélioration du climat des affaires ».
La réunion a évalué aussi l’efficacité opérationnelle du dispositif national avec le renforcement du cadre législatif (notamment la loi n° 25/048 du 1er juillet); l’augmentation du nombre d’enquêtes et de poursuites en matière de blanchiment de capitaux; ainsi que l’intensification des contrôles basés sur les risques par les autorités de supervision (BCC, ARCA).

Le Gouvernement se prépare désormais pour la réunion en face-à-face prévue en Namibie en avril prochain, au cours de laquelle les trois actions résiduelles, portant sur l’effectivité des sanctions et les contrôles opérationnels, seront présentées. Le ministre des Finances a annoncé l’adhésion prochaine de la RDC au Groupe Egmont, prévue pour juin 2026, pour faciliter l’échange international de renseignements financiers, ainsi que l’intégration à l’ESAAMLG, afin de renforcer la stature régionale de la RDC.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Six présumés criminels interpellés par la Police nationale congolaise à Selembao, deux en fuite

Les services de sécurité poursuivent la traque des criminels à l’origine de l’insécurité persistante dans la ville-province de Kinshasa. Braquages, enlèvements et tueries continuent d’inquiéter la population. Jeudi 19 mars 2026, vers 22 heures, des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) ont interpellé six présumés criminels dans un débit de boisson du quartier Badiadingi, dans la commune de Selembao. Deux autres suspects ont réussi à prendre la fuite. Selon des témoins contactés par Netic News, une importante cache d’armes de grand calibre, des tenues de la Police et des FARDC ainsi que du matériel destiné à forcer des serrures ont été retrouvés à bord de leur véhicule.

D’après les mêmes sources, l’opération fait suite à des renseignements recueillis plus tôt dans la journée. Vers 16 heures, deux individus s’étaient installés dans un débit de boisson du même quartier, avant d’être rejoints par quatre autres personnes. Les suspects auraient été en train de discuter du partage d’une somme d’argent, probablement issue d’un acte criminel. Alertée, la Police a investi les lieux avec l’appui d’un individu déjà appréhendé les jours précédents et qui aurait servi d’appât pour faciliter l’arrestation.

À ce stade, les autorités indiquent que l’enquête se poursuit afin d’établir d’éventuels liens entre ces interpellations et un braquage signalé récemment à l’arrêt Libulu, toujours dans la commune de Selembao, devant un supermarché. Les résultats des investigations devraient permettre de clarifier les responsabilités de chacun.

Rodriguez Kikamba

UNISIC : Patrick Muyaya et Marie-Thérèse Sombo soutiennent le plan stratégique de développement de l’université

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a pris part, jeudi 19 mars 2026, à la présentation officielle du plan stratégique de développement de l’Université des sciences de l’information et de la communication (UNISIC), à Kinshasa. Organisée au sein de l’établissement, la cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et innovation, Marie-Thérèse Sombo. Ce moment, à forte portée institutionnelle, marque une nouvelle étape dans l’évolution de cette université spécialisée dans les sciences de l’information et de la communication.

Dans son intervention, Patrick Muyaya a plaidé pour un partenariat renforcé entre l’UNISIC et les médias publics, notamment la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC) et l’Agence congolaise de presse (ACP), afin d’offrir aux étudiants des stages et des immersions professionnelles. Se présentant comme alumni de l’ancien IFASIC, il a également annoncé son intention d’appuyer la création d’un studio moderne de radio-télévision au sein de l’université pour renforcer la formation pratique. De son côté, Marie-Thérèse Sombo a salué une initiative inscrite dans la vision nationale d’investissement dans le savoir, appelant à une mise en œuvre rigoureuse et inclusive du plan, notamment à travers des mécanismes favorisant l’accès des personnes vivant avec handicap à l’enseignement supérieur.

À travers ce plan stratégique, l’UNISIC ambitionne de se positionner comme une université de référence en Afrique dans son domaine. Le document met l’accent sur le renforcement du leadership académique, l’amélioration des standards administratifs et scientifiques ainsi que sur la promotion d’une production intellectuelle innovante. L’établissement entend ainsi moderniser ses méthodes pédagogiques, développer les compétences pratiques des étudiants et accroître l’employabilité de ses diplômés, dans un contexte où la maîtrise de l’information et de la communication constitue un enjeu majeur pour la République démocratique du Congo.

Gilbert Ngonga

Kinshasa : Le tronçon Kianza–By-pass de l’avenue Lumumba exécuté à 70 %, livraison attendue en juin

Les travaux de réhabilitation de l’avenue Lumumba, sur le tronçon Kianza–By-pass dans la commune de Ngaba à Kinshasa, ont atteint un taux d’exécution de 70 %.Lancé en 2025 et financé par l’Hôtel de Ville, ce projet vise à améliorer significativement la circulation sur cet axe stratégique, souvent confronté à des embouteillages.

Sous la supervision du bureau d’études BM, le chantier progresse conformément au calendrier malgré quelques contraintes techniques, a assuré l’ingénieur Trésor Kafi Zengba, chef de chantier qui s’est exprimé à l’agence congolaise de presse. En effet, il convient de préciser que les travaux en cours concernent notamment la modernisation de la chaussée et l’assainissement de la voirie pour garantir une meilleure durabilité.

La fin des travaux est prévue pour juin prochain. Une fois achevé, ce tronçon rénové promet de fluidifier le trafic et de faciliter les déplacements des habitants de Ngaba et des zones environnantes, offrant ainsi un véritable bol d’air aux usagers.

Jérémie Ngunga Léman

Kasaï-Central : Le Vice-gouverneur dément toute implication après la saisie de chanvre à Bena Mande

Les services de sécurité ont intercepté, mercredi 18 mars 2026, plusieurs colis de chanvre au poste de péage de Bena Mande, au niveau du pont Lulua, dans la province du Kasaï-Central. Selon des sources sécuritaires, les convoyeurs de cette marchandise illicite auraient tenté d’échapper au contrôle en usurpant l’identité de certaines autorités provinciales, notamment celle du Vice-gouverneur Job Kuyindama Kandende.

Face à la circulation d’images et d’informations sur les réseaux sociaux, une mise au point officielle précise que l’autorité provinciale n’est « ni de près ni de loin impliquée » dans cette affaire. Le véhicule présenté dans les contenus viraux, immatriculé 0585AA 15, n’appartiendrait pas au Vice-gouverneur, dont les engins officiels sont clairement identifiés. La même source rejette également les allégations selon lesquelles ce dernier aurait bénéficié d’un véhicule issu du projet corridor Kananga–Mbujimayi, ou qu’un de ses proches aurait été appréhendé dans le cadre de cette opération.

Les autorités dénoncent une campagne de désinformation visant à ternir l’image de l’exécutif provincial et à semer la confusion au sein de la population. Une enquête a été ouverte par les services compétents afin d’identifier les auteurs de cette usurpation et de les traduire en justice. Le Vice-gouverneur a, par ailleurs, salué la vigilance des forces de sécurité et appelé les médias ainsi que les habitants, notamment du territoire de Luiza, à faire preuve de prudence face aux fausses informations, rappelant que leur diffusion est sanctionnée par la législation en vigueur en République démocratique du Congo.

Fabrice Kabamba

FONAREV et la Suède saluent les actions de FMMDI

L’ONG Femmes main dans la main pour le développement intégral (FMMDI), dirigée par Nathalie Kambala Luse, a reçu jeudi 19 mars 2026 à Kananga une délégation du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), conduite par sa Directrice Générale adjointe, Emmanuella Nzandi Muderhwa. En visite de terrain, la délégation est venue s’imprégner des initiatives mises en œuvre en faveur des survivantes des violences survenues lors des atrocités de Kamuina Nsapu. À cette occasion, plusieurs activités génératrices de revenus, notamment la pâtisserie, l’agriculture, l’artisanat et la production de jus naturels, ont été présentées.

Les survivantes ont expliqué à leurs hôtes les différentes étapes de leurs réalisations, illustrant les efforts de reconstruction de leur autonomie économique. Impressionnée par ces initiatives, la délégation de FONAREV a encouragé la poursuite de ces actions, tout en saluant l’engagement de FMMDI dans l’accompagnement des femmes victimes de violences. La visite s’est poursuivie au centre de formation en coupe et couture de l’ONG, destiné à l’encadrement des jeunes filles, avant de se rendre dans la commune de Lukonga, à Bena Tshingeji, où un champ communautaire et des activités d’élevage contribuent à la prise en charge des bénéficiaires.

Dans la même journée, la représentante de l’ambassade de Suède en RDC, Ana Santos, a également effectué une visite des différents stands et échangé avec les survivantes ainsi que les organisations féminines locales. À travers cette rencontre, elle a encouragé les initiatives communautaires et recueilli les préoccupations liées à la lutte contre les violences basées sur le genre, notamment le mariage précoce. Cette double visite traduit un intérêt marqué pour les actions locales portées par FMMDI en faveur de la résilience des femmes dans le Kasaï-Central.

Fabrice Kabamba