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Mercato : Chancel Mbemba devient le 7ᵉ Congolais à rejoindre le LOSC

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Chancel Mbemba, défenseur international congolais de 31 ans, s’est officiellement engagé ce lundi 1er septembre 2025 avec le LOSC. Libre depuis son départ anticipé de l’Olympique de Marseille, l’ancien joueur de Porto, Newcastle et Anderlecht arrive à Lille pour renforcer une défense appelée à relever les défis d’une saison européenne exigeante.

Avec son expérience, sa solidité et son leadership, Mbemba constitue un renfort de taille pour les Dogues. Il rejoint ainsi son compatriote Ngal’ayel Mukau, actuel milieu défensif du club nordiste, formant un duo congolais attendu par les supporters.

Son arrivée fait de lui le 7ᵉ joueur de la République démocratique du Congo à porter le maillot du LOSC, après Kévin Koubemba, Arthur Masuaku, Clarck Nsikulu, Gaël Kakuta, Omenuke Mfulu et Ngal’ayel Mukau. Une lignée de talents congolais qui marque l’histoire du club lillois.

Voldy Matiafu

RDC : Lamuka boycotte la conférence de la Fondation Thabo Mbeki faute de clarté

La coalition Lamuka a annoncé, ce lundi 1er septembre, qu’elle ne participera pas à la conférence organisée du 3 au 6 septembre par la Fondation Thabo Mbeki sur la guerre en République démocratique du Congo. Dans un communiqué signé par son porte-parole Prince Epenge, la plateforme dirigée par Martin Fayulu dénonce « le flou » entourant l’événement, citant l’absence d’informations sur la liste des participants, les thématiques, l’agenda des panels et les dispositions protocolaires.

Lamuka rappelle qu’un dialogue national inclusif, conduit par les autorités religieuses congolaises, est déjà en préparation en RDC. Ce processus, soutenu par une large partie de la population, vise une résolution endogène et pacifique des crises que traverse le pays. Une feuille de route structurée a été présentée par les leaders spirituels, dans le but d’aboutir à un dialogue représentatif et porteur d’espoir.

La coalition souligne par ailleurs que l’Union africaine a confié au président togolais Faure Gnassingbé, appuyé par quatre anciens chefs d’État africains, la facilitation du processus de paix en RDC. Elle invite ainsi la Fondation Thabo Mbeki à privilégier et à soutenir la dynamique inclusive déjà initiée à Kinshasa, afin de garantir un impact réel sur la paix durable dans le pays.

Bienvenu Musoy

Rentrée scolaire 2025-2026 : Grève à Oïcha, reprise normale à Beni et Butembo

La rentrée scolaire 2025-2026, lancée ce lundi 1er septembre sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, a connu des fortunes diverses dans le territoire de Beni. À Oïcha, les enseignants ont massivement suivi l’appel à la grève du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco). Selon son responsable local, Kambale Mbululi Justin, le mot d’ordre a été respecté à « 99,9 % », laissant les écoles vides d’enseignants. Les grévistes exigent notamment l’amélioration de leurs conditions de travail et le paiement des inspecteurs.

En revanche, à Beni-ville, les écoles publiques et privées ont ouvert leurs portes comme prévu. Les autorités locales ont invité les parents à envoyer leurs enfants à l’école, afin d’assurer une reprise normale des cours. Les élèves ont répondu présents et les activités pédagogiques ont effectivement démarré.

La situation a été similaire à Butembo où la rentrée officielle a été lancée à l’École primaire Kyambuli, en présence du maire de la ville. Enseignants et élèves se sont retrouvés en classe dès la première journée, au grand soulagement des parents. Cette différence avec Oïcha s’explique par le choix des enseignants de ne pas suivre l’appel à la grève lancé par les syndicalistes du Nord-Kivu 2, privilégiant ainsi la reprise effective des cours.

Guyvenant Misenge

RDC : Guillaume Ngefa échange avec le Conseil supérieur de la magistrature pour redynamiser la justice

Le nouveau ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a tenu ce lundi 1er septembre sa première réunion avec le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) au siège de la Cour constitutionnelle. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté d’instaurer une collaboration franche entre les deux institutions en vue d’améliorer l’administration de la justice en République démocratique du Congo.

Selon une source proche du ministère, le Garde des sceaux a insisté sur la nécessité de redynamiser le partenariat entre le ministère de la Justice et le CSM afin de répondre aux attentes du Chef de l’État concernant le redressement de la justice. L’objectif affiché est de renforcer les institutions judiciaires et de garantir plus d’efficacité dans les procédures.

Guillaume Ngefa a par ailleurs réaffirmé son engagement à lutter contre la corruption et les antivaleurs qui minent le système judiciaire congolais. Il a déclaré compter sur le CSM pour matérialiser ce combat et promouvoir la transparence et l’intégrité au sein de la magistrature.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Noël Tshiani nie toute collaboration avec le M23 et l’AFC

Contrairement aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, l’ancien candidat à la présidentielle, Noël Tshiani, n’a pas rejoint le mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC) dirigé par Corneille Nangaa. Dans une mise au point publiée ce lundi 1er septembre 2025 sur X (anciennement Twitter), Christian Tshisumpa, assistant de Noël Tshiani, a fermement démenti tout voyage à Goma ou rapprochement avec les rebelles.

Selon l’assistant, Noël Tshiani, Congolais de père et de mère, ne peut en aucun cas conspirer avec des forces étrangères pour nuire à ses compatriotes.

« Rejoindre la rébellion n’a jamais été à l’ordre du jour chez nous ! Chasser les rebelles rwandais, c’est ce qui est à l’ordre du jour », a insisté Christian Tshisumpa, ajoutant que Tshiani soutient pleinement les efforts du gouvernement pour restaurer la paix sur l’ensemble du territoire national.

Une ancienne photo de Noël Tshiani avec Corneille Nangaa a récemment alimenté les spéculations sur un possible rapprochement, mais des sources proches de l’ancien candidat précisent qu’il s’agit d’une image datant de 2022, avant la création de l’AFC.

Blanchi Lungala M

Lubumbashi : Rentrée scolaire 2025-2026 marquée par les contraintes financières

La rentrée scolaire 2025-2026 a été effective ce lundi 1er septembre à Lubumbashi dans un contexte contrasté. Si certains élèves retrouvent les bancs de l’école avec enthousiasme, de nombreuses familles sont confrontées à des difficultés économiques, entre hausse des prix des uniformes, cahiers et fournitures scolaires.

« Nous avons fait de notre mieux pour envoyer nos enfants, mais l’argent manque », confie Jeanne Kay, mère de deux enfants.

Ces contraintes financières amènent plusieurs ménages à faire des choix difficiles. Certains n’envoient qu’un seul enfant, priorisant ceux en classes terminales, tandis que d’autres doivent composer avec des salaires versés en retard, limitant leur capacité à couvrir les frais scolaires. Malgré la gratuité de l’enseignement primaire instaurée il y a quatre ans, certains frais annexes, comme le laboratoire ou l’entretien des infrastructures, continuent de peser sur les parents.

Le ministère de l’Éducation nationale rappelle que l’enseignement de base demeure gratuit dans les écoles publiques et encourage la solidarité envers les élèves. Pour les familles, cette rentrée reste néanmoins un test de résilience face à la réalité économique, nécessitant prudence et organisation pour préserver l’équilibre du budget familial.

Cedrick Katay Kalombo

Lubumbashi : Le Conseil d’État réinstalle Joyce Tunda à la mairie

La ville de Lubumbashi a connu, ce lundi 1er septembre 2025, un tournant décisif dans sa gouvernance locale. En exécution d’une ordonnance du Conseil d’État, Madame Joyce Tunda Kazadi a été officiellement réhabilitée comme Maire intérimaire. La cérémonie, tenue sous l’autorité des huissiers de justice, a marqué la clôture des polémiques qui entouraient la gestion de la capitale cuprifère depuis plusieurs mois.

Cette réinstallation intervient après la suspension de l’arrêté ministériel qui avait désigné un nouveau maire. Selon l’acte judiciaire ROR 1308, la décision du Conseil d’État rétablit la légitimité administrative de Joyce Tunda et confirme son autorité à la tête de l’exécutif urbain. L’huissier de justice mandaté pour l’exécution a indiqué que toutes les procédures légales avaient été respectées, du dépôt de l’ordonnance jusqu’à l’installation officielle.

Par cet acte, la haute juridiction administrative consacre non seulement le retour de l’ancienne patronne de la ville, mais réaffirme également le principe de l’État de droit dans la gestion des entités locales. Lubumbashi ouvre ainsi une nouvelle étape de sa gouvernance, avec pour enjeu majeur la continuité des réformes urbaines initiées sous l’ère Tunda.

 

Cedrick Katay Kalombo

Peter Cirimwami et Alexis Rugabisha élevés à titre posthume dans la hiérarchie militaire

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Le général-major Peter Cirimwami et le colonel Alexis Rugabisha ont été décorés à titre posthume ce lundi 1er septembre 2025, lors d’une cérémonie solennelle organisée dans le hall du Palais du Peuple à Kinshasa. Le chancelier des ordres nationaux les a respectivement élevés aux grades de lieutenant-général et de général de brigade, en reconnaissance de leur bravoure et de leur sacrifice au front.

Ces deux officiers des FARDC étaient tombés armes à la main, l’un aux abords de Goma en janvier 2025 et l’autre près de Bukavu, alors qu’ils tentaient de stopper l’avancée des rebelles du M23/AFC. La cérémonie, présidée par le chef de l’État Félix Tshisekedi, a été précédée d’une messe des aumôniers militaires, centrée sur un message biblique rappelant la fragilité de la vie humaine.

Les deux héros nationaux reposeront désormais au cimetière des officiers à N’Sele, dans la partie Est de Kinshasa. De nombreuses autorités civiles et militaires ont pris part à ce dernier hommage de la République à ces dignes fils tombés pour la patrie.

Rodriguez Kikamba

Décès du Professeur Émérite Malembe Tamandiak, fondateur de l’ISTI-IFASIC-UNISIC

Le monde académique et médiatique congolais est en deuil. Le Professeur Émérite Paul Malembe Tamandiak, père fondateur de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information (ISTI), devenu IFASIC puis UNISIC, s’est éteint ce lundi 1er septembre à Kinshasa, des suites d’une maladie.

Figure emblématique de la formation en sciences de l’information et de la communication, il a marqué des générations de journalistes, communicateurs, chercheurs et cadres congolais. Visionnaire et bâtisseur, son nom reste indissociable de l’édification de l’enseignement supérieur dans ce domaine en République Démocratique du Congo.

Avec sa disparition, la RDC perd une mémoire vivante et un pilier de la pensée critique congolaise. Comme le dit le proverbe africain :

« Quand un vieillard meurt, c’est toute une bibliothèque qui brûle. » Son héritage intellectuel et humain continuera d’inspirer les générations futures.

Voldy Matiafu

Nord et Sud-Kivu : Une rentrée scolaire sous le signe de la peur, entre déperdition et incertitude sécuritaire

À l’instar d’autres provinces du pays, la rentrée scolaire a bien eu lieu ce lundi 1er septembre dans plusieurs agglomérations du Nord et du Sud-Kivu. Les élèves en uniforme bleu et blanc ont repris le chemin de l’école après les vacances, mais dans un climat lourd d’angoisse et de précarité.

Une forte déperdition des effectifs scolaires

Malgré l’effectivité de la rentrée, de nombreuses écoles constatent une baisse significative de leurs effectifs, conséquence directe de l’instabilité sécuritaire. Craignant pour leur vie, beaucoup d’élèves ont trouvé refuge dans des localités non affectées par le conflit avec le M23 ou dans des zones jugées plus sûres.

Dans une école conventionnée kimbanguiste de Goma, le directeur exprime son désarroi :

« L’année passée, les salles de classe étaient pleines à craquer. Nous étions parfois contraints de refuser certains élèves. Mais aujourd’hui, la rentrée se fait dans des salles à moitié vides. Comme c’est le premier jour, espérons que d’ici mercredi la situation s’améliorera. »

Même son de cloche du côté de Masisi, au Nord-Kivu. Le sous-proved de Bweremana, Faustin Kibanza, souligne que la déperdition touche surtout les zones les plus exposées :

« Les écoles situées sur le littoral du lac Kivu n’ont pas connu de déperditions massives. Mais dans les hauts plateaux, beaucoup de filles et même des garçons ont quitté les bancs de l’école. »

Ce climat d’incertitude pousse également certains parents à migrer vers d’autres cités afin de protéger leurs enfants. Plusieurs enseignants, eux aussi, ont manqué à l’appel.

Une rentrée menacée par l’insécurité persistante

Dans les zones sous tension, la reprise des cours s’accompagne de craintes permanentes. Les affrontements se sont intensifiés dans certaines localités : à Walungu (Sud-Kivu), l’armée congolaise et le M23 se livrent de nouveaux combats ; à Walikale (Nord-Kivu), les rebelles consolident leurs positions, laissant craindre de vastes offensives.

À Goma, la criminalité urbaine s’aggrave tandis que des attaques sporadiques des Wazalendo secouent la ville. Bukavu a également été la cible récente de leurs incursions.

Sur le plan diplomatique, aucune avancée notable ne se dessine : les deux camps continuent de s’accuser mutuellement, laissant planer la menace d’une reprise généralisée de la guerre. Beaucoup de parents hésitent ainsi à ramener leurs enfants, préférant les garder loin des zones de tension.

Entre espoir et résignation

Si l’année scolaire est officiellement lancée, elle démarre dans un climat de peur et d’incertitude. Pour les communautés locales, chaque jour d’école ouvert malgré le fracas des armes reste un signe de résilience, mais aussi un pari risqué sur l’avenir.

Jean Ngaviro