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RDC : Le PPRD met en cause le rôle du Parlement dans l’arrestation de ses cadres

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), accuse le Parlement congolais de complicité dans ce qu’il qualifie de « dérive autoritaire » en République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue public le e samedi 28 février, le parti dénonce la transformation de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo en « instrument de persécution politique ».

Il pointe du doigt particulièrement le Premier vice-président de la chambre basse, Jean-Claude Tshilumbayi, qu’il accuse d’avoir cautionné des détentions arbitraires et des enlèvements visant des dirigeants et cadres du PPRD. Le parti cite notamment les arrestations d’Aubin Minaku et d’Emmanuel Ramazani Shadary, dénonçant une absence totale de communication judiciaire sur leur situation. Rappelant que le Parlement a pour mission constitutionnelle de contrôler l’exécutif et de défendre les libertés fondamentales, le PPRD estime que cette institution « ne peut se transformer en bouclier de violations des droits humains ».

Face à ce qu’il qualifie de « répression systématique » et de tentative d’instauration d’un régime de parti unique, le parti annonce envisager un recours auprès des instances internationales pour défendre ses membres et appelle le Parlement à revenir à sa mission républicaine. « La démocratie ne se mendie pas : elle se défend », conclut le communiqué, avertissant que si l’arbitraire peut prospérer un temps, l’État de droit finit toujours par s’imposer.

Jamely Timothée Kayembe

Développement rural : Le gouverneur du Haut-Uélé appelle à valoriser les terres fertiles de Faradje

En séjour dans le territoire de Faradje, vendredi 27 et samedi 28 février 2026, le gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, a placé l’agriculture au cœur de son message. Face à une population attentive et mobilisée, l’autorité provinciale a lancé un appel fort : faire de la terre un levier de développement durable pour Faradje, pour le Haut-Uele et, au-delà, pour la République démocratique du Congo.

Dans son adresse, le gouverneur a insisté sur le potentiel agricole immense dont regorge le territoire de Faradje. Selon lui, le développement ne viendra pas uniquement des discours, mais surtout du travail de la terre. Ainsi, il a exhorté la population à investir dans les cultures pérennes telles que le café, le cacao, le palmier à huile et autres, considérées comme des filières stratégiques capables de générer des revenus stables sur le long terme.

En outre, le gouverneur a souligné que l’agriculture constitue une voie sûre vers l’autonomisation économique. Pour lui, produire localement, transformer localement et commercialiser localement doivent devenir les piliers d’une nouvelle dynamique économique provinciale. Il a rappelé que Faradje dispose de terres fertiles et d’une main-d’œuvre capable de relever ce défi, à condition d’une organisation rigoureuse et d’un accompagnement technique approprié.

Cette vision s’inscrit dans une logique plus large de diversification de l’économie provinciale. En misant sur les cultures pérennes, le Haut-Uélé pourrait accroître ses exportations, améliorer les conditions de vie des ménages et contribuer efficacement à la souveraineté alimentaire nationale.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : 943,14 milliards de CDF exécutés en procédure d’urgence au T4 2025, soit 10,78% des dépenses publiques

Selon un document officiel du ministère des Finances consulté par notre rédaction, les dépenses publiques exécutées en procédure d’urgence au quatrième trimestre 2025 ont représenté 10,78% du total des dépenses. Le montant global des dépenses pour cette période s’élève à 8.745,06 milliards de francs congolais, dont 943,14 milliards réalisés en urgence. Cette proportion varie fortement selon les mois : 18,50% en octobre, 5,27% en novembre et 10,34% en décembre.

Les dépenses exceptionnelles constituent la majeure partie des montants exécutés en urgence, avec 902,22 milliards de CDF, soit 95,66% du total, dont 881,95 milliards destinés aux opérations sécuritaires dans l’Est du pays. Les dépenses de fonctionnement des institutions représentent, quant à elles, 40,92 milliards CDF, soit 4,34% du total. Hors dépenses sécuritaires, le montant des dépenses en urgence tombe à 0,70%, souligne le ministère. Comparativement, au troisième trimestre 2025, la procédure d’urgence avait concerné 1.449,30 milliards de CDF, en majorité pour des dépenses exceptionnelles.

Ces publications s’inscrivent dans la volonté de renforcer la bonne gouvernance financière et de respecter les engagements pris dans le cadre du programme appuyé par le Fonds monétaire international (FMI). Le ministère des Finances rappelle que la majeure partie des dépenses publiques continue d’être exécutée selon la procédure standard, représentant 89,22% du total, confirmant ainsi un suivi rigoureux des dépenses publiques en République démocratique du Congo.

Gilbert Ngonga

RDC : Le PNEC pose des conditions avant sa participation au dialogue national

Le Parti National pour la Nouvelle Énergie du Congo (PNEC), réuni en session stratégique ce 28 février 2026 à Kinshasa sous la direction de Michel Mwika Banza, a dressé un constat alarmant de la situation sociale du pays. La formation politique dénonce un échec de la gouvernance actuelle, marqué par une inflation galopante et une « déconnexion criante » entre une élite privilégiée et une population luttant pour sa survie. Pour le parti, l’effondrement des services publics et le chômage de la jeunesse témoignent d’une absence de politiques orientées vers l’intérêt général.

Sur le plan politique, le PNEC fustige une dérive autoritaire caractérisée par le harcèlement judiciaire et des tentatives de dissolution de plusieurs formations d’opposition. La déclaration condamne fermement « le musèlement de l’opposition et les pratiques liberticides » qui ont contraint des figures majeures comme Joseph Kabila ou Moïse Katumbi à l’exil. Le parti exprime également sa solidarité envers les détenus d’opinion, réclamant la fin immédiate des procédures qu’il juge purement politiques et arbitraires.

Face à cette impasse, le PNEC réaffirme son adhésion totale à l’initiative de dialogue national inclusif portée par la CENCO et l’ECC. Le parti considère cette médiation religieuse comme une opportunité historique de refonder le pacte républicain et de restaurer la cohésion nationale. Pour le mouvement, ce dialogue n’est pas une simple formalité, mais « la seule voie responsable pour sortir le pays de l’impasse institutionnelle » dans laquelle il s’enfonce dangereusement.

Toutefois, le PNEC a précisé que la participation du parti reste conditionnée par des préalables stricts de décrispation. Parmi ces exigences figurent la libération inconditionnelle des prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites contre les dissidents et le rétablissement de la liberté de circulation pour tous les acteurs sociaux. Le PNEC appelle ainsi la communauté internationale à exercer une vigilance accrue pour garantir la sincérité de ce futur forum national.

Enfin, la direction du parti a lancé un appel solennel au sursaut collectif pour préparer l’avenir de la nation à l’horizon du centenaire de l’indépendance. Cette prise de position intervient dans un climat de fortes tensions politiques, où la recherche d’un consensus national semble être l’unique alternative à la crise multidimensionnelle qui frappe actuellement la République Démocratique du Congo.

Guyvenant Misenge

Mont-Ngafula : Six mois après son lancement, les travaux de la route Matadi-Mayo stagnent

À Mont-Ngafula, rien n’a avancé depuis le lancement des travaux de réhabilitation de la route de Matadi-Mayo, à son croisement avec la route de Matadi, jusqu’à Kimwenza, il y a plus de six mois. Longue de 8 kilomètres, cette route est stratégique pour désenclaver cette partie de la capitale. Pourtant, aucun engin n’a été aperçu sur le terrain depuis l’annonce du kkjjjjjk le projet. Seule une pancarte placée à l’entrée de la route donne des détails sur les travaux, financés par le Bureau central de coordination (BCECO) et exécutés par l’entreprise GMT, pour une durée prévue de 8 mois, sans mention du coût global, information que la population est en droit de connaître.

Sur le terrain, la situation est critique : la route est dans un état de délabrement avancé, avec un important épais de sable qui s’étend de l’entrée jusqu’à l’arrêt de Matadi-Mayo. Le transport y est difficile et nécessite des véhicules tout-terrain, tandis que les motos assurent le transport en commun, à des tarifs arbitraires selon l’humeur des conducteurs. La population subit ainsi un véritable calvaire quotidien pour se déplacer ou transporter ses biens.

Face à cette inertie, les habitants tirent la sonnette d’alarme et réclament le démarrage effectif des travaux de réhabilitation afin de circuler librement et en toute sécurité. La communauté attend désormais une réaction des autorités provinciales et de l’entreprise GMT pour que ce projet, vital pour la mobilité locale, ne reste pas lettre morte.

Rodriguez Kikamba

Zones de santé de Oicha et Beni : Plus de 50 agents de santé retirés de la paie de janvier 2026

Le malaise est profond dans le secteur de la santé, particulièrement dans les zones de santé de Oicha et de Beni ville. En cause : une cinquantaine d’infirmiers prestataires de soins ont été retirés de la liste de paie du mois de janvier 2026.

L’annonce a été faite le samedi 28 février 2026 par Joël Kinzanzu, administrateur gestionnaire de la zone de santé de Oicha. Selon lui, ces prestataires, certains en poste depuis près de 20 ans, se retrouvent sans ressources financières, situation aggravée par la guerre qui dévaste la région depuis plus de 30 ans.

« La raison de cette suppression n’est pas connue, mais nous avons été informés par notre hiérarchie. Or, le salaire constitue la seule motivation pour ces agents et leurs familles. De plus, cet acte administratif ne nous a pas été communiqué », a-t-il expliqué.

Au total, 13 agents de la zone de santé de Oicha et 39 de la zone de santé de Beni sont concernés par cette décision, privée de leur droit légitime au salaire.

Joël Kinzanzu précise que le problème a été porté devant le Parlement. Une lettre a été adressée au président de l’Assemblée nationale, Aimé Bonji, et une rencontre a eu lieu lors de son passage à Beni. Les agents espèrent être réintégrés dans leurs droits une fois la procédure administrative achevée, avant d’annoncer d’éventuelles actions de protestation.

Rodriguez Kikamba

Nord-Kivu : Effondrement du pont Lume bloque des dizaines de véhicules entre Beni et Kasindi

Le pont Lume, qui enjambe la rivière du même nom et relie la ville de Beni au poste frontalier de Kasindi, dans la province du Nord-Kivu, s’est effondré il y a trois jours suite à une pluie diluvienne qui a frappé la région. Le bilan fait état de trois morts, plus de vingt maisons détruites, des champs agricoles submergés et plus de 150 chèvres noyées dans les eaux.

Depuis l’effondrement, des dizaines de camions transportant des marchandises restent bloqués, entraînant une flambée des prix des produits de première nécessité. Les habitants et commerçants subissent ainsi de fortes perturbations dans leurs activités quotidiennes et commerciales.

Barthélémy Sibabwira, fonctionnaire délégué du gouverneur à Kasindi, a annoncé que des mesures urgentes sont déjà mises en œuvre pour rétablir la circulation.

« On est en train d’accélérer les travaux d’un pont de secours et je pense que dans quelques jours, nous aurons fini. L’écroulement de ce pont est dû aux fortes pluies qui se sont abattues dans la région et ont emporté tout sur leur passage, y compris cette infrastructure construite depuis plusieurs années », a-t-il déclaré.

Rodriguez Kikamba

RDC : Les dépôts en francs congolais atteignent 12,82 % à fin décembre 2025

La monnaie nationale gagne progressivement du terrain dans le système bancaire congolais, bien que la dollarisation de l’économie demeure dominante. Les dernières données publiées par la Banque centrale du Congo (BCC) indiquent une légère amélioration de la part des dépôts effectués en francs congolais à la clôture de l’année 2025, traduisant une évolution modérée du comportement d’épargne des agents économiques.

Selon la note de conjoncture de la BCC couvrant la période du 13 au 20 février 2026, les dépôts en monnaie nationale représentent 12,82 % du volume total des dépôts bancaires à fin décembre 2025, contre 12,43 % un mois auparavant. Leur encours s’établit à 2.081,56 millions de dollars sur un total de 16.241,06 millions de dollars de dépôts, tandis que les dépôts en monnaie étrangère atteignent 14.159,51 millions de dollars, soit 87,18 % du total. La Banque centrale relève que les dépôts en monnaie nationale et en devises ont progressé respectivement de 2,9 % et 6,6 %, confirmant que la structure de l’épargne reste largement dominée par le dollar américain.

L’évolution observée tout au long de l’année 2025 montre toutefois une tendance haussière au dernier trimestre, après des niveaux oscillant entre 9 % et 10 % au premier semestre. La part des dépôts en monnaie nationale est ainsi passée de 9,03 % en janvier à 10,72 % en septembre, avant d’atteindre 12,81 % en octobre, 12,43 % en novembre et 12,82 % en décembre. Par ailleurs, l’encours global des dépôts bancaires a enregistré une hausse mensuelle de 3,4 % et une progression annuelle de 10,2 %, une dynamique que la BCC attribue principalement à l’augmentation des dépôts en dollars détenus par les ménages et les entreprises privées.

Fulgence Mavula

Police nationale congolaise : Israël Kantu appelle les policiers de Kinshasa à la discipline et au respect de la hiérarchie

Le commissaire divisionnaire Israël Kantu a exhorté, samedi 28 février, les policiers de Kinshasa à faire preuve de discipline et de patriotisme. Cette recommandation a été formulée lors d’une parade organisée au terrain annexe du Stade des Martyrs, en République démocratique du Congo.

Commandant de la Police nationale congolaise (PNC) ville de Kinshasa, il a insisté sur le respect strict de la hiérarchie dans l’exercice des missions quotidiennes. Selon lui, la cohésion interne et l’obéissance aux ordres constituent les piliers d’une police efficace au service de la population.

Le commissaire divisionnaire a également appelé au renouvellement de la loyauté envers la nation congolaise et ses institutions. Un message fort destiné à renforcer l’engagement des policiers kinois face aux défis sécuritaires de la capitale.

Jérémie Ngunga Léman

Tshikapa : Le Gouverneur Mukendi et le député Mulamba font le point sur la sécurité et les infrastructures

Le Gouverneur du Kasaï, Crispin Mukendi Bukasa, a reçu vendredi à Tshikapa le député national Simon Mulamba Mputu, en séjour parlementaire. Cette rencontre en tête-à-tête a permis au parlementaire de présenter ses civilités à l’autorité provinciale et d’échanger sur les priorités du développement local.

Les discussions ont porté sur les défis majeurs de la province, notamment la sécurité, les infrastructures, l’éducation et les questions sociales. Concernant l’arrêt des travaux de la route Tshikapa–Kandjanji, le député a indiqué que le Gouverneur avait déjà saisi le Chef de l’État à Kananga. Il a également annoncé la prochaine mission du ministre des Infrastructures et Travaux publics à Tshikapa pour envisager des solutions concrètes.

Profitant de son séjour, Simon Mulamba Mputu a annoncé une descente dans le territoire de Tshikapa, sa base électorale, afin de superviser les travaux routiers en cours. Il entend renforcer la logistique des équipes et poursuivre la réhabilitation de plusieurs axes, des chantiers lancés le 15 janvier 2025 et entièrement financés sur ses fonds propres.

Jérémie Ngunga Léman