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Procès des crimes en RDC : l’audience de Roger Lumbala fixée du 12 novembre au 19 décembre 2025

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La République démocratique du Congo (RDC) a réitéré sa demande d’extradition de Roger Lumbala, ancien chef rebelle et leader du RDC-N, arrêté à Paris en 2021 par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité. Accusé d’exactions commises sur le sol congolais, il est considéré par Kinshasa comme devant être jugé en RDC, au bénéfice des victimes et des parties civiles, et non devant la justice française.

Dans une déclaration faite mercredi 17 septembre 2025, Me Philippe Zeller, avocat de Roger Lumbala, a confirmé que cette demande, déjà formulée en 2023, demeure sans réponse claire de la part des autorités françaises. Selon lui, le dossier est à un point « central et extrêmement sensible », donnant l’impression que « le temps est figé », entre silence politique et procédures judiciaires encore en suspens.

L’avocat rappelle que la prochaine audience se déroulera sur une durée de six semaines, du 12 novembre au 19 décembre 2025. En attendant, il insiste sur l’urgence de voir ce dossier jugé en RDC, estimant que les avocats de la défense comme des parties civiles poursuivent leurs démarches auprès des instances politiques et judiciaires françaises.

Rodriguez Kikamba

RDC–Afrique du Sud : Félix Tshisekedi en visite de quelques heures à Pretoria

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Invité par son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa, le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé ce jeudi matin à Pretoria pour une visite de travail de quelques heures. Accueilli à son arrivée à l’aéroport militaire par la vice-ministre des Affaires étrangères, Thandi Moreka, le chef de l’État congolais a aussitôt pris la direction du palais présidentiel Mahlamba Ndlopfu.

Au programme de ce déplacement express figure un tête-à-tête entre Félix Tshisekedi et Cyril Ramaphosa, suivi d’un déjeuner de travail. Les deux dirigeants devraient aborder des questions d’intérêt commun, en particulier la consolidation de leurs relations politiques et diplomatiques, ainsi que la coopération sécuritaire et économique entre leurs pays.

Le président congolais est accompagné d’une forte délégation composée du vice-Premier ministre en charge de la Défense, Guy Kabongo, de la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, et du ministre des Finances, Doudou Fwamba. Cette visite traduit la volonté de Kinshasa et Pretoria de maintenir un dialogue régulier et de donner un nouvel élan aux accords de coopération déjà en vigueur.

Par Gilbert Ngonga

RDC : Dieudonné Mushakalusa alerte sur le blocage de la session budgétaire à l’Assemblée nationale

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L’Assemblée nationale traverse une zone de turbulence depuis le lancement des pétitions visant son président, Vital Kamerhe, et certains membres du bureau. Une commission a été mise en place pour examiner ces démarches, mais déjà des voix s’élèvent pour dénoncer le risque de paralysie de la session budgétaire 2026, dans un pays où la misère et l’insécurité demeurent criantes.

Dans une déclaration faite mercredi 17 septembre 2025, Dieudonné Mushakalusa, coordonnateur du panel des experts de la Société civile, a estimé que ces initiatives parlementaires ne feront qu’aggraver la crise institutionnelle. Selon lui, la destitution des membres du bureau n’aura aucun effet sur la flambée du dollar, la montée de l’insécurité ni sur la guerre qui ravage l’Est du pays. Il déplore que les députés privilégient leurs intérêts politiques au détriment du bien-être de leurs électeurs.

« À ce jour où la population vit une misère indescriptible et où l’Est saigne, on ne peut pas comprendre que les élus se concentrent sur des luttes de positionnement. Le budget, priorité absolue de cette session, risque de ne pas être adopté dans les délais, ce qui retardera encore le pays », a dénoncé Mushakalusa, parlant d’un « blocage déjà installé » qui constitue, selon lui, une entrave à la démocratie.

Rodriguez Kikamba

Masina : l’ONATRA réhabilite le rail avec des sacs de sable, la population redoute des accidents

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L’Office National des Transports (ONATRA) a procédé il y’a quelques semaines à la réhabilitation du rail reliant le quartier Pétro-Congo à Mapela, dans la commune de Masina, à l’aide de sacs de sable. Une méthode qui suscite de vives critiques de la part des habitants, lesquels estiment que cette solution de fortune ne pourra pas résister à l’arrivée prochaine de la saison pluvieuse.

« Ces sacs ne vont pas tenir face aux pluies diluviennes, c’est une honte de voir le gouvernement improviser ainsi sur un rail délabré depuis des décennies », déplore Christian Ibanda, habitant du coin. Plusieurs riverains redoutent déjà des accidents pouvant mettre en danger aussi bien les passagers que les trains, en raison de la fragilité de l’ouvrage.

Parallèlement, les autorités provinciales ont procédé à la destruction de plusieurs constructions érigées illégalement à proximité du rail, afin de récupérer l’espace public. Toutefois, la population souligne que cette voie ferrée, datant de l’époque coloniale et presque jamais entretenue, nécessite une véritable réhabilitation technique et durable plutôt que des solutions temporaires.

Bienvenu Musoy

Du perchoir de l’Assemblée nationale à la prison de Makala ? Le journaliste Gauthier Sey redoute un triste avenir pour Vital Kamerhe

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Le parcours politique de Vital Kamerhe, bien que brillant, n’a jamais été couronné de succès durable. Depuis sa chute à la tête de l’Assemblée nationale en 2009, l’autorité morale de l’UNC a connu de nombreux soubresauts sur un chemin semé d’embûches.

Après avoir quitté la mouvance présidentielle, Vital Kamerhe a tenté sa chance à la présidentielle de 2011, mais n’a terminé qu’en troisième position, derrière Joseph Kabila et Étienne Tshisekedi. En 2016, lors d’un dialogue facilité par Eden Konjo, il est accusé, pour avoir donné son accord alors que la plupart des opposants étaient réticents, d’être un opposant de pacotille au service du régime. À cette époque, il espérait être nommé Premier ministre à l’issue des assises, mais Joseph Kabila choisira plutôt Samy Badibanga, humiliant ainsi le natif de Walungu.

En 2018, alors que l’opposition se choisit un candidat commun, Vital Kamerhe, que beaucoup espéraient, est écarté au profit de Martin Fayulu. Il s’efface et s’allie à Félix Tshisekedi dans le cadre de la coalition électorale Cap pour le changement (CACH). Cette fois, le scénario semble favorable : le candidat soutenu par le fondateur de l’UNC remporte la présidentielle. Vital Kamerhe devient alors directeur de cabinet, bien que l’accord CACH prévoyait initialement le poste de Premier ministre.

Mais la joie sera de courte durée. Deux ans plus tard, il est accusé d’avoir détourné plusieurs millions de dollars destinés au programme dit des « 100 jours » de Félix Tshisekedi. Abandonné par le chef de l’État, l’ex-directeur de cabinet est envoyé à Makala où il reste deux ans avant d’être acquitté et blanchi.

De retour sur la scène politique, il intègre le gouvernement Sama Lukonde comme ministre de l’Économie, puis, à l’issue de la présidentielle de décembre 2023, il retrouve la tête de l’Assemblée nationale, poste qu’il avait perdu près de 15 ans auparavant.

La descente aux enfers se poursuit-elle ?

Un peu plus d’un an après son retour à la présidence de la Chambre basse, Vital Kamerhe connaît à nouveau des ennuis. Une pétition visant sa destitution est en cours d’examen. Selon les observateurs, elle pourrait entraîner sa chute.

Les députés pétitionnaires l’accusent d’incompétence, de gestion opaque du bureau de l’Assemblée, de blocage des initiatives parlementaires et de non-considération des revendications sociales des élus. Plusieurs indiscrétions rapportent que Vital Kamerhe aurait déjà été lâché par Félix Tshisekedi, rendant sa chute quasi inévitable.

Mais le risque pour Vital Kamerhe ne se limite pas à une destitution. Il pourrait également retourner en prison. Le journaliste Gauthier Sey s’inquiète des nouveaux dossiers relatifs à d’autres détournements présumés de plus de 500 millions de dollars.

« Tout peut arriver pour que Vital Kamerhe retourne à Makala. On lui reproche d’avoir mal géré et détourné 400 millions, mais il y a aussi un dossier juteux de plus de 100 millions de dollars datant de son passage au ministère de l’Économie. Le Procureur général et tous les services compétents ont déjà le dossier. À ce stade, Kamerhe est dans de sales draps et je crains qu’il retrouve sa cellule à Makala », a estimé le journaliste mercredi 17 septembre, lors d’une émission télévisée.

Il est en effet plausible que, conscient du poids politique de Vital Kamerhe et des conséquences de sa destitution, le régime Tshisekedi ne lui laisse aucun répit, se faisant passer pour la victime ou radicalisant ses partisans. Politiquement, le pouvoir pourrait exploiter les dossiers en suspens pour l’éliminer définitivement et l’empêcher de rejoindre l’opposition, alors que le pays traverse une crise sécuritaire.

Charles Mapinduzi

Santé : l’UE contribue à la fin de l’urgence internationale du Mpox en RDC

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Le 18 septembre 2025, le compte officiel de l’Union européenne en RDC a annoncé que l’UE et ses États membres poursuivent leur soutien pour mettre fin à l’urgence internationale du Mpox dans le pays. Cette déclaration fait écho à l’annonce de l’OMS, qui, le 5 septembre 2025, a déclaré la fin de l’urgence de santé publique de portée internationale pour le Mpox, saluant une baisse significative des cas et des décès en RDC, tout en rappelant que la maladie reste une préoccupation de santé publique nécessitant une vigilance continue.

Dans le cadre de l’initiative « Team Europe », l’UE a mobilisé une aide financière, technique et matérielle essentielle pour la RDC, épicentre de l’épidémie. Cette contribution comprend un financement additionnel d’un million d’euros, la fourniture de plus de 422 000 doses de vaccin MVA-BN®, ainsi qu’un appui technique de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) et du Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC). L’UE a également investi 20 millions d’euros dans le renforcement du système de santé congolais pour soutenir la coordination nationale et la mise en œuvre du plan d’urgence.

Grâce à ce soutien, les structures de santé locales ont été renforcées, la sensibilisation communautaire intensifiée et la surveillance épidémiologique améliorée. Les patients ont pu bénéficier d’une meilleure prise en charge et des centres de traitement, comme le CTMpox d’Ingende, ont été construits. L’UE et ses partenaires poursuivent leur collaboration avec les autorités congolaises pour consolider ces acquis et renforcer durablement le système de santé du pays.

Guyvenant Misenge

ONU : Antonio Guterres annonce un plan de réduction budgétaire de 500 millions de dollars

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Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a présenté le mardi 16 septembre un ambitieux plan de réduction budgétaire visant à diminuer de plus de 500 millions de dollars le prochain projet de budget de l’ONU. Cette réforme prévoit la suppression d’environ 19 % des postes financés par le budget régulier, ainsi que des coupes dans les budgets de maintien de la paix, dans le cadre d’une réorganisation plus large des services de l’organisation.

Pour atteindre ces économies, l’ONU envisage notamment de regrouper les services de paie à New York, Entebbe et Nairobi et de libérer deux immeubles loués à New York afin de réduire les coûts opérationnels. Antonio Guterres a toutefois assuré que les programmes d’aide directe aux pays les moins avancés, aux États sans littoral et aux petits États insulaires, ainsi que les initiatives de plaidoyer pour le développement de l’Afrique, ne seraient pas affectés.

Ces mesures suscitent des inquiétudes, certains analystes soulignant que peu de coupes toucheraient les hauts postes de direction, ce qui pourrait provoquer des tensions internes. Parallèlement, le programme de coopération technique, destiné à renforcer les capacités des pays, devrait être consolidé. L’ONU cherche ainsi à concilier la nécessité de réaliser d’importantes économies et la préservation de ses missions essentielles dans un contexte financier complexe.

Guyvenant Misenge

Kasaï Oriental : le retour de Jean-Claude Mbwebwa suscite des inquiétudes sur une possible crise institutionnelle

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Depuis sa réhabilitation le 28 août 2025 par la Cour Constitutionnelle, le gouverneur de la province du Kasaï Oriental, Jean-Claude Mbwebwa, est rentré à Mbuji-Mayi pour reprendre ses fonctions. Cependant, plusieurs observateurs redoutent une crise institutionnelle, craignant un bras de fer avec l’Assemblée provinciale qui l’avait destitué pour détournement, malgré son acquittement par la justice pour violation de procédures. Cette situation relance le débat dans une province encore sous-développée où de nombreuses infrastructures de base sont inexistantes ou délabrées.

Mercredi 17 septembre 2025, Me Caleb Kalala Mpotoyi, président national du Mouvement Patriotique pour le Changement (MPC), a appelé le gouverneur à tourner la page et à privilégier le rassemblement pour éviter toute nouvelle crise. « Nous conseillons au gouverneur de tirer des leçons de ses erreurs passées, de s’entourer de personnes compétentes et de travailler pour le redressement de la province afin d’éviter le chaos », a-t-il déclaré.

Pour rappel, l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental avait accusé Jean-Claude Mbwebwa de détournement de trois millions de dollars américains, destinés à des projets d’investissement, accusation que le gouverneur a toujours niée, précisant qu’une partie de cette somme avait été utilisée pour l’achat de véhicules pour le gouvernement provincial et le paiement des agents provinciaux.

Rodriguez Kikamba

Kasaï-Central : Les travaux du barrage hydroélectrique de Katende salués par les chefs coutumiers de Tshimbawu

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Les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Katende, dans le territoire de Dibaya au Kasaï-Central, avancent de manière satisfaisante, selon les communautés locales. Ce mercredi 17 septembre 2025, une délégation de chefs coutumiers et notables du village Tshimbawu, voisin des chutes de Katende, a été reçue en audience par le Gouverneur intérimaire, Job Kuyindama Kandende, au bâtiment administratif de Kananga. Les autorités traditionnelles ont notamment salué le coulage du béton au niveau du canal d’amenée, exprimant leur confiance dans la réalisation du projet et appelant à l’unité des populations.

Le Gouverneur intérimaire a, pour sa part, remercié les chefs coutumiers pour cette reconnaissance et réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à soutenir la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, qui vise l’électrification de la région via cette centrale d’une capacité prévue de 64 mégawatts. L’infrastructure devrait être mise en service dans un délai de 24 mois.

Pour les chefs coutumiers, la mise en service du barrage de Katende marquera un tournant décisif pour le développement socio-économique du centre du pays, offrant notamment une source d’électricité stable à la population et favorisant la croissance locale.

Fabrice Kabamba

RDC :Tshisekedi à Pretoria pour renforcer la coopération avec l’Afrique du Sud

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Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué ce jeudi 18 septembre une visite de travail à Pretoria à l’invitation de son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa. Arrivé en début de matinée par l’aéroport militaire, il a été accueilli par la vice-ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Mme Thandi Moreka, avant que son cortège ne se dirige vers les Union Buildings, siège du gouvernement.

Au programme, un tête-à-tête entre les deux Chefs d’État suivi d’un déjeuner de travail. Cette rencontre, qualifiée de « visite éclair », vise à consolider les relations entre Kinshasa et Pretoria. Les deux pays sont liés par une série d’accords couvrant les domaines « politique, diplomatique, sécuritaire et économique », qui demeurent la base de leur partenariat stratégique.

Le Chef de l’État congolais s’est déplacé avec une délégation gouvernementale restreinte comprenant le Vice-Premier ministre en charge de la Défense, Guy Kabongo, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, ainsi que le ministre des Finances, Doudou Fwamba. Ce déplacement traduit, selon l’entourage présidentiel, la volonté de la RDC de renforcer ses alliances régionales et de donner une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale.

Cedrick Katay Kalombo