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RDC : Gratien Iracan dénonce la paralysie de l’Assemblée nationale par l’Union Sacrée

Le député national Gratien Iracan a dénoncé, ce vendredi, la paralysie de l’Assemblée nationale, pointant du doigt l’Union Sacrée de la Nation. Selon lui, la situation est due à la division au sein des députés nationaux après la pétition contre le bureau de Vital Kamerhe.

« Le Gouvernement a même gelé les frais de fonctionnement pour déstabiliser la deuxième grande institution de la République, le temple même de la démocratie », a-t-il dénoncé.

Gratien Iracan estime qu’il est inacceptable que des intérêts égoïstes et des querelles internes à une famille politique au pouvoir puissent sacrifier le bien-être de l’ensemble de la population congolaise.

« En paralysant l’Assemblée nationale, l’Union Sacrée prive les citoyens de leurs représentants légitimes, bloque les réformes essentielles et laisse les provinces en difficulté sans voix ni soutien », a-t-il ajouté, soulignant le risque pour la démocratie et la vie quotidienne des Congolais.

L’élu de l’Ituri appelle à un recentrage de l’action politique sur l’intérêt général et le respect du mandat confié par le peuple. Il en appelle également à la jeunesse congolaise à s’engager pour renouveler la classe politique et faire la politique autrement.

Bienvenu Musoy

RDC : Plus de 30 présumés criminels présentés au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur

Le jeudi 4 septembre 2025, la Police nationale congolaise (PNC) a présenté plus de 30 présumés criminels au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, à l’immeuble de la Territoriale. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’opération Ndobo, lancée pour lutter contre la criminalité à Kinshasa.

Les individus arrêtés sont accusés de braquages, de vols à main armée et d’extorsions dans plusieurs quartiers de la capitale. La présentation a été accompagnée de pièces à conviction, dont des armes à feu, des tenues militaires et divers biens volés.

Le commissaire provincial de la PNC a précisé que les suspects seront déférés devant la justice pour répondre de leurs actes. Le ministère de l’Intérieur réaffirme ainsi son engagement à renforcer la sécurité publique et à dissuader d’autres comportements criminels à Kinshasa.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Vital Kamerhe reçoit le Secrétaire général adjoint de l’ONU pour renforcer le dialogue pour la paix

Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a reçu jeudi 4 septembre le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix. La rencontre, qui s’est tenue en présence des membres du Bureau et de représentants de commissions spécialisées, a porté sur le processus de paix en RDC et le soutien des Nations Unies aux initiatives diplomatiques menées à Washington et à Doha. Lacroix a rappelé que sa visite s’inscrivait dans la continuité de sa mission de février dernier et a réaffirmé l’engagement de l’ONU pour la stabilité et la protection des civils dans la région des Grands Lacs.

Le responsable onusien a salué l’ouverture du dialogue entre la RDC et le Rwanda et a insisté sur la nécessité d’un dialogue interne inclusif pour consolider la paix. « Notre objectif reste un retour durable de la stabilité en RDC », a-t-il déclaré, en soulignant le rôle central de l’ONU dans les zones encore sous occupation et sa collaboration étroite avec le gouvernement congolais pour protéger les populations et lutter contre les violations des droits humains.

Vital Kamerhe a apprécié l’attention particulière portée par les Nations Unies au pays, évoquant la contribution de la MONUSCO et des résolutions du Conseil de sécurité à la préservation de l’intégrité territoriale. Il a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts pour mettre fin à la crise humanitaire et protéger les civils dans les zones en conflit, un objectif partagé par le président Félix Tshisekedi. Après Kinshasa, Jean-Pierre Lacroix se rendra en Ituri pour renforcer le dialogue avec les autorités locales et la société civile.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Félix Tshisekedi appelle au respect des lois pour renforcer le secteur privé

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a rencontré jeudi 4 septembre le président national de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Robert Malumba, ainsi que le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal. L’entretien a porté sur l’application des lois encadrant le secteur privé, en particulier la législation sur la sous-traitance, afin de garantir le respect des engagements contractuels par les entreprises.

Miguel Kashal a annoncé la mise en place imminente d’un contrôle national conjoint avec la FEC pour examiner la conformité des contrats et l’attribution des marchés, précisant que « tout se fera dans les normes et dans le respect du climat des affaires ». La discussion a également abordé la récente « Loi sur le contenu local », visant à renforcer la participation des nationaux dans les secteurs économiques majeurs, que le président Tshisekedi suivra de près dans sa mise en œuvre.

Les échanges ont enfin porté sur les difficultés rencontrées par certaines entreprises, notamment le non-respect des contrats par l’État et les retards de paiement malgré les garanties bancaires. La FEC et l’ARSP ont insisté sur la nécessité d’un engagement réciproque pour garantir un environnement économique stable, promouvoir la transparence, encourager les partenariats locaux et stimuler la croissance nationale.

Cedrick Katay Kalombo

De Kinshasa à Arusha : L’offensive juridique de la RDC contre l’impunité régionale

L’est de la République démocratique du Congo (RDC) est le théâtre d’une nouvelle bataille, cette fois sur le front diplomatique et judiciaire. Sous l’impulsion de Kinshasa, la communauté internationale renforce la pression sur les auteurs de crimes de guerre. Des enquêtes lancées par l’ONU, la Cour pénale internationale (CPI) et une procédure historique en Tanzanie constituent des avancées décisives. Mais la question demeure : ces démarches suffiront-elles à rétablir justice et paix sur le terrain ?

Une stratégie judiciaire à l’échelle africaine et internationale

La RDC a engagé une offensive judiciaire sur plusieurs fronts, obtenant des résultats significatifs. En Tanzanie, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a validé la plainte de Kinshasa contre le Rwanda pour son soutien présumé au M23. Cette décision du 26 juin 2025, qualifiée de « première victoire », permet à la Cour d’Arusha d’examiner le fond de l’affaire, une démarche inédite sur le continent.

Parallèlement, la justice internationale est passée à l’action. Le 7 février 2025, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève a lancé une mission d’établissement des faits pour collecter des preuves sur les violations des droits humains dans l’Est du pays. Quelques semaines plus tard, le procureur de la CPI, Karim A.A. Khan, s’est rendu à Kinshasa pour rencontrer le président et les victimes, martelant : « Les alliés des groupes armés n’ont pas de chèque en blanc pour commettre des crimes. »

Le dossier s’alourdit avec les rapports d’experts

Ces démarches judiciaires s’appuient sur des preuves accablantes. Un rapport d’experts de l’ONU, publié en juillet 2025, accuse directement l’armée rwandaise (RDF) de diriger les opérations militaires du M23. Bien que Kigali continue de nier, cette conclusion met les efforts diplomatiques, comme l’accord de Washington, sous forte pression et renforce la crédibilité de la position de la RDC.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) documente également l’impact dévastateur des violences sur les civils. Un rapport de juin 2025 révèle une augmentation de 172 % des blessés par arme dans les hôpitaux de la région, montrant que, malgré les avancées juridiques, la violence sur le terrain ne faiblit pas.

Le long chemin vers la justice

Si la RDC a réussi à mobiliser la communauté internationale, ces démarches ne garantissent pas un dénouement rapide. Les enquêtes, qu’elles soient menées par l’ONU, la CPI ou la CADHP, sont des processus longs et complexes, nécessitant la coopération de tous les États impliqués.

En attendant, les populations de l’Est continuent de payer le prix fort. La crise humanitaire s’aggrave, le nombre de personnes déplacées atteint des niveaux records et les violences sexuelles persistent. L’espoir de la justice reste vif, mais le défi majeur demeure la mise en œuvre concrète des accords et des enquêtes pour restaurer paix et dignité aux millions de victimes.

Guyvenant Misenge

Sommet de la CEEAC : La RDC engagée pour l’intégration régionale et le suivi des décisions

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Le ministre de l’Intégration régionale de la République démocratique du Congo, Floribert Anzuluni, est arrivé à Malabo, en Guinée équatoriale, pour participer au sommet extraordinaire de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) prévu le 7 septembre. Cette rencontre vise à nommer le nouveau bureau de la Commission et à évaluer la mise en œuvre des décisions prises lors du précédent sommet en juin, témoignant de la volonté de la RDC de jouer un rôle actif dans l’intégration régionale.

À son arrivée, le ministre Anzuluni a rencontré le Secrétaire général de la CEEAC, l’ambassadeur Gilberto Da Piedade Verissimo, pour discuter de la coordination des priorités régionales et du suivi des initiatives en cours. Cette démarche souligne l’engagement de la RDC à renforcer la coopération régionale, considérée comme essentielle pour la paix, la stabilité et le développement dans la sous-région.

En participant activement à ce sommet, la RDC entend consolider sa place au sein de la CEEAC et contribuer aux efforts collectifs pour relever les défis communs. Le ministre a été accueilli par l’ambassadrice de la RDC en Guinée équatoriale, Jocelyne Kabengele Lukundula.

Guyvenant Misenge

Félix Tshisekedi et Jean-Pierre Lacroix réaffirment leur coopération pour la stabilité dans l’Est de la RDC

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rencontré le jeudi 4 septembre le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, pour discuter de la situation sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC et des mesures à prendre pour accélérer le retour de la paix dans la région.

Jean-Pierre Lacroix a salué les efforts diplomatiques de Kinshasa tout en insistant sur la nécessité de résultats concrets sur le terrain.

« Les violences persistent malgré les initiatives diplomatiques. Il est crucial que ces efforts se traduisent par la cessation des violences et la mise en œuvre effective des engagements pris », a-t-il souligné.

Accompagné de la cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, et d’une délégation de New York, le Secrétaire général adjoint poursuivra sa visite dans l’Est jusqu’au 7 septembre pour soutenir les initiatives de paix. Il a également rappelé l’importance de la participation active de la RDC à l’Assemblée générale de l’ONU et dans les discussions sur le renouvellement du mandat de la MONUSCO au Conseil de sécurité en décembre, saluant l’annonce prochaine de la présidence congolaise au Conseil de sécurité.

Cedrick Katay Kalombo

Partenariat RDC–AS Monaco : Une plainte pour opacité devant le PNF

Le partenariat signé entre la République Démocratique du Congo et l’AS Monaco, censé promouvoir l’image du pays à l’international, se retrouve au cœur d’une polémique judiciaire en France. Une plainte déposée le 4 septembre 2025 auprès du Parquet national financier (PNF) dénonce un contrat jugé « opaque, inutile et illégal ». Selon les plaignants, l’accord aurait été conclu sans appel d’offres ni aval parlementaire, en violation des règles de passation des marchés publics. Ils pointent notamment le flocage du maillot comme seule contrepartie, soupçonnant un mécanisme de transfert douteux de fonds publics.

Le ministre des Sports, Didier Budimbu, a rapidement réagi en rejetant ces accusations qu’il qualifie de « manœuvre désespérée » destinée à le discréditer. Il affirme que le contrat a été validé en Conseil des ministres, qu’il est transparent et indépendant du budget de son ministère. Le ministre met également en cause la compétence de la justice française, estimant qu’elle n’a pas vocation à juger des décisions prises par un gouvernement souverain.

Si le PNF venait à ouvrir une enquête, les conséquences pourraient dépasser le cadre sportif. L’affaire risquerait d’entacher la réputation du ministre Budimbu, tout en fragilisant l’image de l’AS Monaco sur le plan international. Ce dossier relance le débat sur la transparence et la gouvernance dans les partenariats entre États africains et clubs européens, et pourrait devenir un test de la capacité des institutions à faire face aux soupçons de corruption.

Guyvenant Misenge

Rentrée scolaire 2025-2026 : Le Gouvernement réaffirme la gratuité et annonce des réformes majeures

Quatre jours après la rentrée scolaire, la Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, et le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont co-animé, ce jeudi 04 septembre 2025, un Special Briefing Presse au Studio Maman Angebi de la RTNC. Sous le thème « Rentrée scolaire 2025-2026 : Gratuité, innovations et réformes pour une éducation inclusive et de qualité », cette rencontre a permis de dresser les priorités du Gouvernement pour garantir une rentrée apaisée et ambitieuse.

La Ministre Raïssa Malu a présenté les principales mesures mises en œuvre, inscrites dans le plan quinquennal 2024-2029, visant à faire de l’éducation nationale un véritable socle du développement du pays. Parmi les réformes annoncées figurent la formation continue des enseignants et inspecteurs, l’intégration des TIC, le renforcement de la gouvernance scolaire et la promotion de la nouvelle citoyenneté. Elle a également confirmé la poursuite de la construction de nouvelles salles de classe et la réforme des programmes pour améliorer la qualité de l’enseignement.

Concernant la gratuité, la Ministre a rappelé son caractère obligatoire dans le primaire public et son impact positif sur la scolarisation des jeunes filles, précisant que les statistiques actualisées seront publiées prochainement. De son côté, Patrick Muyaya a insisté sur l’importance du dialogue social pour accompagner les réformes et a rappelé que les forces d’occupation n’ont aucune légitimité pour intervenir dans la politique éducative nationale, la Constitution demeurant la seule référence.

Gilbert Ngonga

RDC-ONU : Judith Suminwa et Jean-Pierre Lacroix passent en revue les processus de paix et la résolution 2773

La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a échangé jeudi 4 septembre avec Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des Opérations de maintien de paix, sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. La réunion, à laquelle ont pris part plusieurs membres du Gouvernement, a permis d’évaluer l’état d’avancement des processus de paix de Washington et Doha, ainsi que le rôle de la MONUSCO dans la stabilisation du pays.

Jean-Pierre Lacroix a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, soulignant que les violences persistent et s’intensifient dans l’Est. Selon lui, seule une mobilisation conjointe de toutes les parties prenantes – Gouvernement congolais, Union africaine, organisations régionales et Nations unies – pourra aboutir à un cessez-le-feu effectif et à la protection durable des civils. Le diplomate a rappelé que la MONUSCO continue d’assurer au quotidien la sécurité de centaines de milliers de Congolais, malgré des ressources humanitaires en forte baisse.

Face aux contraintes financières auxquelles l’ONU fait face, Jean-Pierre Lacroix a appelé la RDC à plaider pour un financement continu auprès des États membres, condition essentielle pour soutenir les efforts de paix et l’assistance humanitaire. Il a par ailleurs plaidé pour la création de couloirs humanitaires afin de faciliter l’accès aux déplacés internes. Le Gouvernement Suminwa a réaffirmé sa détermination à protéger l’intégrité du territoire national et à mettre fin aux exactions perpétrées par les groupes armés, notamment le M23/AFC et leurs alliés.

Gilbert Ngonga