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Nord-Kivu : Le bilan de l’éboulement de Rubaya explose, plus de 200 morts annoncés

Plus de 200 personnes ont perdu la vie mercredi 3 mars à Rubaya, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, à la suite d’un éboulement d’une extrême gravité survenu sur des sites d’exploitation minière. L’information a été rendue publique par le ministère des Mines dans un communiqué consulté ce jeudi par notre rédaction. Parmi les victimes figureraient environ 70 enfants mineurs, selon la même source officielle.

Dans son communiqué, le ministère des Mines indique que cet éboulement dramatique est survenu après des pluies diluviennes exceptionnelles qui ont provoqué un important glissement de terrain. Les masses de terre ont enseveli plusieurs galeries minières où se trouvaient des exploitants artisanaux au moment du drame, aggravant considérablement le bilan humain.

Les opérations de secours restent particulièrement difficiles dans cette zone de Rubaya, actuellement sous occupation de la rébellion AFC/M23. Les conditions sécuritaires et l’ampleur des dégâts compliquent toute intervention rapide pour tenter de retrouver d’éventuels survivants coincés sous la boue et les décombres.

Gilbert Ngonga

RDC : La CENCO appelle les religieux à devenir des artisans de paix et des défenseurs de la dignité humaine

Les évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) ont lancé un appel aux personnes consacrées à s’engager davantage pour la paix et la cohésion sociale en République démocratique du Congo. Cet appel est contenu dans une exhortation intitulée « Témoins de l’Espérance et Artisans de Synodalité », publiée à l’occasion de la clôture de l’année jubilaire lors de la 63ᵉ Assemblée plénière de l’Église catholique congolaise. Les évêques invitent les religieux et religieuses à privilégier l’écoute, le partage et la solidarité dans l’accomplissement de leur mission pastorale.

Selon Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, les personnes consacrées ont une responsabilité particulière dans le contexte actuel du pays. Il a rappelé qu’elles sont appelées à « réveiller le monde afin qu’il prenne conscience de la présence du Christ », tout en demeurant le « sel et la lumière » pour la société congolaise. Les évêques ont également salué l’engagement de nombreux religieux et religieuses qui travaillent dans des zones marquées par les conflits et l’insécurité, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’assistance aux populations vulnérables.

Face aux défis que traverse le pays, la CENCO exhorte les consacrés à contribuer activement au pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble. Pour Donatien Nshole, la synodalité implique de passer du « faire pour le peuple » au « faire avec le peuple », en devenant la voix des sans-voix face aux injustices, à la corruption et à l’exploitation des ressources. Les religieux et religieuses sont ainsi appelés à accompagner le peuple congolais dans sa quête d’unité et à défendre la dignité humaine partout où elle est menacée.

Gilbert Ngonga

Arusha : Floribert Anzuluni intensifie l’offensive diplomatique de la RDC au sein de l’EAC

Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a tenu jeudi 5 mars plusieurs rencontres bilatérales avec des responsables diplomatiques de la région à Arusha, en Tanzanie. Ces échanges ont eu lieu en marge de la 59ᵉ réunion extraordinaire du Conseil des ministres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).

Au cours de cette série d’entretiens, le ministre congolais s’est notamment entretenu avec le chef de la diplomatie tanzanienne, Mahmoud Thabit Kombo, ainsi qu’avec John Mulimba, ministre ougandais des Affaires étrangères chargé de la coopération régionale. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, en particulier la coopération régionale et le renforcement des relations bilatérales entre les pays concernés.

« Il s’agit des rencontres qui se tiennent en marge de la réunion du Conseil des ministres. Nous avons échangé avec chaque homologue sur les questions d’intérêt commun entre nos pays », a déclaré Floribert Anzuluni à l’issue de ces échanges diplomatiques.

Ces consultations s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à consolider la collaboration entre les États membres de la Communauté d’Afrique de l’Est.

Fulgence Mavula

Crise humanitaire en RDC : Kinshasa sollicite 1,4 milliard USD pour répondre à l’urgence et préparer le retour des réfugiés

La République démocratique du Congo a besoin d’environ 1,4 milliard de dollars américains pour faire face aux besoins humanitaires urgents en 2026. L’annonce a été faite mercredi 4 mars par Eve Bazaiba, ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale. Cette estimation concerne l’ensemble des besoins humanitaires dans le pays, à l’exception des dernières vagues de réfugiés congolais arrivés au Burundi en décembre dernier.

S’agissant justement de ces réfugiés, la ministre a indiqué qu’environ 250.000 Congolais se trouvent actuellement au Burundi, répartis dans sept sites d’accueil. Selon elle, l’amélioration progressive de la situation sécuritaire à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, pourrait permettre d’envisager leur retour volontaire. Dans cette perspective, une réunion tripartite entre le gouvernement congolais, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les autorités burundaises devrait se tenir prochainement afin d’organiser ce processus.

La ministre a précisé que le gouvernement congolais travaille déjà à la mise en place de structures d’accueil pour accompagner les personnes qui décideront de rentrer volontairement. Des milliers de Congolais avaient fui Uvira en décembre 2025 après l’avancée des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars. Depuis le début de l’année 2026, plus de 74.000 nouveaux déplacés ont été enregistrés, portant à près de 6,47 millions le nombre total de déplacés internes dans le pays, dont 51 % de femmes, alors que 76 % des déplacements sont liés aux attaques et aux affrontements armés.

Rodriguez Kikamba

RDC-Royaume-Uni : Kinshasa se dote d’une Chambre de commerce pour accélérer les échanges économiques

La République démocratique du Congo et le Royaume-Uni franchissent une nouvelle étape dans leur coopération économique. La Chambre de commerce Royaume-Uni–RDC a été officiellement lancée le mercredi 4 mars à Kinshasa par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya. La cérémonie s’est déroulée en présence de diplomates ainsi que de représentants des secteurs public et privé, selon une note publiée ce jeudi 5 mars par le ministère du Commerce extérieur. Cette structure vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays, dans la continuité du partenariat économique conclu le 25 novembre dernier, qui permet à près de 99,8 % des produits « made in DRC », notamment le cacao, le café et les épices, d’accéder au marché britannique sans droits de douane.

À cette occasion, le gouvernement congolais a également exprimé plusieurs attentes pour consolider cette coopération. Kinshasa souhaite notamment l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Londres et la capitale congolaise par la compagnie British Airways, ainsi qu’une présence accrue des entreprises britanniques en RDC. Les autorités espèrent aussi bénéficier d’un appui dans la transformation locale des ressources naturelles, le transfert de compétences et la formation des producteurs congolais afin qu’ils puissent respecter les normes exigées sur le marché britannique et devenir plus compétitifs.

Les responsables britanniques présents ont salué cette initiative. Le chargé d’affaires de l’ambassade du Royaume-Uni en RDC, Peter Fernandez Cardy, a estimé que cette chambre de commerce permettra de consolider le partenariat stratégique entre les deux pays et de soutenir la croissance économique au bénéfice de la population congolaise. De son côté, le commissaire britannique adjoint pour l’Afrique, Ben Ainsley, a reconnu les efforts fournis par la RDC pour améliorer le climat des affaires, tout en assurant que son pays accompagnera Kinshasa dans la transformation locale de ses ressources naturelles. Les promoteurs de cette structure annoncent par ailleurs l’organisation prochaine de forums d’affaires et la mise en place de plateformes de communication pour faciliter les échanges entre opérateurs économiques des deux pays.

Charles Mapinduzi

RDC : Défendre l’intangibilité de la Constitution est-il devenu un acte d’opposition sous Félix Tshisekedi ?

Depuis quelques jours, le débat autour de la Constitution occupe de nouveau la scène politique en République démocratique du Congo. Plusieurs proches du pouvoir évoquent ouvertement la possibilité de modifier la loi fondamentale de février 2006. Pourtant, pendant de nombreuses années, cette même Constitution était présentée comme un texte presque sacré par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), aujourd’hui au pouvoir. À l’époque, défendre ce texte était considéré comme un combat pour la démocratie et pour l’alternance politique.

Il convient de rappeler que lorsque l’ancien président Joseph Kabila était accusé de vouloir prolonger son mandat au-delà des limites constitutionnelles, l’UDPS s’était placée en première ligne pour empêcher toute modification de la Constitution. Des manifestations avaient été organisées dans plusieurs villes du pays, et certains militants avaient même perdu la vie dans ce combat. Pour les dirigeants de ce parti, la Constitution de février 2006 représentait alors l’un des meilleurs textes juridiques que le pays ait connus depuis l’indépendance de la République démocratique du Congo en 1960.

Cependant, depuis le début du second mandat du président Félix Tshisekedi, le discours semble avoir évolué. Le chef de l’État a, à plusieurs reprises, critiqué certains aspects de la Constitution. Dans ses interventions publiques, il a laissé entendre que ce texte devrait être révisé afin de corriger ce qu’il considère comme des faiblesses institutionnelles, évoquant notamment une Constitution qui aurait été rédigée à l’étranger par des acteurs extérieurs.

Au sein de son camp politique, plusieurs responsables soutiennent désormais ouvertement l’idée d’un changement constitutionnel. Selon eux, une nouvelle architecture institutionnelle permettrait de mieux organiser le fonctionnement de l’État et d’améliorer la gouvernance.

Toutefois, pour une partie de l’opposition et pour certains observateurs, ce projet pourrait dissimuler une autre ambition : celle d’ouvrir la voie à une quatrième République qui permettrait au président de prolonger son maintien au pouvoir. Dans un pays où la question de l’alternance reste particulièrement sensible, ce débat suscite de nombreuses inquiétudes.

La guerre persistante dans l’est du pays, notamment face à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), a partiellement relégué cette question au second plan. Mais plusieurs analystes estiment que sans cette crise sécuritaire, la question de la réforme constitutionnelle aurait déjà occupé une place encore plus centrale dans la vie politique nationale.

Dans ce climat politique tendu, une situation paradoxale semble émerger dans le débat public : certains responsables politiques ou citoyens qui rappellent simplement la nécessité de respecter la Constitution se retrouvent aujourd’hui vivement critiqués, voire accusés d’être des infiltrés.

Le cas récent du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, en constitue une illustration. Lors d’un point de presse tenu à Kinshasa le mercredi 4 mars dernier, il a rappelé un principe simple : la Constitution doit être respectée. Une position qui, dans un État de droit, paraît pourtant tout à fait normale.

Malgré cela, sa déclaration a rapidement provoqué une vague de réactions hostiles de la part de certains partisans du président de la République et de figures proches du pouvoir.

Sur les réseaux sociaux et dans certains discours politiques, Modeste Bahati Lukwebo a été accusé d’être un infiltré ou même d’avoir des origines rwandaises. Dans le contexte actuel de la guerre dans l’est du pays, une telle accusation est particulièrement lourde de sens. Certains militants sont même allés jusqu’à réclamer sa destitution de ses fonctions au Sénat.

Cette situation soulève une question importante pour la démocratie congolaise : peut-on aujourd’hui défendre l’intangibilité de la Constitution sans être immédiatement suspecté d’hostilité envers le régime en place, même lorsqu’on occupe de hautes responsabilités au sein des institutions du pays ?

Plusieurs acteurs politiques rappellent pourtant que ce combat n’est pas nouveau dans l’histoire récente du pays. Des figures politiques comme Moïse Katumbi ou Vital Kamerhe avaient également défendu le respect de la Constitution lorsque cette question s’était posée sous le régime de Joseph Kabila. À l’époque, ces prises de position n’étaient pas perçues comme une trahison nationale, mais plutôt comme une défense légitime des principes républicains.

Le paradoxe actuel apparaît donc frappant : ce qui était hier considéré comme un acte de patriotisme est aujourd’hui interprété par certains comme une posture d’opposition politique.

Dans un tel contexte, le débat constitutionnel risque de devenir un terrain de confrontation permanente entre les différentes forces politiques du pays. Or, dans toute démocratie, la Constitution est censée constituer le socle qui protège les institutions et garantit l’équilibre des pouvoirs. Elle n’appartient ni à un président, ni à un parti politique, mais à l’ensemble de la nation.

La question posée aujourd’hui dépasse donc largement la polémique autour de Modeste Bahati Lukwebo. Elle touche au fonctionnement même de la démocratie congolaise : rappeler les principes de la Constitution peut-il être considéré comme une attaque contre le pouvoir ?

Dans une démocratie stable, la réponse devrait être évidente. Défendre la Constitution ne devrait jamais être un crime. Au contraire, c’est souvent le signe que les institutions disposent encore de citoyens et de responsables politiques prêts à protéger les fondements de la République plutôt que leurs intérêts personnels.

Charles Mapinduzi

RDC : Le Conseil d’État fixe les règles du jeu pour la sous-traitance

Le Conseil d’État de la République démocratique du Congo a rappelé mercredi 4 Février que la réglementation de la sous-traitance relève exclusivement du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises de la RDC, conformément au cadre légal en vigueur. Cette mission est exercée à travers l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP), organe chargé de veiller à l’application de la loi dans ce domaine.

Saisi pour interpréter certains textes réglementaires, le Conseil d’État recommande toutefois une meilleure coordination entre les différents ministères impliqués. L’objectif est de garantir la clarté des compétences institutionnelles et d’assurer une mise en œuvre plus efficace des politiques publiques liées à la sous-traitance.

Cette mise au point renforce les initiatives du gouvernement visant à structurer davantage la sous-traitance en République démocratique du Congo. Elle s’inscrit également dans la vision du chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui ambitionne de promouvoir l’émergence d’une classe moyenne nationale solide.

Jérémie Ngunga Léman

Ituri : Les FARDC mettent la main sur un important arsenal de la milice de Thomas Lubanga

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont découvert, mercredi 4 mars, au village Jingo, dans la chefferie de Mambisa en territoire de Djugu (province de l’Ituri), un arsenal d’armes attribué à la milice Convention pour la Révolution Populaire (CRP), dirigée par l’ancien chef de guerre Thomas Lubanga et alliée au M23-AFC.

Selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des FARDC et du gouverneur militaire de la province, cette découverte est survenue lors d’opérations de ratissage menées par les forces loyalistes dans cette zone régulièrement frappée par l’activisme des groupes armés. Les combattants de la CRP avaient enterré ces armes avant de fuir face à la pression de l’armée.

L’arsenal mis au jour comprenait divers équipements militaires, dont des fusils d’assaut, des mitrailleuses de type PKM, des chargeurs, des magasins de munitions et des explosifs de différents calibres. Cette opération souligne l’engagement des FARDC à neutraliser les poches de résistance armée et à sécuriser la population en Ituri.

Bienvenu Musoy

Finances publiques : L’État mobilise 50,32 millions USD sur le marché financier

Le gouvernement congolais a réussi une nouvelle levée de fonds sur le marché financier local ce mardi 3 mars 2026. Lors d’une adjudication d’Obligations du Trésor libellées en dollars américains, le ministère des Finances a mobilisé 50,32 millions USD, dépassant légèrement l’objectif initial de 50 millions USD. Avec un taux de couverture de 110,66 % (53,32 millions USD de soumissions totales), cette opération démontre la confiance renouvelée des investisseurs envers les titres publics en devises étrangères.

L’attractivité de ces obligations repose sur un taux d’intérêt annuel de 9 %, mais surtout sur la protection qu’elles offrent contre la volatilité du franc congolais. En garantissant le remboursement et les intérêts en dollars, l’État sécurise les investisseurs qui cherchent à préserver leur capital. Ce succès contraste toutefois avec le silence entourant l’émission simultanée de Bons du Trésor en monnaie nationale, qui visait 40 milliards CDF, et dont les résultats n’ont pas encore été communiqués par les autorités financières.

Cette adjudication s’inscrit dans un programme ambitieux de financement intérieur pour le premier trimestre 2026, prévoyant une mobilisation globale de plus de 600 millions USD. Bien que le gouvernement affiche sa volonté de renforcer le financement en monnaie locale avec une cible de 600 milliards CDF, le marché domestique continue de plébisciter massivement le segment dollar. Ce déséquilibre souligne le défi persistant pour les autorités : convaincre les acteurs financiers de parier sur le franc congolais malgré les incertitudes de change.

Guyvenant Misenge

Kinshasa : Un réseau présumé de voleurs de compteurs SNEL démantelé à Kinsuka

Un réseau présumé spécialisé dans le vol de compteurs prépayés de la Société nationale d’électricité (SNEL) a été démantelé dans la nuit du mardi 3 mars à Kinsuka (commune de Ngaliema), à l’issue d’une opération conjointe du comité local de surveillance et de la Police nationale congolaise. L’intervention fait suite à de multiples signalements faisant état de disparitions récurrentes de compteurs dans le quartier, privant de nombreux ménages d’électricité et causant des pertes financières importantes pour les abonnés et pour la SNEL.

Plusieurs suspects ont été interpellés lors de l’opération. Des compteurs prépayés et du matériel présumé utilisé pour le démontage rapide des installations ont été saisis. Les personnes arrêtées ont été transférées aux services compétents pour enquête. Les riverains ont salué la coopération entre structures citoyennes et forces de l’ordre, estimant que l’action envoie un signal fort contre le sabotage des infrastructures électriques. «Ces vols répétés nous plongeaient dans l’obscurité et l’insécurité. Nous espérons que cela dissuadera d’autres malfaiteurs», a déclaré un résident.

La SNEL rappelle que le vol et la destruction d’équipements compromettent les efforts de stabilisation et de modernisation du réseau à Kinshasa et invite la population à signaler tout fait suspect autour des installations électriques.

Jamely Timothée Kayembe