Accueil Blog Page 22

Louis Michel, ancien ministre belge, affirme avoir œuvré pour la paix en RDC et non pour Joseph Kabila

Dans une interview, Louis Michel, ancien ministre belge, partage ses souvenirs de Joseph Kabila, qu’il a rencontré peu après l’assassinat de son père. Michel décrit Kabila comme un jeune homme timide et introverti, parachuté dans un rôle présidentiel inattendu. Cette rencontre a eu lieu à un moment critique pour la République Démocratique du Congo (RDC), alors que le pays se débattait avec des conflits internes et cherchait désespérément des solutions pacifiques.

Selon lui,son engagement était envers le peuple congolais plutôt qu’un soutien à un candidat spécifique, affirmant qu’il n’a jamais parrainé Kabila. Son objectif était de contribuer à la paix en RDC, en multipliant les contacts et les réunions avec divers acteurs politiques. Il évoque également le manque d’intérêt de la communauté internationale pour la situation en RDC avant son intervention, mettant en lumière l’importance d’une responsabilité historique pour les anciens colonisateurs belges.

Finalement, Michel exprime sa conviction que Joseph Kabila a évolué au fil du temps, développant une réelle volonté d’apporter des changements positifs avant les premières élections. Cette transformation, selon Michel, témoigne d’une volonté d’apaiser les tensions et de travailler pour le bien-être du peuple congolais. Ce témoignage met en exergue les défis et les espoirs qui ont marqué cette période tumultueuse de l’histoire congolaise.

Rabat Batalungu Ramazani

Lutte contre le terrorisme en RDC : Les FARDC dénoncent des déclarations visant à discréditer les opérations militaires

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont exprimé leur préoccupation face à certaines déclarations publiques visant, selon elles, à discréditer ou à jeter le doute sur les efforts déployés dans la lutte contre le terrorisme dans l’Est du pays. Dans un communiqué publié le 17 mai 2026 et signé par le lieutenant-colonel Mal Mongba Hazukay, porte-parole ad intérim des FARDC, l’armée congolaise estime qu’en cette période sensible, l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur les divisions et les polémiques, tout en respectant la liberté d’opinion.

Les FARDC ont, par ailleurs, salué l’engagement des différentes forces impliquées dans les opérations de sécurisation, notamment les armées congolaise, ougandaise et burundaise, ainsi que la MONUSCO. Elles rappellent que ces forces mènent depuis plusieurs années des opérations contre les terroristes des ADF/MTM-ISCAP et d’autres groupes armés locaux et étrangers afin de protéger les populations civiles, restaurer la paix et garantir la sécurité dans les zones affectées. Selon le communiqué, les sacrifices consentis par les militaires méritent respect et considération.

L’armée congolaise appelle enfin la population à demeurer unie derrière les forces de défense et de sécurité, à éviter les discours de haine ou de démoralisation et à privilégier les messages de paix, de responsabilité et de cohésion nationale. Les FARDC réaffirment également leur soutien et leurs encouragements à tous les responsables militaires engagés dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.

Rodriguez Kikamba

Révision constitutionnelle : Denis Mukwege appelle au respect des articles 219 et 220

Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege est monté au créneau contre toute tentative de révision de la Constitution en République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par les discussions autour d’un éventuel troisième mandat présidentiel. Dans une déclaration publiée le 17 mai 2026, le gynécologue congolais estime que le débat engagé autour d’une modification de la loi fondamentale constitue une menace grave pour les principes démocratiques et l’alternance au sommet de l’État. Selon lui, alors que le pays traverse une crise sécuritaire majeure dans l’Est avec la guerre et l’occupation de plusieurs zones, la priorité nationale devrait être la restauration de la paix, de l’autorité de l’État et de la cohésion nationale, plutôt qu’un débat institutionnel susceptible de provoquer une nouvelle instabilité politique.

Dans son communiqué, Denis Mukwege dénonce également ce qu’il qualifie de dérive autoritaire de la majorité présidentielle et de l’Union sacrée, accusées de vouloir s’accrocher au pouvoir malgré une gouvernance qu’il juge marquée par des échecs sécuritaires, économiques et sociaux. Le Prix Nobel rappelle que la souveraineté appartient exclusivement au peuple congolais et critique ceux qui dénoncent aujourd’hui une « Constitution étrangère » alors qu’ils seraient, selon lui, les premiers à céder les ressources minières stratégiques du pays à des puissances étrangères en échange de promesses sécuritaires restées sans effets concrets. Il souligne par ailleurs l’incohérence de certains acteurs politiques qui avaient mobilisé la population contre la révision constitutionnelle il y a moins d’une décennie avant de défendre désormais une modification des dispositions verrouillées de la Constitution.

S’appuyant sur les articles 219 et 220 de la Constitution congolaise, Denis Mukwege rappelle qu’aucune révision constitutionnelle ne peut intervenir en période de guerre, d’état d’urgence ou d’état de siège et que le nombre ainsi que la durée des mandats du Président de la République ne sont pas révisables. Face aux spéculations autour d’un possible report des élections de 2028 pour des raisons sécuritaires, il estime qu’un référendum constitutionnel ne pourrait pas davantage être organisé dans ces conditions. L’ancien candidat à la présidentielle appelle ainsi les forces vives de la Nation et l’ensemble des Congolais à rejeter toute tentative de modification de la Constitution, à rester unis face aux menaces de déstabilisation du pays et à défendre l’État de droit, la démocratie et l’unité nationale autour du slogan : « Touche pas à ma Constitution ».


Gilbert Ngonga

Ituri : Roger Kamba annonce l’ouverture prochaine de centres Ebola dans trois zones touchées

Le gouvernement congolais accélère sa riposte contre l’épidémie d’Ebola qui frappe la province de Ituri. En visite à Bunia ce dimanche 17 mai, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a annoncé l’installation imminente de centres de traitement Ebola dans plusieurs zones affectées, notamment à Bunia, Rwampara et Mongbwalu. Cette mesure vise à renforcer rapidement la prise en charge des patients alors que les cas suspects continuent d’augmenter dans la province.

Après un entretien avec le gouverneur militaire et une visite du laboratoire de Bunia, Roger Kamba a assuré que la réponse sanitaire est désormais pleinement engagée sur le terrain. « Le gouvernement de la République a voulu montrer très rapidement qu’on ne peut pas laisser nos populations se débrouiller seules pendant plusieurs jours », a déclaré le ministre, précisant que des tentes ont déjà été acheminées pour permettre le montage des centres de traitement sur les différents sites identifiés avec l’appui des autorités provinciales.

Le ministre a également indiqué que 59 malades sont actuellement pris en charge dans le cadre de cette épidémie. Selon lui, l’ouverture de nouveaux centres permettra de désengorger les structures sanitaires existantes et d’élargir les capacités d’accueil face à l’évolution de la situation sanitaire. Les autorités congolaises espèrent ainsi contenir rapidement la propagation du virus dans cette région du nord-est de la République démocratique du Congo.

Fulgence Mavula

De Mobutu à Kabila : Retour sur le 17 mai 1997 qui a changé l’histoire du Congo

Plus d’un des congolais se souviennent de l’entrée de Laurent- Désiré Kabila dans la capitale congolaise,Kinshasa, le 17 mai 1997, mettant fin à la dictature de Joseph Mobutu.A son arrivée au pouvoir, Laurent-Désiré Kabila ,accueillie en libérateur par les zaïrois. Il changea, sans aucune consultation, le nom du pays: le Zaïre devint la République démocratique du Congo, alors qu’il n’existait dans ce pays aucune institution de type démocratique au vrai sens du mot.

Laurent-Désiré Kabila soutenu par les puissances occidentales par le biais du Rwanda et l’Ouganda parvînt à chasser Mobutu du pouvoir et cherche à faire rupture avec les puissances dominatrices.

La loi qui régit le pays

Le chef de l’Alliance des Forces Démocratiques de Libération du Congo(AFDL), suspendit toutes les institutions congolaises par le décret-loi constitutionnel du 27 mai 1997, modifié par le décret-loi du 25 mai 1998; en instaurant un régime présidentiel assumant la transition jusqu’en 2001 avec un gouvernement constitué de nouvelles personnalités, puis nomma des étrangers originaires du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda,<les pays parrains> à des postes stratégiques, tout en assumant seul les pouvoirs législatif et exécutif.

Le contraste dans la gestion

Laurent-Désiré Kabila a cédé à des pratiques peu démocratiques, en recourant, lui aussi, à la répression, aux arrestations arbitraires et aux tortures. Les Congolais qui attendaient de grands changements ont été amèrement déçus, car le nationaliste devenait de plus en dictateur envers ses concitoyens.

Le revers de la médaille

En 1998, le Président Laurent-Désiré Kabila se tourna contre ses <parrains> notamment l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi qui occupaient encore l’est et le nord du pays. Il renvoya dans leur pays tous les soldats rwandais, ce qui mettait fin à toute relation avec l’un des alliés qui, avec l’Ouganda, lui avait permis de prendre le pouvoir en 1997. Or, le Rwanda et l’Ouganda ont réagi en envahissant le Congo-Kinshasa et en s’alliant avec une branche rebelle des Forces armées congolaises(FAC) basée à Goma et Bukavu.

La chute de l’homme

Laurent-Désiré Kabila met en première posture les intérêts du peuple congolais contre tout le attente, ainsi ses alliés rwandais et ougandais vont lui faire la guerre pour n’avoir pas satisfait leurs intérêts définis dans les accords secrets ayant conduit à son avènement au pouvoir en RDC en 1997. D’où il devient ennemi du Rwanda et de l’Ouganda en plus des occidentaux, après trois ans seulement au pouvoir, il sera assassiné à la suite d’un complot orchestré depuis les grandes capitales du monde et abattu dans son palais de marbre le 16 janvier 2001.

Rabat Batalungu Ramazani

Ebola en Ituri : Cinq tonnes d’équipements médicaux acheminées à Bunia pour renforcer la riposte

Une réponse sanitaire d’urgence a été activée en République démocratique du Congo avec l’acheminement de cinq tonnes de matériels et dispositifs médicaux à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, où une nouvelle épidémie d’Ebola a été récemment déclarée. Cette mobilisation vise à renforcer immédiatement les capacités de riposte dans une zone déjà sous forte pression sanitaire.

L’opération est menée conjointement par le gouvernement congolais et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sous la coordination du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, en partenariat avec la représentante intérimaire de l’OMS en RDC, Anne Ancia.

Selon l’OMS, ce lot comprend notamment des tentes, des matelas, des lits ainsi que des équipements destinés à l’isolement des patients dans les structures sanitaires. En parallèle, plus de 40 experts et professionnels de santé ont été déployés sur le terrain afin de soutenir les équipes locales et renforcer la surveillance, la prise en charge et la coordination de la riposte contre l’épidémie.

Fulgence Mavula

Kongo-Central : Une nouvelle voie de contournement inaugurée pour fluidifier la circulation à Matadi

La ville de Matadi dispose désormais d’une nouvelle infrastructure routière destinée à réduire les embouteillages devenus fréquents sur la Route nationale n°1. Les autorités provinciales du Kongo-Central ont procédé à l’inauguration d’une route de quatre kilomètres reliant le pont Maréchal au centre-ville. Réservée exclusivement aux véhicules légers, cette voie de contournement devra faciliter la mobilité urbaine dans une ville marquée par une intense activité portuaire.

Depuis plusieurs années, le trafic des remorques en provenance des ports de Matadi provoque une forte saturation de l’axe principal, compliquant les déplacements des habitants et ralentissant les activités économiques. Avec cette nouvelle route, les autorités espèrent améliorer la fluidité de la circulation tout en limitant les perturbations causées par les poids lourds. Plusieurs usagers saluent déjà une initiative susceptible de désengorger certains points névralgiques de la capitale provinciale.

Ce projet s’inscrit dans le programme de modernisation de la voirie urbaine engagé par le gouverneur Grâce Bilolo. Les travaux interviennent également dans un contexte particulier, alors que Matadi se prépare à accueillir, au mois de décembre prochain, la Conférence des gouverneurs. Les autorités provinciales misent sur l’amélioration des infrastructures pour offrir une meilleure image de la ville et renforcer les conditions de mobilité avant ce rendez-vous national.

Gilbert Ngonga

Tanganyika : Deux morts dans un conflit foncier à Kongolo, la Société civile appelle à une intervention urgente

Un conflit foncier opposant depuis plusieurs mois les habitants des villages Bizilange et Kapalayi, dans le territoire de Kongolo, province du Tanganyika, a viré au drame samedi 16 mai 2026. Les deux communautés se sont affrontées à l’aide de machettes et d’autres armes blanches, faisant au moins deux morts, notamment Ngoy Kayinda et Gédéon Ngatshuwe du côté de Kapalayi. Plusieurs autres personnes ont également été blessées, tandis que la tension reste vive dans cette partie de la province.

L’information a été confirmée par l’administrateur du territoire de Kongolo, Jean-Paul Mbokamiba, qui évoque un conflit lié à une savane disputée entre les deux villages. Selon lui, les forces de l’ordre ont été déployées sur place afin de rétablir le calme et sécuriser les populations affectées.

« L’origine de ces affrontements, c’est un conflit de savane qui oppose les deux villages. Le bilan fait état de plusieurs morts et des blessés pris en charge au centre de santé de Yenga », a-t-il déclaré.

Face à cette nouvelle flambée de violence, la Société civile appelle les autorités provinciales et territoriales à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces conflits récurrents et favoriser la réconciliation entre les communautés. Pour rappel, en janvier dernier, un autre conflit foncier entre les villages Bukangalwamba et Yanga, toujours dans la province du Tanganyika, avait causé la mort d’une personne et l’incendie de plusieurs habitations.

Rodriguez Kikamba

Kwilu : Après l’évasion de plus de 22 détenus à Idiofa, la société civile plaide pour la construction d’une nouvelle prison

La société civile du territoire d’Idiofa, dans la province du Kwilu, appelle les autorités congolaises à construire une nouvelle maison carcérale, quelques heures après l’évasion en pleine journée de plus de vingt détenus. En cause, la vétusté avancée de cette prison héritée de l’époque coloniale, combinée à un dispositif sécuritaire jugé très faible. Selon plusieurs sources locales, les prisonniers se sont évadés après avoir percé le mur de la prison construit en matériaux semi-durables, avant de détruire la clôture en tôle.

Le coordinateur de la société civile d’Idiofa, Arsène Kaniama, a dénoncé dimanche 17 mai 2026 les conditions de détention dans cette maison carcérale qu’il qualifie de « mouroir ». Il a également appelé les autorités à assurer une meilleure prise en charge alimentaire et médicale des détenus encore présents dans la prison. Dans la foulée, il a plaidé pour la construction d’un établissement pénitentiaire répondant aux normes modernes et aux standards internationaux.

Arsène Kaniama a par ailleurs révélé que plusieurs détenus, parmi les 55 personnes restées en détention, n’ont jamais été présentés devant leur juge naturel depuis plusieurs mois.

« C’est la deuxième évasion depuis le début de cette année. Cette évasion s’est déroulée en pleine journée. À Idiofa, nous n’avons pas une prison, c’est un mouroir », a-t-il déploré.

Cette situation relance une nouvelle fois le débat sur l’état de délabrement des prisons en RDC, marquées notamment par la surpopulation, la sous-alimentation et la lenteur judiciaire.

Rodriguez Kikamba

RDC : Jacquemin Shabani convoque Papy Mantezolo et les députés provinciaux à Kinshasa

La crise institutionnelle qui secoue la province du Kongo-Central est loin de connaître son épilogue. Quelques jours après sa réhabilitation par la Cour constitutionnelle à la tête de l’Assemblée provinciale, Papy Mantezolo se retrouve au centre d’une nouvelle séquence politique marquée par des tensions autour de l’examen du réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, visant le gouverneur Grâce Bilolo. La plénière prévue le mercredi 13 mai 2026 pour statuer sur cette affaire avait finalement été suspendue faute de quorum. Sur les 40 députés provinciaux, seuls 19 avaient répondu présents, alors qu’au moins 26 élus étaient nécessaires pour délibérer.

Face à cette impasse institutionnelle, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a décidé de reprendre la main. Depuis le samedi 16 mai 2026, le bureau de l’Assemblée provinciale ainsi que l’ensemble des députés provinciaux ont été convoqués en urgence à Kinshasa afin de rechercher une issue à cette crise qui menace le fonctionnement normal des institutions provinciales du Kongo-Central.

Sur place, plusieurs observateurs et acteurs sociopolitiques appellent au dialogue et à l’apaisement afin de préserver la stabilité de la province. Ils estiment qu’une solution concertée demeure indispensable pour éviter une paralysie institutionnelle susceptible d’entraîner un climat de tensions politiques prolongées dans le Kongo-Central.

Rodriguez Kikamba