Adolphe Muzito, président du parti politique Nouvel Élan, déposera sa candidature à l’élection Présidentielle ce samedi 30 septembre à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
L’annonce a été faite ce vendredi 29 septembre au cours d’un congrès extraordinaire organisé à Bibwa, dans la commune de la Nsele, que son parti a porté son choix sur sa personne afin de se présenter à l’élection Présidentielle prévue au mois de décembre prochain.
Au cours de ce même congrès, Adolphe Muzito a présenté son programme politique axé sur 25 systèmes qui se présentent comme suit:
La titrisation de terres des communautés locales avec comme conséquence la révision de la Constitution et de la Loi foncière ;
L’ouverture du capital des entreprises minières en faveur aussi bien de l’Etat que des provinces ainsi que des communautés locales traditionnelles ;
La répartition équitable des revenus des ressources naturelles entre l’Etat, les provinces et les communautés locales ;
La préconisation d’une nouvelle clé de répartition des ressources internes de l’Etat, entre celui-ci et les provinces, respectivement à 40% pour l’Etat, 50% pour les provinces et 10% pour le fond de péréquation en faveur des provinces défavorisées, provinces dites pauvres. Ici il y a préconisation par le Candidat Président de la révision de la Constitution ;
La proposition de la révision de la Constitution pour passer du régime semi-présidentiel au régime parlementaire, avec un Président de la République élu au second degré, appartenant à la coalition de la majorité parlementaire;
La mobilisation des ressources extérieures, par un endettement massif au profit de l’Etat et des provinces, à un taux minimal de 30% et maximal de 50% du PIB, pour financer les infrastructures de base ci-après :
– Les barrages électriques,
– L’adduction d’eau potable,
– La construction des routes, des aéroports, des ponts, de rails,…) ;
L’augmentation des ressources de FONER au profit des routes de dessertes agricoles ;
L’affectation de 5% du Budget à l’armée et aux services de sécurité pour la défense et la sécurité du territoire national ;
La monétarisation de l’économie par une forte bancarisation à travers toutes les provinces grâce à une subvention de l’Etat au profit des banques commerciales ;
La mise en place d’une politique gouvernementale visant à passer d’un taux de croissance à un chiffre à celui de deux chiffres ainsi que d’une pression fiscale de 15% à 20% ;
La mise en place d’une politique visant à réduire le taux d’intérêt de 25% à 10% ;
L’augmentation de la part de la production agricole dans la croissance du PIB, grâce à une politique d’incitation de l’activité rurale et agricole (monde paysan) ;
L’augmentation du volume des exportations agricoles dans la balance commerciale du pays ;
La mise en place un plan de modernisation des villes et des communes rurales par le lancement d’un programme de voirie et des logements sociaux;
L’amélioration des salaires des :
– Enseignants : Mettre fin à la discrimination de barèmes de paie dans l’enseignement entre les chefs lieux de provinces, les autres villes ainsi que le monde rural ;
– Professeurs d’université et autres catégories scientifiques et technique ;
– Magistrats ;
– Médecins et de l’ensemble des Fonctionnaires;
Du point de vue de la coopération sous régionale : relancer les communautés sous-régionales à l’Est, à l’Ouest, au Nord et au Sud de la RDC, pour une exploitation commune de nos ressources frontalières de manière à bannir l’exploitation unilatérale ou frauduleuse des ressources naturelles par les voisins ;
Prendre une mesure garantissant la répartition équitable des ressources budgétaires au profit de trois pouvoirs : Exécutif, Législatif et Judiciaire. Il s’agit du budget du fonctionnement et du budget de rémunération ;
Subventionner la presse, les syndicats des travailleurs, les partis politiques, ONG et églises ;
Ouvrir le capital des installations sportives et culturelles au profit des clubs sportifs et des entreprises culturelles ;
Augmenter le PIB de la République par la transformation sur place des produits miniers et autres;
Affecter les économies à réaliser sur le coût des élections au profit des salaires (EPST, Santé et professionnels de santé, Professeurs d’université et Personnels scientifiques et techniques, Médecins, magistrats;
Redimensionner les entreprises du portefeuille actuel et ouvrir le capital des nouvelles entreprises au profit des investisseurs privés. ;
La mobilisation et l’affectation de la créance de 3 milliards $US de l’Etat Congolais sur les entreprises chinoises à la construction des infrastructures, telle que cautionnée par le Gouvernement Chinois ainsi que la renégociation de la valeur de la mine affectée à la SICOMINES ;
La prise des mesures visant la croissance du PIB en vue de la sortie du citoyen congolais du seuil de pauvreté de 2,5$US par jour par habitant ;
La construction d’un mur de séparation entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC.
Rappelons que Adolphe Muzito avait eu un tête-à-tête avec le président de la CENI, Denis Kadima, sur le déroulement du processus électoral.
Bienvenu Musoy