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Révision du Code forestier : La société civile appelle à la tenue des consultations inclusives pour assurer un cadre juridique cohérent et crédible

Une délégation de la société civile conduite par Sa Majesté Mfumu Difima Ntuni a été reçue, mercredi 25 février 2026, par la ministre de l’Environnement, la professeure Marie Nyange Ndambo, pour discuter de la révision du Code forestier congolais. Les échanges ont principalement porté sur un calendrier jugé trop serré pour garantir l’élaboration d’un texte de qualité.

La société civile, par la voix de Joseph Bobya, estime que l’échéance de mars 2026 est irréaliste et propose un report jusqu’en septembre 2026. Elle insiste sur la nécessité de valider au préalable la Politique Forestière Nationale et d’organiser des consultations inclusives dans toutes les provinces afin d’assurer un cadre juridique cohérent et crédible.

En réponse, la ministre a accordé un délai de 48 heures pour la soumission d’amendements prioritaires, lesquels seront intégrés aux discussions en cours avec le gouvernement et les partenaires internationaux, notamment le FMI. Cette rencontre marque une avancée significative dans le dialogue autour de la réforme forestière en RDC.

Jérémie Ngunga Léman

Dialogue national : Martin Fayulu insiste sur l’urgence et l’inclusivité

L’opposant Martin Fayulu hausse le ton sur l’urgence de la tenue d’un dialogue national inclusif pouvant tirer le pays du gouffre. Dans une déclaration, faite, ce jeudi 26 février 2026, il a présenté sa position sur l’inclusivité du dialogue, estimant que toutes les forces vives de la nation doivent y être associées afin de garantir des solutions durables à la crise actuelle.

Selon lui, cette démarche constitue une étape essentielle pour pacifier le pays, renforcer la cohésion nationale et préserver le cycle électoral. Pour Martin Fayulu, la voie du dialogue est le seul cadre véritablement inclusif, qui permettra de restaurer la confiance entre les acteurs politiques et d’assurer la stabilité des institutions.

Pendant ce temps, l’Union sacrée, la coalition au pouvoir, relance le débat sur la refonte de la constitution. « septennat et compteur à zéro pour tous les élus». Une question qui divise déjà l’opinion. Si d’autres appuient l’idée, certains par contre, s’opposent à la révision de la constitution

Jérémie Ngunga Léman

Dialogue inclusif : Seth Kikuni rappelle à Martin Fayulu les préalables avant la participation de l’opposition

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Le dialogue inclusif en République démocratique du Congo (RDC) divise même le Camp de l’opposition. Réagissant sur une publication de Martin Fayulu, ce jeudi 26 février, qui a insisté sur la nécessité de la tenue du dialogue face à la crise qui ronge le pays, Seth Kikuni lui rappelle que l’opposition n’ira pas à ces pourparlers sans le respect des conditions préalables claires, crédibles et vérifiables, pouvant garantir la légitimité, l’efficacité et l’acceptabilité de toutes les parties.

Kikuni estime qu’aucun dialogue ne saurait se tenir ni produire de résultats crédibles dans un contexte marqué par la répression, l’injustice et la privation des droits fondamentaux.

« Le dialogue ne peut être un instrument de légitimation du statu quo, ni un exercice de façade destiné à masquer la persistance des pratiques contraires aux principes démocratiques », écrit-il sur son compte X.

Pour Seth Kikuni, les préalables de ce dialogue se repose sur le cessez-le-feu, la cessation de toute répression visant à intimider, réduire au silence ou exclure les voix dissidentes, la libération des prisonniers politiques et d’opinion, la levée des condamnations à caractère politique et rétablissement des droits civiques et politiques des acteurs concernés, la restitution des passeports et rétablissement effectif de la liberté de circulation des acteurs politiques et sociaux, ainsi que l’annulation des procédures judiciaires à caractère politique, levée des mandats d’arrêt et réparation des préjudices subis.

Bienvenu Musoy

Beni : Aimé Boji appelle à une mobilisation collective pour restaurer durablement la sécurité

Au terme de trois jours de réflexions stratégiques consacrées à la sécurité dans la région de Beni, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a procédé à la clôture officielle du Forum provincial de paix dédié à la problématique des ADF. À l’occasion, il a appelé les parties prenantes à traduire sans délai les recommandations issues des assises en actions concrètes sur le terrain.

Dans son allocution, Aimé Boji a qualifié cette initiative du gouvernement provincial de démarche essentielle pour la stabilisation du Nord-Kivu. Les travaux ont abouti à une feuille de route comprenant notamment la mise en place d’un mécanisme de suivi des résolutions, l’élaboration d’un plan provincial intégré de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, ainsi que le renforcement de la coopération interprovinciale et transfrontalière.

Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale a souligné que la paix se construit par des actions cohérentes et continues, avant d’appeler à une mobilisation collective pour restaurer durablement la sécurité et la confiance des populations du Nord-Kivu. Ce forum a permis d’examiner des pistes durables face à la persistance des violences attribuées aux ADF dans cette partie de l’Est de la RDC.

Fulgence Mavula

Kikwit : Le capitaine Anthony Mwalushayi reprend ses fonctions après son séjour à Kinshasa

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Le capitaine Anthony Mwalushayi a regagné son poste à Kikwit ce jeudi 26 février, mettant fin à près de deux mois passés à Kinshasa dans le cadre de consultations avec sa hiérarchie militaire.

Porte-parole de l’opération « Ngemba », l’officier avait été rappelé d’urgence dans la capitale après des déclarations controversées faisant état d’une implication présumée de certains proches du chef de l’État dans le financement de la milice Mobondo. Ces propos avaient suscité de vives réactions au sein des milieux politiques et sécuritaires.

À l’issue de plusieurs auditions au plus haut niveau, le capitaine Anthony Mwalushayi reprend ainsi ses fonctions dans un climat sécuritaire toujours marqué par des tensions dans l’espace du Grand Bandundu, où les autorités poursuivent les efforts de stabilisation face aux activités persistantes des gro
groupes armés locaux.

Fulgence Mavula

Ottawa : À l’Université Saint-Paul Patrick Muyaya dénonce les méthodes mensongères du Rwanda

Ottawa: À l’Université Saint-Paul Patrick Muyaya dénonce les méthodes mensongères du Rwanda

Le ministre congolais de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a tenu, ce jeudi 26 février 2026, une conférence à l’Université Saint-Paul d’Ottawa au Canada sur l’agression rwandaise que subit la République Démocratique du Congo. Lors de ce rendez-vous consacrée aux « Trente ans de conflit dans l’est de la RDC », Muyaya a dénoncé « les méthodes mensongères du régime de Kigali », qu’il accuse de justifier son implication par des prétextes sécuritaires infondés et par l’instrumentalisation de certaines communautés.

Selon lui, les véritables motivations du Rwanda seraient « l’expansion territoriale, le contrôle et le pillage des ressources » ainsi que sa « survie économique ». À cet effet, Muyaya indique que la question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les discours de haine, tous ces prétextes du Rwanda, ne servent en réalité que pour la poursuite de la main-mise de ce pays sur les ressources de la République démocratique du Congo (RDC).

La rencontre, organisée par le professeur Yvon Muya en collaboration avec le Centre de recherche sur le conflit, a également abordé les dynamiques régionales, les enjeux humanitaires et les perspectives de paix dans l’est congolais.

Jérémie Ngunga Léman

Tshikapa: le gouverneur Crispin Mukendi ouvre la revue pour l’évaluation de la 16ᵉ épidémie d’Ebola

Le Gouverneur de la province du Kasaï, Crispin Mukendi, a procédé, le mercredi à l’ouverture officielle de la revue après action de la 16ᵉ épidémie de la Maladie à Virus Ebola (MVE), survenue à Bulape. La cérémonie s’est déroulée en présence du Directeur de cabinet du Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, ainsi que de plusieurs délégués venus de différentes provinces du pays et des partenaires techniques et financiers.

Placée sous le thème : « Apprendre de l’expérience de Bulape pour mieux se préparer aux futures épidémies », cette rencontre de trois jours, prévue du 25 au 28 février 2026 à Tshikapa, vise à évaluer la riposte menée contre cette 16ᵉ épidémie et à tirer des leçons concrètes pour renforcer durablement le système de santé provincial et national.

Dans son allocution, le gouverneur Crispin Mukendi, a salué l’engagement du gouvernement en faveur de la Couverture Santé Universelle et sa détermination à mobiliser l’ensemble des institutions et des partenaires afin d’endiguer, dans un délai record, cette épidémie qui a frappé la province du Kasaï. Pour lui, cette crise sanitaire, bien qu’éprouvante, a constitué un véritable test pour le système de santé, mettant en lumière les capacités de préparation, de détection précoce et de riposte coordonnée.

Au-delà de son ampleur, l’épidémie a également servi de révélateur des forces existantes, notamment en matière de coordination des interventions, d’engagement communautaire et de mobilisation des partenaires. À cet effet, le gouverneur a insisté sur l’importance de cette revue après action comme cadre structuré, inclusif et participatif permettant d’analyser objectivement la réponse apportée, de capitaliser les bonnes pratiques et de formuler des engagements concrets pour améliorer l’efficacité des interventions futures face aux urgences sanitaires.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : la Troïka politique évalue avec le Fonds monétaire international l’état d’avancement des réformes économiques

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Les progrès réalisés par la République démocratique du Congo dans la mise en œuvre de ses politiques économiques et financières ont été au centre d’une réunion stratégique tenue mercredi 25 février entre le gouvernement congolais et une mission technique du Fonds monétaire international (FMI). Cette rencontre de la Troïka politique a permis d’évaluer l’état d’avancement des engagements pris dans le cadre du programme de réformes économiques en cours.

Présidée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la réunion s’est déroulée en présence de la délégation du FMI conduite par Calixte Ahokpossi ainsi que du représentant résident de l’institution en RDC, René Tapsoba. À cette occasion, le gouvernement a présenté les avancées enregistrées dans l’exécution du mémorandum sur les Politiques économiques et financières, document clé encadrant les réformes convenues avec le partenaire financier international.

Parmi les réalisations mises en avant figurent l’opérationnalisation de la facture normalisée de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la modernisation des régies financières notamment la Direction générale des impôts (DGI) et la Direction générale des douanes et accises (DGDA), ainsi que la mise en place de la Commission nationale de médiation fiscale, destinée à améliorer le climat fiscal et renforcer la transparence dans la mobilisation des recettes publiques.

*Fulgence Mavula*

Conseil des droits de l’homme : la RDC dénonce 17.015 atteintes à la vie et 7 millions de déplacés en un an

Lors de son intervention le mercredi 25 février devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à

Genève, le Ministre des Droits humains de la RDC, Samuel Mbemba, a lancé un appel solennel à la communauté internationale face à la gravité de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays. S’appuyant sur le rapport officiel publié le 21 février 2026 par le Ministère des Droits humains, élaboré à partir des données consolidées des experts des Nations Unies et des ONG présentes sur le terrain, il a présenté aussi un document accablant portant exclusivement sur la dernière année, soit 12 mois d’occupation de Goma, Bukavu et leurs environs.

Le rapport dresse un tableau dramatique de la situation des droits humains au cours de cette seule année dont, une femme violée toutes les 4 minutes, 17.015 atteintes à la vie et à l’intégrité physique et, 7 millions de déplacés forcés. Ces chiffres, qualifiés de « glaçants » par le Ministre, illustrent l’ampleur des exactions commises dans les territoires occupés. Selon les autorités congolaises, ces violences ne sont pas accidentelles : elles s’inscrivent dans une stratégie visant à assurer le contrôle et l’exploitation des ressources minières du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Le rapport met particulièrement en lumière la situation dans les mines de Rubaya, où les forces rwandaises auraient pris en otage 30.000 exploitants artisanaux, contraints d’extraire 3kg de coltan par jour chacun. Sur la base d’un prix estimé à 70dollars le kilo, le calcul est sans appel : 3kg × 70$ × 30.000 exploitants × 365 jours égale plus de 2 milliards de dollars par an, rien qu’à Rubaya.

La RDC se dit prête à coopérer pleinement avec toute commission d’enquête internationale indépendante, tout en rappelant que plusieurs rapports onusiens ont déjà établi la présence des forces rwandaises et documenté les atrocités commises, sollicitant à la communauté internationale de transformer les constats en décisions concrètes et de faire prévaloir la justice face aux crimes commis sur son territoire.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Trois mandataires du Portefeuille entendus par la Cour des comptes pour défaut de transmission des états financiers

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Trois mandataires des entreprises du Portefeuille de l’État, issus des Lignes maritimes congolaises (LMC), de la Société minière de Kilo-Moto (SOKIMO) et de l’Office national du tourisme (ONT), ont comparu mercredi 25 février 2026 devant la Chambre de discipline budgétaire et financière. Présidée par Gilbert Tonduango, cette audience fait suite à des accusations de fautes de gestion dans l’exercice de leurs fonctions respectives.

Le grief principal porte sur la non-transmission des états financiers dans les délais prescrits par la loi organique régissant la Cour des comptes. Selon le président de céans, ces dirigeants sont tombés sous le coup de l’article 30, qui impose aux gestionnaires publics de soumettre leurs comptes annuels à l’institution de contrôle. L’instruction a révélé que la méconnaissance des textes légaux serait à l’origine de ces manquements, entraînant le renvoi des plaidoiries au mois de mars prochain.

Parallèlement, la Chambre a mis en délibéré le dossier d’un comptable public poursuivi pour l’ouverture irrégulière d’un compte privé. Pour rappel, la Cour des comptes est la plus haute instance de contrôle des finances publiques en République démocratique du Congo, investie d’une mission de contrôle juridictionnel pour garantir le bon usage des deniers publics.

Guyvenant Misenge