Trois mois après la signature d’un accord de paix entre Kigali et Kinshasa sous la médiation américaine, les deux parties ont résolu de passer à la mise en œuvre de certaines clauses alors que le scepticisme gagnait de plus en plus les esprits du fait de l’absence d’un impact réel du processus de Washington sur la crise sécuritaire dans le pays
Dans un communiqué conjoint rendu public mercredi 24 septembre dernier, la RDC et le Rwanda ont annoncé leur intention d’appliquer certaines mesures, particulièrement celles sécuritaires dès le début du mois d’octobre prochain. L’objectif final est de neutraliser les FDLR et permettre le retrait des mesures de défense rwandaises.
A noter que le processus de Washington est resté lettre morte, Kigali et Kinshasa restent divisés au sujet de priorités. Pour les autorités congolaises, Kigali devrait préalablement retirer ses troupes du sol congolais alors que, pour le Rwanda, la neutralisation des FDLR est la première étape avant que Kigali ne lève ses mesures défensives. Trois mois après, rien n’a été fait pour faire progresser les choses et les hostilités entre M23, groupe armé pro-rwandais, et les FARDC ont repris dans le Nord et Sud-Kivu.
Jean Ngaviro
