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RDC et Kazakhstan signent un mémorandum pour renforcer la coopération minière

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Le ministre des Mines de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a signé ce mercredi à Astana, capitale du Kazakhstan, un mémorandum de coopération dans le domaine minier avec son homologue kazakhstanais. Ce document vise à renforcer la collaboration bilatérale pour l’exploitation des ressources naturelles des deux pays.

Selon le ministre Louis Watum Kabamba, cette coopération constitue une opportunité stratégique pour la RDC afin de valoriser ses ressources naturelles et de stimuler le développement du secteur minier national. Le mémorandum porte également sur la géologie et les méthodes d’exploitation durable des minerais.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement congolais de consolider les relations bilatérales et de promouvoir des partenariats stratégiques au bénéfice du développement économique national.

Abi Ilumu

RDC : le verdict du procès Kabila attendu le 12 septembre 2025

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Le procès de l’ancien président de la République et sénateur à vie, Joseph Kabila Kabange, arrive à une étape cruciale. La Haute Cour militaire rendra son verdict le vendredi 12 septembre 2025 à 09 heures, au Nouveau Palais de Justice de Kinshasa/Gombe. Selon l’extrait du communiqué parvenu ce mercredi 10 septembre et signé par la Colonel Benteke Boluwa Marie Josée, greffière principale, l’audience publique se tiendra en matière répressive de premier degré, dans le dossier référencé RP N°051/25.

L’ancien chef de l’État est poursuivi par l’Auditeur Général du ministère Public ainsi que par plusieurs parties civiles, parmi lesquelles la République démocratique du Congo, les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri, mais aussi des ONG comme VCSF et AVOVIG. Joseph Kabila est accusé de « participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel par balles, trahison, apologie, viol, torture et déportation ». Il lui est également reproché « l’occupation à force ouverte de la ville de Goma ».

Ce procès inédit, qui voit pour la première fois un ancien président congolais poursuivi devant la Haute Cour militaire, retient l’attention à la fois au niveau national et international. L’audience du 12 septembre est perçue comme un moment charnière susceptible de marquer un tournant judiciaire et politique majeur pour la République démocratique du Congo.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : Reprise des démolitions des constructions anarchiques sous la supervision du VPM Shabani

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Kinshasa : Reprise des démolitions des constructions anarchiques sous la supervision du VPM Shaban

 

Après une suspension pour des raisons logistiques, le Gouvernement a relancé, lundi 8 septembre 2025, l’opération de démolition des constructions anarchiques érigées sur des sites non viabilisés de la capitale. La décision a été confirmée lors d’une réunion d’évaluation présidée par le Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, aux côtés des membres de la commission chargée de l’exécution.

Le VPM Shabani a annoncé la mobilisation des moyens techniques nécessaires pour accélérer cette nouvelle phase de l’opération, suspendue il y a quelques semaines. Il a également instruit les services compétents de garantir le strict respect de l’ordre public, afin que ces interventions se déroulent sans heurts ni affrontements avec la population.

Cette initiative gouvernementale vise à réduire les risques liés aux catastrophes naturelles dans la capitale, notamment les inondations qui provoquent régulièrement des pertes en vies humaines, ainsi que d’importants dégâts matériels et infrastructurels.

Abi Ilumu

RDC : Mukoko Samba insiste sur des subventions pétrolières au profit des ménages

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Le Vice-Premier ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a réaffirmé mardi 9 septembre à Kinshasa que les subventions des produits pétroliers doivent bénéficier en priorité aux ménages et aux petits consommateurs, et non aux entreprises minières. Selon lui, la récente réforme vise à corriger une distorsion qui permettait aux grands exploitants de profiter indûment des aides de l’État.

Il a expliqué que dans le régime des prix administrés en RDC, le gouvernement subventionne non seulement les carburants mais compense aussi le manque à gagner des pétroliers lié à l’écart entre le taux de change officiel et celui du marché. Ce mécanisme permet aux sociétés importatrices de couvrir leurs pertes de change, puisque le pétrole est acheté en dollars mais vendu en francs congolais.

La réforme, entrée en vigueur fin juillet à travers un arrêté interministériel, établit désormais une distinction claire : les entreprises minières et leurs sous-traitants ne sont plus éligibles aux remboursements, car ils consomment directement le carburant pour leurs activités et ne le redistribuent pas aux ménages. Désormais, seuls les consommateurs finaux, en particulier les ménages, doivent tirer profit de ces subventions.

Rodriguez Kikamba

RDC : Les Confessions religieuses rejettent les recommandations de la conférence Thabo Mbeki

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La plateforme des Confessions religieuses, par la voix de son président, l’évêque Evariste Ejiba Yamapia, a rejeté mardi 9 septembre 2025 les recommandations issues de la conférence internationale organisée par la fondation Thabo Mbeki en Afrique du Sud. Ce rendez-vous, boycotté par les autorités congolaises et l’opposant Martin Fayulu, avait plaidé pour un dialogue entre les parties en conflit. Les Confessions religieuses estiment que toute concertation nationale doit s’inscrire dans le cadre constitutionnel et institutionnel de la RDC, et se tenir après les processus de Washington et de Doha.

Selon Ejiba Yamapia, le dialogue souhaité doit être un lieu de réconciliation entre Congolais, autour du chef de l’État, et non un processus parallèle organisé à l’extérieur du pays. Il a rappelé que Thabo Mbeki, initiateur du dialogue sud-africain, s’était déjà illustré par des propos jugés clivants vis-à-vis du peuple congolais, alors même que la priorité reste la cohésion nationale et la solidarité envers les populations meurtries de l’Est.

Par ailleurs, le président de la plateforme a annoncé la mise en œuvre d’une « diplomatie ecclésiastique » du mouvement du réveil. Dans ce cadre, la plateforme prévoit de recevoir prochainement la pasteure américaine Paola White, proche de Donald Trump, ainsi que l’archevêque Duncan Williams du Ghana. Des contacts sont également établis avec le réseau des pasteurs évangéliques de la sous-région, en appui aux efforts diplomatiques du gouvernement congolais sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi.

Rodriguez Kikamba

Crise en RDC : Kinshasa n’agit-elle que sous pression populaire et internationale ?

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La République démocratique du Congo traverse l’un des moments les plus critiques de son histoire. La crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays s’accompagne de divisions politiques profondes et de tensions ethniques multiformes, mettant à l’épreuve la cohésion nationale.

Face à ces défis, les autorités congolaises semblent intervenir le plus souvent a posteriori, y compris dans des situations qui auraient pu être anticipées. Une question revient ainsi régulièrement dans l’opinion publique : Kinshasa n’agit-elle que sous pression ?

Le massacre de près de 100 civils au Nord-Kivu

Entre le 8 et le 9 septembre, les territoires de Beni et Lubero ont été frappés par de nouvelles attaques des djihadistes des Forces démocratiques alliées (ADF), faisant près de quatre-vingt-dix morts parmi les civils.

L’horreur suscitée par ce drame a plongé le pays dans la consternation. Pourtant, le gouvernement est resté silencieux face à cette tragédie, malgré de nombreux messages de condamnation relayés sur les réseaux sociaux.

À la surprise générale, Kinshasa a d’abord publié un communiqué condamnant les attaques israéliennes au Qatar et exprimant sa compassion pour Doha, sans évoquer les massacres dans le Nord-Kivu. Ce n’est qu’après de vives critiques sur les médias sociaux que la Primature s’est résolue à réagir sur le sujet.

« A-t-il fallu que les réseaux sociaux se remplissent de critiques acerbes pour que le gouvernement évoque enfin le massacre de près de 100 de nos compatriotes ? Comment a-t-on pu penser à une situation au Qatar alors que chez nous, des civils étaient égorgés par des terroristes ? Seule la pression a permis à la Primature de publier un communiqué, sans garanties réelles. Il est urgent d’instaurer le fédéralisme pour éviter que les dirigeants continuent de croire que le pays se limite à Kinshasa », déclare un activiste de la LUCHA.

Le soulèvement des Wazalendo à Uvira

Plus tôt, des violences ont éclaté dans la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, après la nomination du général Olivier Gasita comme commandant chargé des opérations dans la région.

Des éléments du mouvement Wazalendo, soutenus par des civils, ont imposé leur « droit de veto » au gouvernement. Malgré les tentatives pour faire accepter le général Gasita, issu de la communauté Banyamulenge, Kinshasa n’a pas réussi à stabiliser la situation. Face à la pression locale, l’officier aurait quitté la ville dans la nuit du lundi au mardi, selon des sources sécuritaires.

La crise du M23

Le gouvernement congolais n’a agi que sous pression à plusieurs reprises, comme en témoigne la crise du M23. Alors que le groupe armé ne contrôlait qu’une partie du territoire de Rutshuru, le régime s’est montré intransigeant, refusant tout dialogue avec un mouvement perçu comme inféodé au Rwanda.

Le conflit s’est alors intensifié, jusqu’à ce que le M23 s’empare de Goma et de Bukavu. Ce n’est que quelques semaines plus tard que Kinshasa a sollicité l’aide de Washington et de Doha pour engager un dialogue avec le Rwanda et les rebelles.

Aujourd’hui, dans un contexte d’instabilité socio-politique et sécuritaire, de nombreux Congolais appellent les autorités à lancer un dialogue inclusif avec les forces politiques et sociales pour juguler la crise. Depuis février dernier, Félix Tshisekedi n’a pas donné son accord, se montrant même radical dans ses déclarations, affirmant que certains citoyens « à double face » ne seraient pas invités — une allusion probable à ses adversaires politiques les plus radicaux, notamment Kabila et Katumbi. Néanmoins, la crainte demeure que, sous pression, le chef de l’État soit contraint de réagir tardivement, comme cela a souvent été le cas sur d’autres dossiers.

Charles Mapinduzi

RDC :Judith Suminwa relance les Zones économiques spéciales pour stimuler l’industrialisation

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RDC :Judith Suminwa relance les Zones économiques spéciales pour stimuler l’industrialisatio

 

 

La Cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a présidé mardi 9 septembre,la première réunion du Comité stratégique de pilotage des Zones économiques spéciales (ZES), un outil clé pour l’industrialisation et la création d’emplois en République démocratique du Congo. L’occasion pour le gouvernement de faire le point sur l’état des ZES existantes, notamment à Maluku, Kin Malebo, Katanga, Kinsevere, Lubero et Musienene, et d’annoncer la mise en chantier de sept nouvelles zones destinées à renforcer cette dynamique économique.

Face à la saturation de certaines zones, comme Maluku, le gouvernement envisage des solutions concrètes pour étendre les infrastructures et faciliter l’implantation d’investisseurs. L’accent est également mis sur la simplification des procédures administratives, l’octroi d’exonérations fiscales et la création d’infrastructures adaptées, afin de rendre les ZES plus attractives et compétitives au niveau régional et international.

Judith Suminwa a souligné le rôle des ZES comme levier de souveraineté économique et de promotion du “Made in DRC”. Parmi les produits déjà exportés figurent des carreaux, boissons et produits pharmaceutiques. Selon le gouvernement, ces zones représentent non seulement des opportunités pour les entrepreneurs congolais, mais aussi un moteur de création d’emplois massifs pour la jeunesse et d’accélération de l’industrialisation nationale.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Le LGD dénonce l’arrestation du Professeur Pascal Isumbisho

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Le regroupement politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) et Alliés a annoncé, mardi 9 septembre 2025, la détention du Professeur Pascal Isumbisho, ancien ministre de la Fonction publique et conseiller du député national Matata Ponyo Mapon. Selon le communiqué publié à Kinshasa, il avait répondu à une convocation du Centre de cybercriminalité avant d’être placé en détention immédiate.

Le LGD affirme que cette arrestation est intervenue sans qu’aucun motif précis n’ait été communiqué à sa famille. Il dénonce une démarche qui constitue, selon lui, une atteinte aux principes démocratiques et à l’État de droit.

Face à cette situation, le regroupement politique et ses alliés exigent la libération immédiate et sans condition du Professeur Isumbisho et tiennent les autorités judiciaires et politiques responsables de son intégrité physique et morale.

Fabrice Kabamba

Willy Mishiki plaide pour une concertation au sein de l’Union sacrée face aux pétitions parlementaires

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Le député national Willy Mishiki a appelé, mardi 9 septembre 2025, à une concertation urgente entre les membres de l’Union sacrée afin d’apaiser les tensions qui secouent le Parlement. Ces tensions sont alimentées par les pétitions visant à destituer le bureau de l’Assemblée nationale dirigé par Vital Kamerhe ainsi que celui du Sénat présidé par Sama Lukonde.

Selon lui, la modification de la charte de l’Union sacrée, qui constitue la base de la légitimité actuelle de la majorité, devrait logiquement entraîner la démission des représentants de cette plateforme occupant des postes de responsabilité. Or, faute de démissions volontaires, certains députés ont choisi la voie des pétitions, démarche que Mishiki reconnaît comme démocratique, mais qui risque de diviser davantage la majorité.

L’élu plaide ainsi pour que les signatures déjà récoltées ne soient pas déposées et recommande la désignation de nouveaux animateurs de l’Union sacrée afin de préserver la cohésion interne. Cette initiative, insiste-t-il, est essentielle pour renforcer l’unité de la famille politique au pouvoir et éviter la répétition de telles crises institutionnelles.

Rodriguez Kikamba

Sud-Kivu : Les Wazalendo, une menace pour les élèves et enseignants à Kabare ?

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Ce que beaucoup redoutaient semble désormais en train de se produire. Les Wazalendo, anciennement groupes armés Mai-Mai dans l’Est de la République démocratique du Congo, mobilisés par le gouvernement pour contrer l’avancée du M23, se dressent aujourd’hui contre les décisions de l’État, particulièrement dans le Sud-Kivu.

Le premier front ouvert par ces « résistants » a été leur farouche opposition à la nomination du général Olivier Gasita comme commandant chargé des opérations dans la région militaire. Face à la pression, l’officier a fini par se retirer, quittant la ville nuitamment. Peu après, une vidéo devenue virale montre un chef Wazalendo menaçant de s’en prendre aux enseignants et aux élèves qui continueraient à fréquenter les écoles dans le territoire de Kabare.

« Je vais tuer toute personne qui viendra en classe. Le M23 devra me faire partir d’ici avant la réouverture des classes. Vos enfants ne sont pas blancs pour étudier pendant que les nôtres n’étudient pas », a-t-il lancé.

Selon plusieurs témoignages, certains enseignants et élèves auraient déjà été arrêtés par ce chef milicien.

Jusqu’ici, les autorités n’ont pas réagi officiellement à ces menaces. Le territoire de Kabare n’est pas directement touché par la guerre contre le M23, mais l’autorité de l’État y apparaît fragilisée par l’activisme des milices.

De nombreux analystes avaient pourtant alerté sur le danger que représentait l’officialisation du rôle des Wazalendo, connus pour leur hostilité vis-à-vis du gouvernement bien avant l’émergence du M23. Pour certains, ces groupes demeurent une menace et devraient être traités comme telle. Ils craignent que, faute de commandement unifié, leur contrôle échappe progressivement aux autorités. Beaucoup voient dans cette situation une véritable bombe à retardement.

Jean Ngaviro