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Kinshasa : 24 corps non réclamés découverts dans la morgue de l’hôpital La Bienveillance à N’sele

Une situation choquante a été révélée à N’sele, une commune de l’est de Kinshasa, où vingt-quatre (24) corps ont été retrouvés abandonnés à la morgue de l’hôpital La Bienveillance. La découverte a été faite ce mardi 3 février, lors d’une mission d’information menée par le président de la commission Environnement et Aménagement du Territoire de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK).

Selon Steve Mulumba, chef de la délégation, la durée de conservation de ces dépouilles varie entre une et quatre années. Parmi elles, deux corps appartiendraient à des indigents, tandis que vingt-deux auraient été abandonnés par leurs familles. « Cette situation est alarmante et soulève de graves préoccupations sanitaires, sociales et humanitaires », a-t-il déclaré, pointant du doigt une gestion défaillante des morgues et l’absence de mécanismes clairs pour le traitement des corps non réclamés.

Ce constat met en lumière un problème plus large lié à la pauvreté, à l’abandon social et au manque de suivi institutionnel dans la capitale congolaise. La commission annonce des recommandations à l’issue de cette mission afin d’exiger des mesures urgentes, tant pour préserver la santé publique que pour garantir la dignité des défunts.

Jérémie Ngunga Léman

 

Holding Cabinet G10 : L’ascension fulgurante d’un groupe congolais à vocation mondiale

Créé en 2022, le Holding Cabinet G10 s’impose progressivement comme l’un des groupes d’entreprises les plus dynamiques de la République démocratique du Congo.

Basé à Kinshasa, avec une présence étendue aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’international, ce holding de droit congolais affiche des ambitions clairement tournées vers l’investissement, la sous-traitance multisectorielle et la projection continentale.

Fondé par l’entrepreneur Augustin Kalunga Santé, actuel président-directeur général, le Holding Cabinet G10 est constitué sous la forme d’une société à responsabilité limitée unipersonnelle (SARLU).

En l’espace de quelques années, le groupe a réussi à fédérer un vaste écosystème d’entreprises, d’organisations et de projets, couvrant plusieurs secteurs stratégiques de l’économie.

Une structure d’envergure et une gouvernance centralisée

Avec un capital social de 35 millions de dollars américains et un chiffre d’affaires déclaré de 2,9 milliards de dollars en 2025, le Holding Cabinet G10 se distingue par l’ampleur de sa structuration. Le groupe revendique 92 bureaux installés, dont 34 effectifs, 48 à l’étranger, ainsi que cinq bureaux de représentation continentale.

La gouvernance repose sur un associé unique, garant de l’orientation stratégique du groupe. Elle s’appuie sur un dispositif organisationnel dense comprenant 85 directeurs généraux des domaines, 308 directeurs généraux des branches, 46 PDG nommés, ainsi que quatre commissaires aux comptes. Une direction dite « phare », le Collège de Paiement, joue un rôle central dans la coordination financière et opérationnelle.

Un portefeuille multisectoriel ambitieux

Le Holding Cabinet G10 intervient dans un large éventail de secteurs, notamment l’agriculture et l’agrobusiness, la santé, l’énergie et les infrastructures, l’immobilier, le transport et la logistique, le numérique, ainsi que la gestion des déchets et la protection de l’environnement.

À travers ces activités, le groupe se positionne comme une plateforme d’investissement et de sous-traitance destinée à accompagner la croissance des entreprises affiliées, qu’elles soient commerciales, associatives, para-commerciales ou institutionnelles.

Le holding revendique également des chiffres impressionnants : 110 entreprises sœurs, 17 430 entreprises en participation interne, et 1 480 entreprises sous gestion directe externe, traduisant une stratégie d’expansion fondée sur l’adhésion et l’accompagnement des initiatives économiques.

Faciliter l’entrepreneuriat et l’accès aux marchés
L’un des axes majeurs du Holding Cabinet G10 réside dans la facilitation de l’accès au financement, l’assistance juridique et administrative, ainsi que la prise en charge de grands marchés grâce aux fonds alloués par la société-mère. Le groupe se présente comme un levier de mutualisation des ressources et de réduction des charges opérationnelles pour les entreprises membres.

Au-delà du cadre strictement économique, le holding ambitionne de soutenir les entrepreneurs, commerçants, innovateurs, artisans, et même certains acteurs ecclésiastiques para-commerciaux, dans une logique de développement inclusif.

Une vision tournée vers l’international

En continuité d’expansion de ses Organes administratifs, le Holding Cabinet G10 affirme sa volonté de renforcer sa présence internationale à travers la création de filiales, d’organismes internationaux et de partenariats privés, aussi bien en Afrique que dans le reste du monde.

Gilbert Ngonga

Kasaï Central : Un véhicule de la société SAFRIMEX tue un sous-proved à Nganza

Le directeur sous provincial de l’éducation nationale de Tshimbulu, Jean-Claude Mudiandambu, a été tué ce mardi 3 février 2026 dans un accident de circulation routière impliquant un véhicule de la société SAFRIMEX sur le tronçon de la RN1 Kananga-Dibaya, au quartier Lubi-a-Mpata, village Nkadi, près de l’hôpital Bon-Berger de Tshikaji, dans la commune de Nganza, province du Kasaï Central.

Selon Müller Mbuyi, chef de quartier Lubi-a-Mpata qui a livré cette information, la victime, agent de l’État en mission officielle, circulait à moto lorsqu’elle a été violemment percutée par un véhicule appartenant à l’entreprise SAFRIMEX. Il s’appelle Jean-Claude Mudiandambu et il est décédé sur le champ alors qu’il se venait du territoire de Dibaya en mission de service vers la ville de Kananga.

Peu après l’accident, les éléments de la Police de circulation routière (PCR), accompagnés du commandant de la police, se sont rendus à la base-vie de SAFRIMEX, située dans le quartier Nkadi, afin d’ouvrir une enquête pour établir les circonstances exactes de cet accident mortel. Le corps de la victime a été transféré à la morgue de l’hôpital général de Kananga, en attendant l’organisation des obsèques.

Jamely Timothée Kayembe

Crise politique en RDC : Jean-Marc Kabund reçu par la chargée d’affaires du Royaume de Belgique

Le président National de l’ Alliance pour le Changement (A.CH), Jean-Marc Kabund-a-Kabund a reçu, ce mardi 03 février 2026, à sa résidence de Kingabwa, Mme Lot Debruyne, chargée d’affaires ad interim de l’ambassade du Royaume de Belgique en RDC. Au cours de cette rencontre, Jean-Marc Kabund a réitéré la nécessité d’un dialogue national véritablement inclusif, qu’il considère comme la seule voie pour sortir de la crise actuelle.

Il a insisté sur le respect de l’ordre constitutionnel ainsi que sur la préservation de l’intégrité territoriale et de la stabilité du pays. Les échanges ont également porté sur la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la RDC, les deux parties s’accordant sur l’urgence de protéger les populations civiles.

Cette audience traduit la volonté de Jean-Marc Kabund opposant du pouvoir en place de maintenir un dialogue constant avec les partenaires internationaux, notamment la Belgique, sur les enjeux politiques et sécuritaires de la République démocratique du Congo.

Jamely Timothée Kayembe

Spoliation d’un immeuble de l’ambassade ivoirienne : La Justice congolaise ouvre une enquête

Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a enjoint le procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire sur la spoliation d’un immeuble appartenant à l’ambassade de la République de Côte d’Ivoire en République démocratique du Congo, selon un communiqué officiel rendu public mardi 3 février.

Face à la gravité des faits et à leurs implications diplomatiques, le ministre de la Justice a exigé que toute la lumière soit faite afin d’identifier les auteurs présumés, leurs complices éventuels et d’engager des poursuites judiciaires à leur encontre. Cette instruction s’inscrit dans la volonté des autorités de lutter contre les atteintes aux biens publics et diplomatiques.

« Face à la gravité des faits, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a enjoint au Procureur Général près la Cour de cassation d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire à l’encontre des présumés spoliateurs et de tout complice éventuel », précise le communiqué signé par Guillaume Ngefa, ministre de la Justice.

Fulgence Mavula

Incendie d’un dépôt pétrolier à Limete : Le ministère des Hydrocarbures retire les agréments

Un incendie dévastateur s’est déclaré le lundi 2 février 2026 dans un dépôt de produits pétroliers au quartier SOCOPAO, dans la commune de Limete. Le sinistre, provoqué par l’imprudence d’un vigile fumant sur les lieux en violation des consignes de sécurité, a causé d’importants dégâts matériels, détruisant plusieurs habitations et faisant des blessés graves, sans toutefois déplorer de pertes en vies humaines.

Présente sur les lieux ce mardi 3 février, la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a immédiatement ordonné le retrait des agréments de l’installation sinistrée. Face à la récurrence de ces incidents, la Ministre a annoncé la création imminente d’une commission d’enquête nationale chargée de contrôler la conformité des stocks de carburant sur l’ensemble du territoire, réitérant que la manipulation de ces substances exige un professionnalisme rigoureux et le respect strict des normes de sécurité.

Cette mission d’inspection a été saluée par la bourgmestre de Limete, Nathalie Alamba Feza, qui s’est engagée à fournir un recensement complet des dépôts et stations-service opérant dans sa juridiction. Cette mesure d’urgence vise à assainir le secteur et à prévenir de nouveaux drames au sein des zones résidentielles de la capitale, alors que plusieurs familles se retrouvent aujourd’hui sans abri suite à cette tragédie.

Guyvenant Misenge

Élie Mpungu Kongolo signe son premier contrat professionnel avec le KRC Genk

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Élie Mpungu Kongolo, footballeur congolais originaire de la commune de Kasavubu à Kinshasa, a signé ce mardi 3 février son premier contrat professionnel avec le KRC Genk, club évoluant en Jupiler Pro League belge. Formé à Kinshasa au sein du TP Les Anges, dans le championnat de l’Entente Provinciale de Football de Kinshasa (EPFKIN), le joueur franchit ainsi une étape importante de sa carrière en rejoignant le football professionnel européen. La durée du contrat n’a pas été communiquée par le club.

Attaquant polyvalent, Élie Mpungu peut évoluer sur l’ensemble du front offensif. Il est notamment utilisé sur le côté gauche de l’attaque, où sa vitesse et sa capacité à créer des situations offensives sont mises en avant. Son profil correspond aux exigences du jeu moderne, basé sur la mobilité, la projection rapide et l’efficacité dans les duels offensifs.

Ce passage de l’EPFKIN à la Jupiler Pro League illustre le parcours d’un joueur issu du football de base congolais vers un championnat européen de premier plan. En intégrant le KRC Genk, Élie Mpungu Kongolo devient l’un des jeunes joueurs congolais appelés à poursuivre leur développement dans un cadre professionnel structuré à l’international.

Voldy Matiafu

Kwilu : Deux policiers et un civil tués lors de violences à Panu-Cité

Trois personnes ont perdu la vie mardi 3 février 2026 à Panu-Cité, dans le territoire d’Idiofa, province du Kwilu, à la suite de violents affrontements entre des jeunes assimilés aux bandits dits kuluna et les forces de l’ordre. À l’origine des troubles, l’arrestation de trois chefs présumés de ces groupes. Mécontents, leurs partisans ont attaqué la Police nationale congolaise (PNC) à l’aide de machettes, de flèches et de pierres. L’information a été confirmée par le père Don-Bosco Mikwa, de la congrégation des Oblats de Marie Immaculée, présent sur place à Panu-Cité.

Face à une population surchauffée, des éléments de la PNC, insuffisamment équipés, ont été débordés. Le commandant local de la police a été violemment agressé et admis à l’hôpital dans un état critique. Les violences ont coûté la vie à deux policiers ainsi qu’à un civil, tandis que plusieurs autres personnes ont été blessées.

Craignant une escalade, de nombreux habitants ont traversé la rivière Kasaï pour se mettre à l’abri. Toutes les activités ont été paralysées avant midi : hôpitaux, marchés et écoles ont cessé de fonctionner. Profitant du chaos, les assaillants ont également procédé à la libération de détenus, aggravant la situation sécuritaire dans la cité.

Rodriguez Kikamba

Dialogue national en RDC : Une branche de l’opposition rejette une « organisation unilatérale »

Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales (CCFPS) a exprimé de vives réserves quant à la manière dont le dialogue national envisagé en République démocratique du Congo pourrait être organisé. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 03 février 2026, la plateforme estime que le dialogue, attendu par une large frange de la population, doit être inclusif, représentatif et placé sous une médiation crédible et indépendante.

Selon le CCFPS, le dialogue national constitue aujourd’hui une exigence politique majeure face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays. Il devrait, selon cette structure, permettre de créer les conditions nécessaires à la fin des conflits armés, à l’allègement des souffrances des populations et à l’ouverture d’une nouvelle perspective politique et nationale.

Dans sa déclaration, le Cadre de concertation affirme que le Président de la République, en tant qu’acteur central de la crise actuelle, ne peut décider seul du lieu, des modalités d’organisation, de la participation ni du périmètre des débats du dialogue. Une telle démarche, estime-t-il, risquerait de compromettre la crédibilité du processus et de réduire le dialogue à un exercice formel sans portée réelle.

La plateforme critique également l’imposition de conditions unilatérales, l’interprétation jugée partisane de la Constitution ainsi que l’exclusion de certains acteurs politiques et sociaux. Elle considère que ces pratiques vident le dialogue de sa substance et le transforment en un instrument de consolidation du pouvoir plutôt qu’en un mécanisme de résolution de la crise nationale.

Le CCFPS rejette par ailleurs l’idée de confier l’organisation du dialogue aux seules institutions issues d’élections largement contestées, qu’il juge dépourvues de légitimité morale et de crédibilité politique suffisantes pour conduire un processus censé sortir le pays de l’impasse.

En revanche, le Cadre de concertation réaffirme son attachement à un dialogue politique véritablement inclusif, placé sous une médiation neutre, crédible et indépendante, notamment celle proposée par la mission conjointe ECC-CENCO et validée par l’Union africaine.

La plateforme appelle l’ensemble des forces politiques, sociales et citoyennes à se mobiliser afin d’imposer un Pacte républicain fondé sur la vérité, la justice et la volonté souveraine du peuple congolais.

Fabrice Kabamba

Sud-Kivu : L’armée inflige de lourdes pertes aux éléments du M23 lors des affrontements dans les hauts plateaux de Fizi

Des affrontements intenses ont opposé, lundi 2 février 2026, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux éléments du M23/AFC, venus en appui à leurs alliés locaux Twirwaneho, Ngumino et Red Tabara dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu. À l’issue de ces combats qui ont duré cinq jours, d’importantes pertes humaines et matérielles ont été infligées à la rébellion.

Selon le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le bilan fait état de 34 combattants RDF neutralisés et de 12 éléments Twirwaneho et Ngumino capturés. Parmi les personnes neutralisées figurerait un jeune homme de 23 ans, identifié comme Amazina Nsengiyaremye Théobald, né à Bugarama. Les FARDC évoquent également la neutralisation de 14 combattants affiliés aux groupes Twirwaneho et Red Tabara.

Sur le plan matériel, l’armée indique avoir récupéré plusieurs armes et munitions, dont des fusils AK-47, des mitrailleuses PKM, des lance-roquettes SPG-9 et RPG-7, ainsi que des grenades, des caisses de munitions de calibre 12,7 mm et divers lots de munitions de guerre. L’armée réaffirme ainsi sa détermination sur la poursuite de sa mission de sécurisation des populations civiles.

Blanchi Lungala M