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RDC : le FPCN réaffirme son soutien à une révision constitutionnelle et appelle à la ratification des Accords de Washington

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Réuni le samedi 14 mars 2026 à Kinshasa autour de son Président national, le professeur Claude Nyamugabo Bazibuhe, le Bureau politique du Front pour un Congo Nouveau (FPCN), parti membre de l’Union sacrée de la Nation, a rendu publique une déclaration centrée sur l’évolution de la situation politique nationale. Le parti dit suivre avec attention le débat relatif à l’avenir de la Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée en 2011, et rappelle avoir été parmi les premières formations politiques de la majorité à se prononcer sur cette question. Il réitère son soutien à toute initiative visant à adapter la Loi fondamentale aux réalités actuelles du pays, près de vingt ans après son adoption.

Dans sa déclaration, le FPCN se désolidarise des acteurs politiques qui considèrent la Constitution actuelle comme intangible et affirme soutenir la démarche du Président de la République, Félix Tshisekedi, appelant à des réflexions approfondies sur son avenir. Le parti invoque le principe de souveraineté populaire consacré par l’article 5 de la Constitution pour justifier l’ouverture d’un débat national sur d’éventuelles réformes institutionnelles. Selon le Bureau politique, cette dynamique s’inscrit dans une logique d’adaptation des institutions aux défis contemporains de la République démocratique du Congo.

Par ailleurs, le FPCN a salué les avancées diplomatiques enregistrées par le Chef de l’État, notamment dans la perspective du retour définitif de la paix dans l’Est du pays et la signature des Accords de Washington. Il a exhorté les députés nationaux et les sénateurs à ratifier en priorité ces accords lors de la prochaine session parlementaire. Le parti a également exprimé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour leurs actions sur le terrain et réaffirmé son engagement aux côtés du Président de la République pour la défense de l’unité nationale et des intérêts supérieurs du peuple congolais.

Gilbert Ngonga

RDC : l’IGF dément toute publication sur les résultats de l’audit de la paie des agents de l’État

L’Inspection générale des finances (IGF) a démenti toute publication annonçant les résultats de l’audit de la paie des agents de l’État. Dans un communiqué consulté ce samedi 14 mars 2026 par notre rédaction, cette institution indique n’avoir publié ni autorisé la diffusion d’un quelconque document relatif aux conclusions de cette mission d’audit.

Selon l’IGF, la mission d’audit de l’état liquidatif, diligentée par le gouvernement sur instruction du président de la République, Félix Tshisekedi, est toujours en cours d’exécution et n’a pas encore été clôturée. Par conséquent, aucune conclusion officielle n’a, à ce stade, été rendue publique.

L’Inspection générale des finances invite ainsi l’opinion publique ainsi que les médias à s’en tenir exclusivement à la communication officielle qui sera faite, en temps opportun, par le gouvernement de la République sur la base du rapport final de cette mission.

Blanchi Lungala M.

Sécurité à Kinshasa : le président Tshisekedi préoccupé par la spirale de la criminalité

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exprimé son inquiétude face à la résurgence des enlèvements et des attaques nocturnes signalées à Kinshasa. Cette préoccupation a été évoquée lors de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres, selon le compte rendu lu à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Selon le gouvernement, le chef de l’État a été saisi des nombreuses plaintes de la population faisant état d’une recrudescence des enlèvements dans la capitale. À ces actes s’ajoutent des attaques nocturnes perpétrées par des bandits armés dans certaines résidences, une situation qui alimente un climat d’insécurité et de peur parmi les habitants.

« Au-delà de la détresse profonde qu’ils impliquent pour les familles directement touchées, ces agissements criminels alimentent un climat de psychose au sein de la population, fragilisent le sentiment de sécurité collective, perturbent les activités économiques et sociales et portent gravement atteinte à l’autorité de l’État ainsi qu’à la confiance des citoyens dans les institutions chargées de garantir leur protection », a déclaré Patrick Muyaya en lisant le compte rendu du Conseil des ministres.

*Fulgence Mavula*

RDC : Doudou Fwamba souligne la baisse des prix et la stabilité économique grâce aux réformes financières

Le Ministre des Finances de la République démocratique du Congo, Doudou Fwamba, a répondu aux critiques sur un éventuel « mirage macroéconomique », la pression fiscale ou la dépendance extérieure, lors d’un entretien exclusif accordé vendredi 13 mars 2026 à Geopolis. L’argentier national a présenté un bilan détaillé des réformes mises en œuvre depuis 2024, portant sur la maîtrise de l’inflation, la stabilité monétaire, la gestion de la masse salariale, les réformes fiscales et budgétaires, la lutte contre le blanchiment des capitaux, ainsi que la stratégie d’accès aux marchés internationaux. Selon lui, ces mesures ont permis une baisse significative des prix des biens sur le marché, malgré le contexte sécuritaire difficile.

Doudou Fwamba a précisé que de 2024 à 2026, l’inflation a été progressivement réduite, passant à 11,7 % fin 2024, avec une dépréciation de la monnaie cumulée de 0,9 %. Fin 2025, l’inflation est tombée à 2,3 %, accompagnée d’une forte appréciation du franc congolais grâce à l’action de la Banque Centrale sur le coefficient de réserve obligatoire. Ces résultats, selon le ministre, illustrent la robustesse de l’économie nationale et la capacité du gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des citoyens tout en favorisant la création d’emplois dans le cadre du PAG 2024-2028, avec une croissance économique estimée à 5,6 % pour 2026.

Le Ministre a également salué l’amélioration de la gouvernance des finances publiques, qui a permis une meilleure consommation des crédits budgétaires alloués aux secteurs prioritaires tels que la Santé, l’Éducation, l’Agriculture, les Infrastructures et la Défense nationale. Attendue depuis quatorze ans, cette réforme contribue désormais à l’augmentation du nombre de salles de classe, de kilomètres de routes et au renforcement de la sécurité nationale, offrant ainsi un cadre plus favorable au développement économique et social du pays.

Blanchi Lungala M

RDC : le gouvernement évoque un nouveau front sécuritaire dans le Haut-Katanga

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a alerté sur l’émergence d’un mouvement insurrectionnel dans la partie sud-est du pays, assimilé à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23), avec un lien probable avec le groupe armé Bakata Katanga. Cette information ressort du compte rendu de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres consulté samedi par Netic-news.net. D’après le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette situation survient alors que les Forces armées de la République démocratique du Congo continuent de contenir les attaques menées par la coalition CRP-Zaïre dans la province de Ituri.

Selon Patrick Muyaya, cette dynamique se manifeste notamment par des incursions signalées dans le Haut-Katanga, en particulier au quartier général du Parc national d’Upemba ainsi que dans la localité de Lusinda. Il a également affirmé que, malgré ce qu’il qualifie d’« intoxication » de la coalition d’agression rwandaise visant à se soustraire aux accords de cessez-le-feu, les forces congolaises restent déterminées à défendre l’intégrité territoriale dans le respect du droit international humanitaire.

Par ailleurs, le vice-premier ministre en charge de la Défense nationale a indiqué que la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu reste marquée par la relance d’actions offensives attribuées à l’armée rwandaise, après les revers subis par les troupes de l’AFC-M23 face aux Forces armées de la République démocratique du Congo, notamment dans le territoire de Masisi et dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga.

*Fulgence Mavula*

Kasaï-Central : une veuve abattue et un enseignant poignardé, la CLP tire la sonnette d’alarme

La coordination du comité local d’alerte sur les cas de protection des défenseurs des droits humains (DDH) à Demba condamnent avec fermeté deux récents actes de violence ayant coûté la vie à des habitants de la région.

D’après les informations livrées ce samedi 14 mars 2026 par Marcel Masanka point-focal de ce comité, le premier incident s’est produit dans le secteur de Muanza Ngoma, groupement Lomba, village Tshikombo, où une veuve a été abattue en brousse jusqu’à son dernier souffle. Selon les premiers éléments, le motif de ce crime serait lié à quelques carottes de manioc que la victime aurait déterrées dans le champ d’un voisin pour pallier la famine.

Le second acte de violence a été enregistré dans le secteur de Tshibungu, groupement Ndumbi wa Tshiamala, village Tshinanga, où un jeune enseignant a été poignardé à mort, entraînant sa disparition tragique.

Face à ces événements, la CLP de Demba exhorte les autorités judiciaires à « faire sérieusement leur travail » et à diligenter des enquêtes approfondies afin d’identifier les auteurs et de prévenir toute répétition de tels drames dans la région. Ces incidents mettent en lumière la vulnérabilité des populations locales et l’urgence d’un renforcement de la sécurité dans les zones rurales du Kasaï-Central.

Fabrice Kabamba

Sud-Kivu : un homme âgé de 37 ans affirme avoir été victime d’un “vol de sexe” à Bagira

Un homme d’environ 37 ans, récemment marié et boulanger de profession, affirme avoir perdu son organe génital dans la nuit du 12 mars 2026 dans la commune de Bagira, quartier Lumumba, à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. L’incident se serait produit alors qu’il rentrait chez lui. Selon des témoignages recueillis sur place, les voisins auraient interpellé un présumé suspect accusé d’être à l’origine de cet acte présenté comme mystique. Sous la pression de la population, l’homme aurait été contraint de “rendre” l’organe supposément volé. La victime affirme avoir ensuite retrouvé un état normal.

La famille de la victime indique également avoir conduit l’homme dans une chambre de prière de la place où des séances de prière ont été organisées. D’après les proches, des invocations spirituelles auraient été faites au nom du Saint-Esprit avant que la situation ne s’améliore. La victime, qui a requis l’anonymat, parle d’un phénomène qu’elle qualifie de mystérieux et affirme que certains individus seraient impliqués dans des pratiques visant à soutirer de l’argent aux victimes. Elle évoque notamment une somme de 350 000 francs congolais qui serait exigée dans certains cas.

Ces derniers temps, des rumeurs similaires circulent dans plusieurs localités de l’Est du pays, notamment dans le territoire de Mwenga, à Uvira ainsi que dans la ville de Bukavu. Toutefois, aucune confirmation officielle des autorités locales ou des services de sécurité n’a, pour l’instant, été communiquée concernant l’existence d’un réseau organisé de “vol d’organes génitaux”. Face à ce type d’allégations, des sources locales appellent la population au calme et recommandent de privilégier le recours aux autorités compétentes afin d’éviter les violences populaires contre des personnes soupçonnées.

Jamely Timothée Kayembe

Carburant en RDC : le gouvernement garantit des stocks suffisants jusqu’en juin

La ministre des Hydrocarbures a assuré que l’approvisionnement national en produits pétroliers reste stable en République démocratique du Congo.

Cette assurance a été donnée lors de la 82ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue vendredi à Kinshasa.Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, la situation actuelle est globalement maîtrisée. Les stocks disponibles permettraient de couvrir les besoins du pays jusqu’au mois de juin prochain.

Il a également indiqué que plusieurs navires transportant des cargaisons de carburant sont attendus dans les prochaines semaines. Ces arrivées devraient renforcer les réserves et garantir la continuité de la distribution sur le marché intérieur.

Jérémie Ngunga Léman

Kongo-Central : Cinq criminels tombés dans le filet de la Police à Sekebanza

La Police nationale Congolais, a arrêté, vendredi 13 mars 2026, cinq criminels, dans le territoire de Sekebanza au Kongo-Central. Ils sont accusés de vol à mains armés et d’extorcions dans la cité de Kinzamvete. Ils ont été arrêtés après plusieurs mois de recherche, avant d’être transférés à Matadi pour être présenter devant leur juge naturel et purger leur peine. Selon Gaston Diatu, membre de la Société civile de Matadi, il ne se passe pas une nuit sans un cas d’attaque dans des maisons d’habitation ou des commerces par des bandits à mains armées.

Ces attaques s’accompagnent de menaces de mort et de kidnapping en cas de résistance. Plusieurs victimes ont été blessées par la machette. Plusieurs de ces victimes sont encore internées dans des structures sanitaires de la place. Il y a une semaine à peine, trois convois de véhicules en partance de Kinshasa pour la frontière de Lufu, entre la RDC et l’Angola, avaient été attaqués dans la nuit de dimanche à lundi 2 mars 2026, dans le territoire de Songololo, toujours dans la province du Kongo-Central. C’est l’administrateur adjoint du territoire, Roger Mbuyi, qui livrait l’information.

Selon lui, il y avait une complicité locale avec les jeunes du coin qui fournissaient des renseignements aux assaillants. Ces attaques se passent souvent vers 3 heures du matin, au niveau de Vuvamu, non loin de l’entrée de Lufu. L’intervention des autorités est souvent tardive, le territoire ne disposant que d’une seule jeep pour les opérations de sécurité. Toujours dans le Kongo-Central, les habitants de la ville de Boma dénoncent également la persistance de l’insécurité, qui pousse la population à se faire justice.

Rodriguez Kikamba

Football : la pépite Ezechiel Banzuzi dit oui à la RDC

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Le milieu de terrain d’origine congolaise Ezechiel Banzuzi a officiellement choisi de représenter la République démocratique du Congo sur la scène internationale. Une décision qui marque un tournant dans la carrière de ce jeune talent formé aux Pays-Bas et considéré comme l’un des espoirs prometteurs du football européen. En optant pour la RDC, Banzuzi renforce davantage le vivier des jeunes talents susceptibles de porter les couleurs nationales dans les années à venir.

Dans la foulée de ce choix, le sélectionneur des Léopards U23 Guy Bukasa a décidé de convoquer le joueur pour prendre part au prochain stage de préparation de l’équipe espoir. Ce regroupement se tiendra en Algérie du 23 au 31 mars et permettra au staff technique d’évaluer le potentiel du milieu de terrain au sein du groupe, dans l’optique de renforcer la compétitivité de la sélection congolaise.

L’arrivée de Ezechiel Banzuzi au sein des Léopards U23 est perçue comme une excellente nouvelle pour le football congolais. Doté d’un profil moderne et d’une solide expérience acquise en Europe, le jeune joueur pourrait rapidement devenir une pièce importante du dispositif de Guy Bukasa, alors que la République démocratique du Congo poursuit sa politique d’intégration de talents issus de la diaspora. Rappelons que Banzuzi joue au RB Leipzig (Allemagne) en première division.

Voldy Matiafu