La République démocratique du Congo enregistre une évolution encourageante de la situation sanitaire, marquée par une diminution des cas de choléra au cours de la dernière semaine épidémiologique. Le nombre de cas suspects est passé de 1.811 à 1.688, selon les données présentées vendredi 30 janvier au Conseil des ministres par le ministre de la Pêche et de l’Élevage, assurant l’intérim du ministre de la Santé publique.
Cette baisse s’accompagne d’un taux de létalité estimé à 0,4 %, en recul par rapport à la semaine précédente, a précisé Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement, lors de la lecture du compte rendu à la télévision nationale. Pour la même période, la ville de Kinshasa a recensé 170 cas suspects et quatre décès. Cinquante-cinq patients restent pris en charge dans les centres de traitement, tandis que les actions de riposte se poursuivent sur le terrain.
Concernant le Mpox, le Conseil des ministres a été informé de la levée de l’urgence de santé publique de sécurité continentale par Africa CDC, après celle décidée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en septembre 2025. Bien que la situation se soit nettement améliorée dans plusieurs pays, dont la RDC, la maladie demeure endémique. Le ministère de la Santé publique a ainsi décidé de maintenir le Mpox comme une urgence nationale jusqu’en mars 2026, afin de renforcer la coordination, le leadership national et la mobilisation des ressources nécessaires à la riposte.
Fulgence Mavula

