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RDC : Félix Tshisekedi reçoit Tony Yoka pour promouvoir la boxe et préparer un combat à Kinshasa

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Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a accordé une audience, ce jeudi 19 février, au champion olympique de boxe Tony Yoka à la Cité de l’Union africaine. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de promotion du sport en République démocratique du Congo, avec au centre des échanges la contribution du boxeur franco-congolais au développement de la discipline dans le pays de ses origines.

Au cours de l’entretien, Tony Yoka a exposé au Chef de l’État plusieurs projets ambitieux axés sur l’encadrement, la formation et la détection des jeunes talents congolais. Moment symbolique de la rencontre, il a présenté sa médaille d’or remportée le 21 août 2016 lors des Jeux olympiques d’été de Rio 2016, dans la catégorie des super-lourds (+91 kg), une performance qui l’avait propulsé au sommet de la boxe mondiale.

Le champion a également indiqué que sa présence à Kinshasa s’inscrit dans le cadre de l’organisation d’un combat décisif qui doit l’opposer à Martin Bakole, figure majeure de la boxe internationale. Ce duel très attendu, susceptible de braquer les projecteurs sur la RDC, pourrait marquer un tournant pour la visibilité du noble art congolais et confirmer l’ambition de faire du pays une terre d’événements sportifs d’envergure.

Voldy Matiafu

Marché mondial : Baisse de 3,88 % du prix du café Robusta congolais

Le café Robusta, produit phare des exportations de la République démocratique du Congo, enregistre une baisse de prix sur les marchés internationaux. Selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur datées du 19 février 2026, le kilogramme s’est négocié à 3,71 USD au cours de la semaine du 16 au 21 février, contre 3,86 USD la période précédente. Cette dépréciation de 3,88 % est directement liée aux fluctuations de l’offre et de la demande mondiale ainsi qu’aux ajustements de la chaîne d’approvisionnement.

Malgré cette variation conjoncturelle, la filière caféière congolaise poursuit sa redynamisation, portée par environ 11 000 producteurs à travers le pays. Bien que la production actuelle de 10 000 à 12 000 tonnes par an reste inférieure aux niveaux historiques de 1960, le secteur maintient une activité constante. La culture se répartit stratégiquement sur le territoire, avec une concentration du Robusta dans le Nord-Ouest et de l’Arabica dans les zones montagneuses de l’Est, notamment au Kivu.

Au cours des trois dernières années, la RDC a réussi à produire entre 45 et 50 millions de sacs de 60 kg, confirmant la résilience de ce secteur agricole. L’enjeu pour les acteurs locaux reste désormais de stabiliser les revenus des producteurs face à la volatilité des cours boursiers. Les autorités surveillent de près ces indicateurs pour adapter les politiques de soutien à cette filière essentielle pour l’économie rurale et les entrées de devises du pays.

Guyvenant Misenge

RDC : 41 produits de grande consommation en baisse de prix en 2025, selon le ministère de l’Économie

Le ministère de l’Économie nationale a publié, le jeudi 19 février 2026, son rapport annuel sur l’évolution des prix, révélant une embellie pour le panier de la ménagère. Ce document, issu du dispositif de suivi et de régulation du marché intérieur (TALO), indique que sur les dix catégories de produits sous surveillance, six ont enregistré une baisse significative.

« L’analyse des données collectées au cours de l’année 2025 met en évidence une tendance globalement favorable à la baisse des prix », précise le rapport consulté par Netic News, marquant ainsi un point positif pour la régulation du marché intérieur.

Les diminutions les plus remarquables touchent des denrées de première nécessité, avec en tête le sac de riz de 25 kg dont le prix a chuté de 43 % selon les marques. Le haricot suit cette tendance avec un repli de 37,7 %, tandis que l’huile végétale a connu des baisses allant jusqu’à 14 % entre mars et novembre 2025. Le sucre a, pour sa part, affiché une trajectoire baissière continue sur l’ensemble de l’exercice, consolidant ainsi une relative stabilité du pouvoir d’achat pour les consommateurs congolais durant l’année écoulée.

Cette dynamique s’inscrit dans les missions régaliennes du ministère visant à lutter contre la spéculation et à garantir la transparence des données tarifaires. À travers cette publication détaillée sur la méthodologie et les séries de prix, l’autorité nationale réaffirme son engagement à « poursuivre un suivi rigoureux du marché intérieur afin de contribuer à la protection du pouvoir d’achat ». Si trois catégories de produits ont tout de même affiché une hausse, le gouvernement mise sur la pérennisation de ce dispositif permanent pour stabiliser durablement les coûts sur l’ensemble du territoire.

Guyvenant Misenge

Tshuapa et Walikale : Le ministère de l’Agriculture évalue la campagne 2025-2026 et prépare la distribution d’intrants

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Une délégation du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, conduite par l’inspecteur Eva Tshibangu, séjourne actuellement à Boende pour évaluer la campagne 2025-2026. Selon un communiqué officiel consulté ce jeudi 19 février 2026 par Netic News, l’objectif central est de préparer la distribution d’intrants et de renforcer les Centres d’amélioration et d’adaptation pour la Production des Semences Familiales (CAAPSA). Christophe Bonyutu, membre de la mission, précise que ces centres recevront des « brigades dotées d’intrants complets, à savoir des semences certifiées, des engrais et des équipements de motorisation agricole » afin d’accroître les rendements.

Cette mission marque un tournant technologique majeur avec l’introduction de l’outil numérique Kobo Collect. Ce dispositif de digitalisation permettra de centraliser les données sur les superficies cultivées par village et l’état des services techniques, garantissant ainsi une meilleure traçabilité des interventions publiques. Pour l’inspecteur provincial Michel Ifesu, cette démarche démontre la « rigueur et le sérieux » de l’action menée par le ministre d’État Muhindo Nzangi pour revitaliser ce terroir aux fortes potentialités.

Parallèlement, le document consulté renseigne qu’une seconde équipe, dirigée par le conseiller Roger Kamate, s’est déployée à Walikale, dans le Nord-Kivu, dès le mercredi 18 février 2026. Les experts y ont multiplié les séances de sensibilisation auprès des coopératives agricoles et des ASBL locales. Cette étape cruciale vise à structurer les acteurs ruraux, à identifier précisément les zones de production et à localiser les champs qui bénéficieront d’un appui direct lors de la distribution prochaine de matériels aratoires.

Guyvenant Misenge

Haut-Uele : Un constat amer au centre semencier de Rungu

En mission de suivi-évaluation dans la province du Haut-Uele, les experts du ministère national de l’Agriculture ont dressé un bilan alarmant de l’état du Centre d’appui à la production et à la sécurité alimentaire (CAPSA), situé près d’Isiro. Selon un rapport de mission consulté ce jeudi 19 février 2026 par Netic News, la délégation mandatée par le ministre d’État Muhindo Nzangi a relevé une dégradation avancée des infrastructures, l’arrêt quasi total de la production ainsi qu’une occupation irrégulière du domaine foncier. « Ce tableau contraste avec les ambitions assignées au centre, conçu comme un levier stratégique pour la sécurité alimentaire », déplore le document.

Face à ce délabrement qui compromet les objectifs de la campagne agricole 2025-2026, les techniciens préconisent des mesures correctives urgentes. Ils recommandent prioritairement la sécurisation foncière du site et la réhabilitation des bâtiments pour restaurer la vocation productive du centre. Pour la mission, la réussite de la « revanche du sol sur le sous-sol » dépend impérativement de la protection du patrimoine agricole public contre toute forme de spoliation ou de spoliation immobilière.

Au-delà du simple constat technique, ce séjour dans le Haut-Uele sonne comme un test de crédibilité pour les réformes agraires en cours. Les experts plaident pour une restauration immédiate de l’autorité de l’État sur ces infrastructures névralgiques. Pour le ministère, l’enjeu est désormais de transformer ces outils existants en véritables pôles de diversification économique, capables de générer des emplois durables et de stabiliser l’économie rurale dans cette partie du pays.

Guyvenant Misenge

Lualaba : Éliezer Ntambwe lance une opération de récupération des biens des Anciens combattants à Kolwezi

Le ministre délégué à la Défense chargé des Anciens combattants, Éliezer Ntambwe, a entamé le mercredi une mission officielle à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Selon un compte rendu officiel consulté ce jeudi 19 février 2026 par Netic News, le ministre a été reçu dès son arrivée par la gouverneure Fifi Masuka. Les deux personnalités ont placé la gestion du patrimoine immobilier et foncier des ex-combattants au cœur de leurs échanges. Cette étape, qui fait suite à une mission similaire à Lubumbashi, s’inscrit dans une vaste opération nationale d’« identification, de récupération, de valorisation et de sécurisation » des biens appartenant à ceux qui ont servi sous le drapeau.

Au-delà des discussions administratives, le document renseigne que le ministre a effectué une descente sur le terrain pour évaluer l’état des actifs de son ressort. Il s’est notamment rendu dans la commune de Manika pour honorer la mémoire des vaillants soldats ayant participé aux deux guerres mondiales, avant d’inspecter un bien immobilier loué par le ministère provincial des Mines. La mission a également permis d’identifier des contentieux fonciers majeurs, notamment dans la commune de Dilala, où une parcelle appartenant aux Anciens combattants est occupée illégalement par un particulier depuis plusieurs années.

Cette offensive ministérielle dans le sud-est de la République démocratique du Congo marque une volonté ferme de restaurer l’autorité de l’État sur ses infrastructures sociales et historiques. En ciblant la récupération des logements et des sites mémoriels, Éliezer Ntambwe entend non seulement assainir la gestion du patrimoine public, mais aussi garantir que les revenus générés par ces biens contribuent à l’amélioration des conditions de vie des vétérans. La sécurisation de ces sites est désormais érigée en priorité pour mettre fin aux spoliations récurrentes.

Guyvenant Misenge

RDC : Le CSAC annonce des mécanismes contre les dérives médiatiques et publicitaires

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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a ouvert, ce jeudi 19 février 2026 à Kinshasa, sa 39e session d’assemblée plénière sous la présidence de Christian Bosembe. L’ordre du jour est marqué par une volonté de fermeté face aux dérives constatées dans l’espace médiatique congolais. N’djibu Ngoy, rapporteur adjoint de l’institution, a indiqué que le président a exhorté les conseillers à « imaginer les mécanismes à mettre en place pour juguler le phénomène croissant de la délinquance observée dans les médias audiovisuels et numériques ».

Au cœur de cette session figure également la régulation du secteur publicitaire, jugé « très sensible » pour la protection de la jeunesse. Les membres de la plénière examinent la création d’une brigade spécialisée chargée du suivi des contenus publicitaires afin d’éviter des « effets néfastes sur la vie sociale ». Pour renforcer cette supervision, le CSAC envisage une collaboration étroite avec la Régie de la publicité de l’Hôtel de ville de Kinshasa et d’autres institutions, visant une harmonisation des pratiques sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, l’autorité de régulation a abordé les perspectives de modernisation des médias publics, notamment à travers un partenariat avec la direction générale de la RTNC. L’objectif est de transformer le média national en un « modèle capable de servir de référence aux médias privés ». Conformément à sa loi organique, le CSAC réaffirme ainsi son rôle de garant du paysage audiovisuel par un contrôle a priori et a posteriori, tout en s’appuyant sur les rapports d’activités déjà transmis au Parlement pour orienter ses futures interventions.

Guyvenant Misenge

Est de la RDC : Au moins 73 civils tués par les ADF en janvier 2026, selon un rapport d’Ebuteli

Le rapport publié le 18 février par l’organisation Ebuteli dresse un constat alarmant des exactions attribuées aux ADF au cours du mois de janvier 2026. Après une baisse notable des violences en décembre 2025, les attaques ont fortement repris, faisant au moins 73 civils tués et 36 personnes enlevées. Le territoire de Lubero a été particulièrement touché dès le 1er janvier, avec le massacre de 16 civils dans plusieurs villages du secteur de Bapere. Des habitations ont été incendiées et des enlèvements signalés. D’autres attaques ont ensuite été enregistrées à Mavwe-Mavwe, Mako, Mambau et Lukono, où des structures sanitaires ont également été vandalisées, plongeant les populations locales dans la détresse.

En Ituri, les ADF ont multiplié les incursions, notamment dans les territoires d’Irumu et de Mambasa. L’attaque la plus meurtrière s’est produite le 25 janvier à Apakolo, où au moins 22 civils ont été tués. Le rapport indique que certains corps auraient été piégés à l’aide d’explosifs, compliquant leur inhumation. À Mambasa, les assaillants auraient élargi leur emprise en imposant des taxes sur les activités agricoles et en organisant des prêches incitant à la conversion à l’islam, un phénomène observé depuis novembre 2025, selon la même source. Pour le Baromètre sécuritaire, cette évolution traduirait une volonté de contrôle territorial durable au-delà des simples attaques armées.

Le document souligne également les attaques visant les forces armées. Une embuscade tendue le 7 janvier à Banzu-Banzu a coûté la vie à 14 soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), constituant la perte la plus lourde enregistrée par l’armée congolaise depuis octobre 2025. Selon l’analyse d’Ebuteli, la recrudescence des massacres pourrait être liée à un relâchement de la pression exercée par les opérations conjointes FARDC-UPDF. En janvier 2026, les ADF ont ainsi démontré leur capacité d’adaptation et de nuisance, confirmant qu’ils demeurent des acteurs majeurs de l’insécurité persistante dans l’est du pays.

Charles Mapinduzi

Kibali Gold Mine : l’ARSP annule des contrats de sous-traitance jugés irréguliers

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L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) a ordonné, ce jeudi 19 février 2026, l’annulation immédiate des contrats conclus entre Kibali Gold Mine et les entreprises KMS, Boart Longyear ainsi que la centrale d’achat TAI Services. Cette décision fait suite au constat d’inéligibilité de ces sociétés à exercer des activités de sous-traitance dans le secteur privé, conformément à la réglementation en vigueur.

Soucieuse de ne pas perturber les opérations minières, l’ARSP invite Kibali Gold Mine à engager des discussions pour une période de transition, en attendant le lancement de nouveaux appels d’offres respectant les procédures légales. L’objectif est de garantir la continuité des activités tout en encadrant la régularisation des contrats.

Cette mesure fait suite au contrôle de conformité réalisé en novembre 2025 et s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, visant à favoriser l’accès des PME congolaises aux marchés de la sous-traitance, et ainsi encourager l’émergence d’une classe moyenne dynamique en République démocratique du Congo.

Blanchi Lungala M

Sud-Kivu : le gouvernement annonce l’envoi de médicaments et de vaccins à Uvira ce vendredi

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À l’issue d’une mission d’évaluation menée sur le terrain, le coordonnateur du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) de l’Institut national de santé publique, relevant du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Christian Ngandou, a annoncé ce jeudi 19 février 2026 le déploiement, dès le vendredi 20 février, de tonnes de médicaments, de vaccins et d’équipements médicaux à Uvira et dans ses environs, au Sud-Kivu.

Cette opération s’inscrit dans la volonté du gouvernement congolais de répondre aux besoins urgents des populations affectées par les conflits, notamment dans le secteur de la santé publique. L’objectif est d’établir un état des lieux précis des structures sanitaires et d’identifier les besoins en médicaments, vaccins, équipements et produits sanguins. L’appui concernera également les populations déplacées, y compris celles ayant trouvé refuge à Bujumbura, qui devraient bénéficier d’une assistance sanitaire adaptée, notamment en matière de vaccination et de prise en charge médicale.

Selon les constats préliminaires, la ville d’Uvira fait face à plusieurs défis majeurs, dont la perturbation de l’approvisionnement en médicaments essentiels, les risques accrus d’épidémies et les difficultés d’accès aux produits sanguins dans les structures de santé. Face à cette situation, les autorités annoncent une réponse rapide. « Des équipements, des médicaments et des vaccins seront déployés à Uvira et dans les zones environnantes afin que les populations puissent être prises en charge dans des conditions acceptables », a fait savoir Christian Ngandou.

Blanchi Lungala M