L’Est de la République démocratique du Congo est de nouveau frappé par une série d’attaques meurtrières attribuées aux rebelles des ADF. En l’espace de deux jours, au moins 39 civils ont été tués dans plusieurs incursions enregistrées dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. La dernière attaque a été signalée jeudi 7 mai 2026 à Biakato, dans la chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, où au moins 15 personnes ont été exécutées dans le village de Laliya, situé près de Biakato-centre sur la Route nationale numéro 44. Selon des sources locales, les assaillants seraient venus de la chefferie voisine des Babila-Bakwanza avant de mener cette attaque sanglante.
Cette nouvelle tuerie intervient après un autre massacre perpétré dans la nuit du mardi au mercredi 6 mai 2026 dans plusieurs villages du secteur de Beni-Mbau, au Nord-Kivu. Au moins 24 civils ont été tués dans les localités de Manzungu, Musangwa, Wasafi et Mangambo, situées près de la frontière entre le Nord-Kivu et l’Ituri. D’après la société civile, plusieurs victimes ont été surprises dans leurs champs ou à domicile. Certaines dépouilles ont été transférées à la morgue de l’hôpital général de référence d’Oïcha. Après leur passage, les assaillants se seraient dispersés dans les forêts environnantes, plongeant plusieurs localités dans la peur et provoquant des déplacements de populations.
Face à cette nouvelle vague de violences, de nombreuses familles ont fui vers Makumo, Mangina ainsi que vers la ville de Beni. Les activités socioéconomiques restent paralysées dans plusieurs villages touchés par l’insécurité. Les autorités administratives et militaires assurent que des opérations sont en cours pour traquer les assaillants, tandis que des acteurs de la société civile réclament un renforcement des offensives contre les ADF afin de mieux protéger les populations civiles. Malgré les opérations conjointes menées depuis plusieurs années par les FARDC et l’armée ougandaise, les attaques continuent de semer la terreur dans plusieurs territoires de l’Est du pays.
Charles Mapinduzi
