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Décès tragique du Chef de Bureau Kabwiku Menayame en Ituri : Le FFN exige des enquêtes

Le Fonds Forestier National (FFN) a annoncé avec consternation, dans un communiqué publié ce jeudi 31 juillet 2025, le décès tragique de Monsieur Kabwiku Menayame Héritier, Chef de Bureau au service du Recouvrement. Ce dernier a été abattu dans la soirée du mercredi 30 juillet à Bunia, en Ituri, alors qu’il participait à une mission officielle mixte de l’établissement. L’attaque armée, perpétrée par des individus non identifiés, a également coûté la vie à deux autres personnes et fait plusieurs blessés, dont Jean Paul Ngiti Singoma, Chef de Bureau à la Direction des Finances du FFN.

D’après les premiers éléments recueillis sur place, les autres membres de la délégation sont sains et saufs. Toutefois, une source proche du FFN évoque la thèse d’un acte prémédité, en s’appuyant notamment sur un article publié en ligne la veille, critiquant cette mission officielle. Cette hypothèse renforce la demande du FFN pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de cette attaque meurtrière.

En attendant le rapatriement du corps à Kinshasa, la Direction générale du FFN présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu ainsi qu’à l’ensemble du personnel de l’établissement. Elle assure par ailleurs que les autorités compétentes ont été saisies et suivront de près le déroulement des enquêtes.

Bienvenu Musoy

La RDC prépare la première édition de la DRC Oil & Gas Week en novembre 2025

Kinshasa accueillera les 25 et 26 novembre 2025 la toute première édition de la DRC Oil & Gas Week, un événement stratégique dédié à la promotion du secteur pétrolier et gazier congolais. Cette rencontre réunira professionnels de l’industrie, investisseurs, décideurs publics et régulateurs autour des enjeux et opportunités liés à l’exploitation des hydrocarbures dans le pays.

Avec ses trois bassins sédimentaires — la Cuvette Centrale, la Branche Ouest du Rift Est Africain et le Bassin Côtier —, la République démocratique du Congo dispose d’un potentiel pétrolier important encore peu exploité. L’événement vise notamment à favoriser le développement de ce secteur à travers des conférences, ateliers, expositions, et séances de réseautage entre experts et opérateurs économiques nationaux et internationaux.

La DRC Oil & Gas Week ambitionne de devenir un rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur en Afrique centrale. Les inscriptions sont ouvertes à partir du 5 août sur le site officiel www.drcoilandgasweek.com.

Gilbert Ngonga

EXETAT 2025 : Fin des épreuves sur fond d’interdiction des festivités

Les épreuves de l’Examen d’État 2025 se sont achevées ce mercredi 31 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Au terme de plusieurs semaines d’intenses révisions, les finalistes ont bouclé leur parcours avec soulagement. Mais contrairement aux années précédentes, aucune célébration n’a été autorisée. Dans un communiqué officiel, le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (MINEDU-NC) a interdit formellement tout rassemblement festif, marche ou manifestation des candidats finalistes. Le ministère rappelle que toute infraction à cette mesure entraînera des sanctions disciplinaires, insistant sur la nécessité de préserver l’ordre public et de promouvoir les valeurs de discipline et de citoyenneté.

Cette interdiction, qui rompt avec une tradition bien ancrée dans les mœurs scolaires congolaises, suscite des réactions partagées parmi les élèves. À Kinshasa, où les scènes de liesse en fin d’examen sont habituelles, certains expriment leur frustration. Sarah, de l’Institut Mokengeli, déplore la décision : « C’est le moment qu’on attend toute l’année pour relâcher la pression. » D’autres, comme Junior du Collège Boboto, acceptent la mesure avec résignation, évoquant le contexte sécuritaire du pays. Pour Chloé, de l’École belge de Kinshasa, l’interdiction est compréhensible si elle permet d’éviter les débordements.

Malgré cette fin encadrée, l’essentiel demeure pour les candidats : avoir franchi une étape décisive de leur parcours scolaire. La publication des résultats reste désormais la prochaine grande échéance, que beaucoup attendent avec espoir et appréhension. En attendant, les finalistes sont invités à faire preuve de responsabilité, dans un esprit de discipline et de maturité citoyenne.

Guyvanant Misenge

RDC : L’Intelligence Artificielle intégrée à la correction de l’Examen d’État 2025

Le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (MEN-NC) a annoncé, ce 31 juillet 2025, l’introduction de l’outil de correction assistée par Intelligence Artificielle (IA) baptisé « S-Note Manager » pour la session 2025 de l’Examen d’État (EXETAT). Ce dispositif technologique vise à accélérer la lecture des copies, renforcer l’objectivité dans la notation et garantir des résultats plus fiables pour l’ensemble des candidats à travers la République Démocratique du Congo.

En optant pour l’intelligence artificielle, le gouvernement congolais entend moderniser son système éducatif en l’alignant sur les standards internationaux. S-Note Manager permettra notamment de réduire les délais de correction, d’éliminer certaines erreurs humaines et d’assurer une meilleure cohérence dans l’évaluation des épreuves. Ce choix technologique marque une rupture avec les méthodes traditionnelles et répond aux exigences croissantes de transparence et d’efficacité dans la gestion des examens.

Avec cette innovation, l’EXETAT se dote d’un outil de pilotage moderne, gage d’équité et de rigueur dans le traitement des résultats. Le MEN-NC réaffirme ainsi sa volonté d’offrir aux jeunes congolais des conditions d’évaluation justes et crédibles, tout en inscrivant l’école congolaise dans une dynamique de transformation numérique durable.

Guyvanant Misenge

RDC : Kinshasa lève l’immunité d’un diplomate impliqué dans un trafic de cocaïne en Bulgarie

Les autorités congolaises ont officiellement condamné, ce jeudi 31 juillet, l’implication d’un diplomate congolais dans une affaire de trafic de drogue en Bulgarie. Jean-de-Dieu Muteba, 40 ans, deuxième conseiller à l’ambassade de la RDC en Belgique, a été arrêté le 18 juillet dernier à la frontière bulgare, en compagnie d’un chauffeur bulgare de 43 ans et d’une ressortissante belge de 54 ans. À bord de leur véhicule diplomatique en provenance de Turquie, les autorités bulgares ont découvert environ 206 kilogrammes de cocaïne dissimulés dans cinq valises, pour une valeur estimée à plus de 20 millions de dollars.

Dans un communiqué, le ministère congolais des Affaires étrangères a qualifié les faits d’« extrêmement graves et inacceptables », les condamnant avec la plus grande fermeté. Le gouvernement congolais évoque un acte isolé qui va à l’encontre de l’éthique diplomatique. En conséquence, Kinshasa a décidé du rappel définitif du diplomate concerné et de la levée de ses immunités diplomatiques, en raison de la gravité manifeste des faits qui lui sont reprochés.

Par ailleurs, une mission conjointe des ministères des Affaires étrangères et de la Justice sera envoyée en Bulgarie afin d’assurer le suivi du dossier et d’identifier toutes les responsabilités. Des poursuites judiciaires sont en vue contre Jean-de-Dieu Muteba, qui encourt, selon un juriste congolais, une peine de 15 à 20 ans de prison ainsi qu’une lourde amende.

Charles Mapinduzi

RDC : Héritier Wata en concert VVIP le 10 août à l’Olive Verte de Kinshasa

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L’artiste musicien congolais Héritier Wata se produira en concert live VVIP le dimanche 10 août 2025 à partir de 18h, à l’espace l’Olive Verte, situé sur le boulevard du 30 Juin, en face de la TMB Bank. Ce rendez-vous musical très attendu s’inscrit dans la continuité de son engagement à offrir à son public des prestations de grande qualité, dans un cadre prestigieux.

L’accès à cet événement est fixé à 50 dollars américains, une formule qui se veut sélective et dédiée aux passionnés de musique raffinée. L’interprète de BM promet un show exceptionnel, alliant performance vocale, élégance et ambiance haut de gamme, fidèle à son image de “la Pulga” de la musique congolaise.

S’adressant à ses fans, les “Spiritas”, Héritier Watanabe les invite à ne pas manquer ce moment exclusif, symbole de communion artistique et de fidélité mutuelle. Ce concert s’annonce comme un point d’orgue dans la saison musicale kinoise.

Voldy Matiafu

Après Washington et Doha : La guerre redeviendra-t-elle l’ultime médiatrice ?

« Si vis pacem, para bellum », disaient les Latins. À mesure que les processus de paix peinent à porter leurs fruits dans l’Est de la République démocratique du Congo, cette citation latine retrouve une actualité brûlante. Alors que les démarches diplomatiques se succèdent, sans effet tangible sur le terrain, une question s’impose avec insistance : la RDC doit-elle encore croire aux négociations ou se résoudre à imposer la paix par la force ?

Des signaux au rouge

L’espoir avait pourtant repris du souffle. L’accord signé à Washington entre les États-Unis et la RDC, présenté comme historique par les autorités congolaises, laissait entrevoir un dénouement à près de trois décennies de violences. Mais un mois plus tard, le constat est amer : les engagements entre Kinshasa et Kigali, notamment la neutralisation des FDLR d’un côté et le retrait des dispositifs militaires rwandais de l’autre, restent lettre morte.

Pire, la méfiance entre les deux capitales s’intensifie. Aucun geste concret ne témoigne de la volonté réelle d’appliquer les clauses de l’accord. Ce statu quo compromet sérieusement les chances de sortie de crise et ravive le spectre d’un affrontement entre la RDC et le Rwanda.

En parallèle, le processus de Doha connaît lui aussi un essoufflement. Alors que la déclaration de principes signée entre Kinshasa et le M23 prévoyait des avancées à compter du 29 juillet, la situation est au point mort. La promesse d’engager des pourparlers directs dès le 8 août se heurte à une condition posée par les rebelles : la libération de plus de 700 prisonniers accusés de collusion avec leur mouvement. Une exigence jugée irréaliste par les autorités congolaises et qui risque de bloquer le dernier processus diplomatique en cours.

La guerre, ultime levier de paix ?

Face à l’enlisement diplomatique, la tentation d’une réponse militaire se renforce. Après les échecs des processus de Luanda, de Nairobi, de Washington et désormais de Doha, Kinshasa se trouve face à un dilemme stratégique : persister dans des négociations stériles ou assumer une posture de fermeté, y compris sur le plan militaire.

Depuis 1996, la RDC a multiplié les accords : Lusaka, Sun City, CNDP, Addis-Abeba, tous signés dans l’espoir d’un retour durable à la paix. Mais tous ont échoué à briser le cycle de violence dans les provinces de l’Est.

Le temps semble venu pour le Congo de tirer les leçons du passé. Les grandes puissances qui jouissent aujourd’hui d’une certaine stabilité (États-Unis, Russie, Chine, France) l’ont obtenue non par des compromis perpétuels, mais par la dissuasion militaire. Elles ont bâti des armées solides, modernisé leurs équipements et instauré des doctrines de sécurité efficaces. C’est cette posture qui les rend inattaquables.

La RDC, elle aussi, doit envisager sérieusement cette voie. Face à un voisin ouvertement hostile et à un groupe armé comme le M23 qui multiplie les provocations, il devient stratégique de renforcer les capacités de défense et de sécurité du pays. La paix, aujourd’hui, ne pourra être durable que si elle est défendue avec fermeté.

Dans l’hypothèse où les processus de Doha et Washington échouent, le pire est à craindre : la reprise des hostilités, l’occupation de nouvelles localités par le M23, voire l’extension du conflit à d’autres provinces. Seule une préparation militaire rigoureuse pourrait prévenir un tel scénario.

La RDC ne peut plus se permettre de rester prisonnière d’une paix chimérique fondée sur des engagements non tenus. Le moment est venu de repenser la stratégie nationale de sécurité. Car si la paix reste l’objectif ultime, elle pourrait désormais passer, paradoxalement, par la guerre.

Charles Mapinduzi

Grève suspendue dans la santé après les engagements de Jean-Pierre Lihau, Roger Kamba et Aimé Boji

Les syndicats du secteur de la santé en République démocratique du Congo ont annoncé, ce mardi 30 juillet 2025, la suspension de leur grève à l’issue d’une réunion de concertation avec le gouvernement. Ce mouvement, qui paralysait les hôpitaux publics et les services administratifs, portait sur les revendications salariales et sociales du personnel médical, paramédical et administratif.

Présidée par le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, la réunion a rassemblé les principales parties prenantes, notamment le ministre d’État au Budget, Aimé Boji, et le ministre de la Santé, Roger Kamba. Pendant plus de cinq heures d’échanges, le gouvernement a pris plusieurs engagements pour apaiser le climat social dans le secteur.

Parmi ces engagements figurent le déblocage, via la Banque centrale, des fonds pour la paie complémentaire du deuxième trimestre, l’alignement de plusieurs catégories du personnel à la prime de risque, le versement de la paie complémentaire du troisième palier des indemnités de logement et de transport, la majoration des primes de risque pour d’autres professionnels de santé, ainsi que le réajustement des rémunérations de 5 177 médecins.

En contrepartie, les syndicats ont promis de préserver la paix sociale dans les structures sanitaires sur l’ensemble du territoire national. Un nouveau rendez-vous a été fixé au mercredi 6 août prochain pour évaluer l’état d’exécution de ces mesures.

Gilbert Ngonga

RDC : Jules Alingete dément toute déclaration sur le procès de l’ex-Ministre de la Justice

Jules Alingete, ancien chef de l’Inspection Générale des Finances (IGF), a formellement démenti avoir fait une quelconque déclaration en lien avec le procès de l’ancien Ministre d’État en charge de la Justice.

Dans un message publié ce jeudi 31 juillet sur son compte officiel, il affirme :

« Je n’ai accordé aucune interview ni fait aucune déclaration concernant le procès de l’ancien Ministre d’État, Ministre de la Justice. »

Il dénonce une « pure manipulation orchestrée par [ses] détracteurs » visant à porter atteinte à sa réputation, et se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ce qu’il qualifie de machination.

Gilbert Ngonga

Kananga : Neuf ouvriers blessés dans un éboulement sur un chantier à Kamupongo

Neuf ouvriers de l’entreprise SAFRIMEX ont été grièvement blessés mercredi 30 juillet 2025, à la suite d’un éboulement survenu lors des travaux de stabilisation du ravin de Kamupongo, au quartier Plateau, dans la commune de Kananga. La terre se serait effondrée subitement, ensevelissant partiellement les travailleurs. Des témoins dénoncent un manque de dispositifs de sécurité sur le site.

Présente sur les lieux, la conseillère communale de Lukonga, Alexandre Tshiama Mamba, a exprimé sa profonde indignation. Elle a appelé les autorités et l’entreprise SAFRIMEX à garantir une prise en charge médicale appropriée aux victimes, tout en rappelant que ces ouvriers sont des chefs de famille venus simplement gagner leur pain.

Les blessés ont été transportés vers des structures sanitaires locales, mais certaines sources médicales jugent leur état critique et nécessitant des soins spécialisés. La conseillère a insisté sur la nécessité de renforcer la sécurisation des chantiers, en particulier dans les zones à risques, afin de prévenir de nouvelles tragédies.

Fabrice Kabamba