Les sanctions tant attendues sont enfin tombées. Ce jeudi 29 janvier, le Jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) a rendu ses décisions à la suite des incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Une chose est claire : la CAF n’a épargné personne. Sénégal comme Maroc sont concernés. Et quand une décision est juste, il faut savoir le reconnaître.
Ces mesures disciplinaires, lourdes mais cohérentes, traduisent la volonté de l’instance continentale de défendre les valeurs de fair-play, de loyauté et d’intégrité, surtout lors d’un événement aussi prestigieux qu’une finale de CAN.
Sénégal : Joueurs, sélectionneur et supporters sanctionnés
La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) fait face à une série de sanctions significatives, touchant aussi bien l’encadrement technique que les joueurs et les supporters.
Le sélectionneur national, Pape Bouna Thiaw, est durement frappé. Il a été suspendu pour cinq (5) matches officiels de la CAF pour comportement antisportif, violation des principes de fair-play et d’intégrité, et atteinte à l’image du football. À cette sanction sportive s’ajoute une amende de 100 000 dollars américains.
Sur le plan individuel, deux cadres de l’équipe nationale sont également sanctionnés :
•Iliman Cheikh Baroy Ndiaye : deux (2) matches de suspension pour comportement antisportif envers l’arbitre.
•Ismaïla Sarr : deux (2) matches de suspension pour les mêmes faits.
La Federation Sénégalaise de Football (FSF), en tant qu’institution, n’échappe pas au couperet :
•300 000 USD d’amende pour le comportement inapproprié des supporters, ayant porté atteinte à l’image du football.
•300 000 USD supplémentaires pour le comportement antisportif des joueurs et de l’encadrement technique, en violation des principes de fair-play, de loyauté et d’intégrité.
•15 000 USD pour faute disciplinaire collective, cinq joueurs ayant reçu des avertissements.
Maroc : Sanctions sportives et lourdes amendes financières
La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est elle aussi lourdement sanctionnée, tant sur le plan sportif que financier.
Côté joueurs :
•Achraf Hakimi est suspendu pour deux (2) matches, dont un (1) avec sursis valable pendant un an, pour comportement antisportif.
•Ismaël Saibari écope de trois (3) matches de suspension, assortis d’une amende de 100 000 USD.
Sur le plan institutionnel, la CAF pointe plusieurs manquements graves :
•200 000 USD d’amende pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles.
•100 000 USD pour l’envahissement de la zone VAR par les joueurs et le staff, entravant le travail de l’arbitre, en violation des articles 82 et 83 du Code disciplinaire de la CAF.
•15 000 USD pour l’utilisation de lasers par les supporters, une pratique strictement interdite.
Réclamation rejetée : la CAF ferme la porte aux contestations
Dernier point clé de cette décision : le rejet pur et simple de la réclamation introduite par la FRMF. Le Jury disciplinaire a estimé que les accusations portées contre la FSF, relatives à de supposées violations des articles 82 et 84 du Règlement de la CAN, n’étaient pas fondées.
Cette décision vient clore définitivement le dossier disciplinaire de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025.
Une décision salutaire pour le football africain
À travers ces sanctions, la CAF envoie un message fort : la finale de la CAN doit rester une vitrine d’exemplarité, pas un terrain de débordements. La notoriété, le statut ou la pression de l’enjeu ne sauraient justifier des comportements contraires à l’éthique sportive.
Sénégal et Maroc sont traités avec la même rigueur. Une justice équilibrée, nécessaire, et surtout bénéfique pour l’avenir du football africain.
Voldy Matiafu