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Justice et bonne gouvernance : Guillaume Ngefa et Ian McCary scellent un partenariat RDC–États-Unis

Le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa, a reçu ce mercredi au Palais de Justice le nouveau Chargé d’Affaires des États-Unis en RDC, Ian McCary. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération judiciaire entre les deux pays, avec un focus particulier sur la lutte contre la corruption, la criminalité financière et la consolidation de la sécurité juridique.

Cette rencontre intervient peu après la signature d’un accord stratégique entre la RDC et les États-Unis sur l’exploitation des minerais. Pour que cet accord produise des résultats concrets, les deux parties estiment qu’il est nécessaire d’assainir le secteur public et de garantir davantage de transparence. Une justice forte et indépendante est ainsi considérée comme essentielle pour sécuriser les investissements et renforcer la confiance des partenaires.

Le ministre Guillaume Ngefa a réaffirmé la détermination du gouvernement à promouvoir l’État de droit et la redevabilité. De son côté, le diplomate américain a assuré que les États-Unis accompagneront les réformes du secteur judiciaire, notamment par un appui technique et le renforcement des capacités. Les deux pays affichent leur volonté de consolider un partenariat fondé sur la bonne gouvernance et la coopération.

Charles Mapinduzi

Produits pétroliers : 22,3 millions USD de gains nets certifiés par le CSPPP pour le gouvernement congolais

Plus de 22 millions de dollars américains de gains ont été certifiés en faveur du gouvernement de la République démocratique du Congo par le Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP), à l’issue d’une session de travail consacrée à la zone Ouest pour le quatrième trimestre 2025. L’information ressort d’un communiqué du ministère de l’Économie nationale consulté mercredi 11 février par Netic-news.net.

Selon ce document, le CSPPP a procédé à la certification des pertes et manques à gagner (PMAG) pour la période allant du 1er octobre au 31 décembre 2025. L’exercice a permis d’établir, pour la zone Ouest, un gain net de 22 311 802,43 dollars américains en faveur de l’État congolais.

Cette certification s’inscrit dans le mécanisme de régulation du secteur pétrolier, qui vise à assurer la transparence dans la structure des prix, à maîtriser les charges de compensation et à préserver les intérêts financiers du Trésor public. Les résultats du quatrième trimestre 2025 traduisent ainsi un impact budgétaire positif pour les finances publiques.

Fulgence Mavula

Kwilu : Un camion chargé se renverse à 6 km de Gungu et bloque la route Batshiamba–Gungu

Un véhicule de gros tonnage en provenance de Kikwit s’est renversé, ce mercredi 11 février 2026, sur le tronçon routier Batshiamba–cité de Gungu, dans le territoire de Gungu (province du Kwilu), bloquant totalement la circulation à environ 6 kilomètres de l’entrée de la cité.

Le camion, chargé de marchandises diverses et en partance pour Kahemba, aurait perdu l’équilibre après s’être enlisé dans un bourbier sur cette route en terre battue. L’incident a paralysé le passage des motos et d’autres véhicules, notamment une jeep Land Cruiser transportant une délégation de l’Agence congolaise de presse (ACP) de retour d’une mission de service.

En attendant l’arrivée d’un tracteur pour dégager le poids lourd, des jeunes du milieu ont entamé un cantonnage manuel afin de rétablir la circulation.

Jamely Timothée Kayembe

Prison centrale de Luebo : Une année sans subvention, les détenus en détresse

La situation est devenue alarmante à la prison centrale de Luebo. Depuis plus d’une année, la subvention du gouvernement central n’a pas été versée, plongeant l’établissement pénitentiaire dans une crise sans précédent.

Faute de moyens, l’administration peine à assurer le strict minimum pour les pensionnaires. Les conditions de vie des détenus se dégradent dangereusement. La nourriture se fait rare, obligeant plusieurs prisonniers à survivre dans des conditions précaires.

À cela s’ajoute une promiscuité inquiétante, conséquence d’une surpopulation carcérale qui accentue les risques sanitaires et sécuritaires.
Face à cette situation critique, le directeur de la maison carcérale qui s’est exprimé mardi 10 février sur la radio Top Congo FM lance un cri d’alarme aux autorités compétentes. Il appelle à une intervention urgente afin de rétablir la subvention et éviter une catastrophe humanitaire au sein de la prison.

Jérémie Ngunga Léman

À la Mining Indaba, Aimé Molendo Sakombi expose la feuille de route énergétique du secteur minier

Le secteur minier contribue à plus de 50 % des recettes publiques de la République démocratique du Congo. Face à un déficit énergétique estimé à 2 000 MW, le Gouvernement entend sécuriser durablement l’approvisionnement électrique des sites miniers afin d’augmenter les capacités de production, renforcer la compétitivité du pays et, par ricochet, accroître les recettes nationales. La question énergétique s’impose ainsi comme un levier stratégique pour consolider la place de la RDC parmi les principaux producteurs mondiaux de minerais stratégiques.

À l’occasion de la Mining Indaba 2026, lors du Breakfast Conference organisé par le Ministère des Mines, où la RDC est fortement représentée, le Ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité a présenté la Stratégie nationale d’approvisionnement en énergie du secteur minier. Cette intervention a mis en lumière la volonté des autorités congolaises d’apporter une réponse structurée et durable aux contraintes énergétiques qui freinent l’expansion du secteur.

La stratégie repose sur une planification rigoureuse des besoins énergétiques, le développement de partenariats public-privé et l’intégration accrue des énergies renouvelables. L’objectif affiché est de soutenir une industrialisation durable, capable de transformer localement les ressources minières tout en garantissant une alimentation électrique stable et compétitive. À travers cette approche, la RDC ambitionne de consolider le nexus énergie-mines comme pilier de sa croissance économique.

Gilbert Ngonga

Utilisation présumée illégale des fréquences : Judith Suminwa charge l’ARPTC d’une riposte technique

La gestion des fréquences nationales et la qualité des services de télécommunications étaient au centre d’une réunion stratégique présidée mardi 10 février par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. À la Primature, la cheffe du gouvernement a reçu le ministre des Postes, Télécommunications, Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PTNTIC), José Mpanda, accompagné du président de l’ARPTC et des responsables des principales sociétés de téléphonie mobile opérant en RDC. Les échanges ont notamment porté sur la question jugée « sensible » de l’utilisation « illégale » des fréquences congolaises par la société MTN Rwanda.

À l’issue de la rencontre, Judith Suminwa a instruit une prise en charge technique immédiate du dossier par l’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo. « La question reste technique. Une communication technique se fera autour de la question et les instances politiques viendront après. Pour le moment, la Première ministre a donné des instructions précises pour que les techniciens puissent communiquer et saisir les autres instances internationales », a précisé José Mpanda, soulignant que le traitement du dossier privilégie, à ce stade, les mécanismes réglementaires et internationaux compétents.

La qualité des services offerts par les opérateurs, vivement critiquée par les abonnés notamment dans la Mongala, a également été examinée. Le ministre des PTNTIC a assuré que des solutions sont en cours pour améliorer la desserte, rappelant l’objectif gouvernemental d’assurer la connectivité des 145 territoires et de réduire la fracture numérique. L’audience a enfin abordé l’application de la loi imposant la détention de 5 % des parts des sociétés de télécommunications par des Congolais, un chantier technique déjà engagé afin de renforcer la souveraineté économique nationale dans ce secteur stratégique.

Fulgence Mavula

RDC : Jean-Pierre Lacroix consulte l’ECC et la CENCO sur le dialogue national et la paix à l’Est

En séjour de travail en République démocratique du Congo, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a rencontré mardi 10 février, les responsables de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Représentées respectivement par le pasteur Maurice Mondengo, Directeur de cabinet adjoint du Président national de l’ECC en charge de la communication, et l’abbé Georges Kalenga, secrétaire général adjoint de l’épiscopat, ces confessions religieuses ont échangé avec le responsable onusien sur la mise en œuvre des engagements issus des récentes négociations diplomatiques de Washington et de Doha, en vue de stabiliser l’Est du pays et de relancer le dialogue inclusif.

Au sortir de cette rencontre, le pasteur Maurice Mondengo a indiqué que Jean-Pierre Lacroix a salué et encouragé l’initiative du pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble portée par les Églises, estimant qu’elle constitue une voie crédible vers le dialogue national tant attendu. Si une feuille de route commune a déjà été validée avec d’autres confessions religieuses et les services de la Présidence de la République, sa mise en œuvre tarde toutefois à se matérialiser. Malgré cette lenteur, l’ECC se dit confiante quant à l’engagement du Chef de l’État, tout en soulignant la nécessité de recréer un climat de confiance mutuelle entre Congolais.

Ces échanges interviennent dans un contexte diplomatique et sécuritaire particulièrement sensible. Réunis à Luanda le 9 février 2026, des dirigeants africains ont désigné l’Angola pour engager des consultations en vue de préparer un dialogue national intercongolais. De son côté, le président Félix Tshisekedi a reconnu l’importance d’un tel dialogue, sous certaines conditions rejetées par l’opposition, qui en réclame la tenue urgente alors que les rebelles du M23/AFC, soutenus par le Rwanda, poursuivent leur progression dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Fulgence Mavula

RDC : Jean-Pierre Bemba signe un mémorandum pour la modernisation du port de Boma

Le Vice-Premier Ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a signé, samedi 7 février 2026, un mémorandum d’entente entre la République démocratique du Congo, représentée par le Ministère des Transports à travers l’Office National des Transports (ONATRA), et la société nigériane PETERS GROUP LIMITED, conduite par son CEO Benedict Peters. La cérémonie s’est tenue en présence des représentants de la Ministre du Portefeuille et de l’ONATRA.

Cet accord de principe vise le réaménagement et la modernisation du port de Boma, dans la province du Kongo-Central. Il s’inscrit dans la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur la modernisation des infrastructures stratégiques afin de renforcer la compétitivité logistique et de stimuler l’économie régionale et nationale.

Cette modernisation pourra contribuer à l’amélioration de l’efficacité des opérations portuaires réduisant ainsi les temps d’attente et les coûts pour les navires et les marchandises, le développement économique, l’amélioration de la connectivité, la réduction des coûts, et aussi la protection de l’environnement.

Jamely Timothée Kayembe

Nord-Kivu : Un homme meurt dans un cachot attribué aux Wazalendo à Musimba, la thèse de la torture contestée

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Un homme originaire de Kirumba, dans le territoire de Lubero, est décédé dimanche 8 février dans un cachot souterrain attribué aux miliciens Wazalendo, dans la localité de Musimba, à la sortie sud de Butembo, au Nord-Kivu. D’après des informations recueillies auprès de la société civile de Musienene, la victime aurait succombé à des sévices subis durant sa détention dans cette prison clandestine. Initialement accusé de viol, l’homme avait été arrêté puis relâché quelques jours plus tard après avoir bénéficié d’une liberté provisoire accordée par la justice.

Cette remise en liberté n’aurait pas été acceptée par la partie à l’origine de son arrestation, qui aurait organisé une nouvelle interpellation avant de le remettre aux miliciens Wazalendo.

Conduit dans leur cachot souterrain à Musimba, il y aurait trouvé la mort dans des circonstances controversées. Les responsables des Wazalendo rejettent toute accusation de torture et soutiennent la thèse d’un suicide par pendaison. À ce stade, aucune enquête indépendante n’a encore établi les causes exactes du décès. Le corps de la victime demeure conservé à la morgue de l’hôpital général de référence de Musienene, en attendant son inhumation.
Ce drame ravive les inquiétudes sur les agissements de certains groupes armés locaux accusés d’arrestations arbitraires et d’usurpation des prérogatives judiciaires.

Dans la chefferie des Baswagha et à Musienene, plusieurs sources locales évoquent des exactions récurrentes, notamment des pillages, des tracasseries, des violences sexuelles et la perception illégale de taxes. Dans un rapport publié le 20 août dernier, Amnesty International avait déjà dénoncé de graves violations des droits humains commises dans l’Est de la RDC, impliquant aussi bien les rebelles du M23 que certains groupes armés locaux, dont des miliciens se réclamant des Wazalendo.

Gilbert Ngonga

Lubero : Le bilan de l’attaque des ADF à Mambimbi-Isigo s’alourdit à 21 civils tués

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Le bilan de l’attaque attribuée aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) à Mambimbi-Isigo, dans le groupement Bapakombe, secteur de Bapere, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), est passé de 15 à 21 civils tués. Selon la société civile locale, six nouveaux corps ont été découverts le lundi 9 février, portant à vingt-et-un le nombre total de victimes de cette incursion survenue dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février 2026. Plusieurs personnes restent portées disparues et des habitations ont été incendiées lors de l’attaque.

D’après les acteurs locaux, la présence des ADF dans cette zone était signalée depuis plusieurs jours avant l’assaut. L’attaque a provoqué des déplacements massifs vers des localités jugées plus sûres, notamment Njiapanda. L’accès au village est demeuré difficile après les faits, retardant l’inhumation des victimes, tandis que la panique continue de régner parmi les habitants confrontés à une insécurité persistante.

Cette recrudescence des violences s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu dans les territoires de Lubero et de Beni. Dans le territoire voisin de Beni, au moins dix civils ont été tués le 4 février dans deux embuscades successives sur l’axe Oicha–Mamove. Depuis le début de l’année, la société civile du Nord-Kivu rapporte plus de soixante morts attribués aux ADF dans ces deux territoires, ainsi que d’importants dégâts matériels et des déplacements massifs de populations.

Gilbert Ngonga