Dans une interview, Louis Michel, ancien ministre belge, partage ses souvenirs de Joseph Kabila, qu’il a rencontré peu après l’assassinat de son père. Michel décrit Kabila comme un jeune homme timide et introverti, parachuté dans un rôle présidentiel inattendu. Cette rencontre a eu lieu à un moment critique pour la République Démocratique du Congo (RDC), alors que le pays se débattait avec des conflits internes et cherchait désespérément des solutions pacifiques.
Selon lui,son engagement était envers le peuple congolais plutôt qu’un soutien à un candidat spécifique, affirmant qu’il n’a jamais parrainé Kabila. Son objectif était de contribuer à la paix en RDC, en multipliant les contacts et les réunions avec divers acteurs politiques. Il évoque également le manque d’intérêt de la communauté internationale pour la situation en RDC avant son intervention, mettant en lumière l’importance d’une responsabilité historique pour les anciens colonisateurs belges.
Finalement, Michel exprime sa conviction que Joseph Kabila a évolué au fil du temps, développant une réelle volonté d’apporter des changements positifs avant les premières élections. Cette transformation, selon Michel, témoigne d’une volonté d’apaiser les tensions et de travailler pour le bien-être du peuple congolais. Ce témoignage met en exergue les défis et les espoirs qui ont marqué cette période tumultueuse de l’histoire congolaise.
Rabat Batalungu Ramazani



