Addis-Abeba accueille du 8 au 10 septembre le deuxième sommet africain sur le climat, placé sous le signe de l’économie verte, du développement local et de la création d’emplois pour les jeunes. La ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de l’Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, y a porté haut la voix de la RDC, soulignant le potentiel du pays à tirer profit de ses ressources naturelles et de sa diaspora.
En marge des assises, la ministre s’est entretenue avec Ferdos Osman, Directrice générale de l’Agence australienne de développement international Intelligence Territoriale. Cette dernière a rappelé l’impact de la diaspora éthiopienne, dont les envois de fonds ont dépassé 5,1 milliards USD en 2024-2025, finançant l’agro-industrie, la technologie et l’immobilier. Selon elle, la diaspora congolaise, plus nombreuse et soutenue par un pays aux ressources plus abondantes, pourrait générer des retombées économiques cinq fois supérieures.
Mme Osman a également mis en avant l’expérience australienne en matière de formation aux métiers de l’économie verte, citant les initiatives de TAFE NSW et les programmes éducatifs en développement durable. Elle a proposé un partenariat innovant avec la RDC visant à stimuler les chaînes de valeur locales, adapter le système éducatif aux enjeux de la transition écologique et mobiliser la diaspora ainsi que le secteur privé pour accompagner l’action gouvernementale.
Rodriguez Kikamba
