Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), accuse le Parlement congolais de complicité dans ce qu’il qualifie de « dérive autoritaire » en République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue public le e samedi 28 février, le parti dénonce la transformation de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo en « instrument de persécution politique ».
Il pointe du doigt particulièrement le Premier vice-président de la chambre basse, Jean-Claude Tshilumbayi, qu’il accuse d’avoir cautionné des détentions arbitraires et des enlèvements visant des dirigeants et cadres du PPRD. Le parti cite notamment les arrestations d’Aubin Minaku et d’Emmanuel Ramazani Shadary, dénonçant une absence totale de communication judiciaire sur leur situation. Rappelant que le Parlement a pour mission constitutionnelle de contrôler l’exécutif et de défendre les libertés fondamentales, le PPRD estime que cette institution « ne peut se transformer en bouclier de violations des droits humains ».
Face à ce qu’il qualifie de « répression systématique » et de tentative d’instauration d’un régime de parti unique, le parti annonce envisager un recours auprès des instances internationales pour défendre ses membres et appelle le Parlement à revenir à sa mission républicaine. « La démocratie ne se mendie pas : elle se défend », conclut le communiqué, avertissant que si l’arbitraire peut prospérer un temps, l’État de droit finit toujours par s’imposer.
Jamely Timothée Kayembe
