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Kinshasa : Tshisekedi ordonne des mesures urgentes contre l’insalubrité

Le président Félix Tshisekedi a exprimé, lors du Conseil des ministres du vendredi 25 juillet, sa vive préoccupation face à l’insalubrité persistante dans la capitale congolaise. Insistant sur l’importance d’un cadre de vie sain pour la santé publique et la dignité des citoyens, il a rappelé le lancement en 2020 du programme « Kinshasa Bopeto », censé impulser une dynamique nationale en matière d’assainissement. Toutefois, il a reconnu que les résultats escomptés tardent à se concrétiser.

Face à ce constat, le chef de l’État a exigé des mesures drastiques pour inverser la tendance. Il a appelé à une mobilisation générale, estimant que la salubrité ne relève pas uniquement de la responsabilité du gouvernement, mais aussi de l’engagement citoyen. Il a enjoint le gouvernement provincial de Kinshasa, en collaboration avec le ministre délégué à la politique de la ville et sous la coordination du vice-premier ministre de l’Intérieur, à agir sans délai.

Parmi les mesures recommandées figurent la responsabilisation des autorités locales, de l’échelon communal jusqu’aux chefs de quartiers ; la redynamisation de la brigade de salubrité avec des ressources accrues ; ainsi que la création d’une unité spécialisée pour l’enlèvement des épaves et véhicules abandonnés. Un rapport détaillé, accompagné de propositions concrètes, est attendu dans un délai de sept jours.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Baisse du choléra mais recrudescence du MPOX à la 29e semaine épidémiologique

Lors du Conseil des ministres du vendredi 25 juillet 2025, le ministre de la Santé, Roger Kamba, a présenté un état des lieux de la situation épidémiologique en République démocratique du Congo. Il a relevé une tendance à la baisse du choléra à la 29e semaine épidémiologique par rapport à la semaine précédente, signe encourageant dans plusieurs provinces. Toutefois, il a alerté sur la situation préoccupante à Kinshasa, où 34 des 35 zones de santé sont touchées depuis la 16e semaine.

En revanche, le ministre a signalé une augmentation notable des cas suspects de MPOX (variole du singe), inversant ainsi la tendance observée précédemment. Cette résurgence inquiète les autorités sanitaires, qui redoutent une propagation accrue si des mesures de contrôle ne sont pas renforcées. Le suivi épidémiologique est intensifié dans les zones affectées afin de contenir la propagation du virus.

Enfin, sur les 490 zones de santé ayant rapporté des cas entre les semaines 26 et 28, 34 sont actuellement en épidémie, 21 sont considérées comme endémiques, 13 non endémiques, tandis que 456 sont déclarées sorties de l’épidémie. Parmi les zones encore en épidémie figurent Lodja et Pweto. Ces données illustrent les progrès réalisés dans certaines régions, mais aussi les défis persistants dans la gestion des épidémies à travers le pays.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Jacquemin Shabani présente un état des lieux sécuritaire et humanitaire préoccupant

Lors du Conseil des ministres du vendredi 25 juillet 2025, le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a présenté un rapport détaillé sur la situation sécuritaire et humanitaire du territoire national. Il a souligné que l’état d’esprit des populations est fortement influencé par la récente signature de la déclaration de principe à Doha, au Qatar, entre le gouvernement congolais et la coalition M23-AFC, une avancée diplomatique jugée significative pour le retour de la paix dans l’Est de la RDC.

Dans un souci de consolidation de la cohésion nationale, le ministre de l’Intérieur a annoncé l’organisation prochaine de fora de paix dans les provinces du Kwango, du Kwilu, du Maï-Ndombe ainsi qu’à Kinshasa, à l’instar de celui récemment tenu dans la Tshopo. Ces initiatives visent à conclure des « contrats de paix » entre les communautés affectées par la crise liée au phénomène Mobondo.

Jacquemin Shabani a également alerté le gouvernement sur plusieurs drames récents ayant endeuillé le pays. Il a évoqué un accident de navigation sur le fleuve Congo, près du Beach Congo dans le Kongo Central, où un bateau en manœuvre a heurté un autre, provoquant la disparition d’un ressortissant chinois. À cela s’ajoutent un accident mortel à Matadi-Kibala, dans la capitale, et un éboulement survenu le 20 juillet sur le site minier artisanal d’Omera, dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu), ayant causé au moins dix morts et plusieurs disparus.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Judith Suminwa exige un engagement renforcé des ministres pour le climat des affaires

La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a exhorté les membres du gouvernement à intensifier leurs efforts pour améliorer le climat des affaires. Lors du Conseil des ministres du vendredi 25 juillet 2025, elle a déploré le faible niveau d’exécution des assignations ministérielles en dépit des objectifs clairement définis dans le Plan stratégique lancé par le Chef de l’État. Elle a insisté sur la nécessité d’un engagement actif et sectoriel de chaque ministre pour atteindre les résultats escomptés.

Judith Suminwa a rappelé que la réussite de cette réforme repose sur une mise en œuvre diligente, coordonnée et efficace des actions prévues dans les différents secteurs concernés. Elle a souligné l’importance de la responsabilité individuelle et collective des ministres dans l’amélioration de la gouvernance économique et de l’attractivité du pays pour les investisseurs.

À cet effet, elle a chargé le Vice-premier ministre, ministre du Plan, de procéder sans délai à une évaluation rigoureuse de l’exécution des mesures assignées, conformément à la méthodologie validée. Les résultats de cette évaluation devront lui être transmis au plus tard le 1er septembre 2025, afin de renforcer la redevabilité et consolider la confiance dans l’action publique.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Tshisekedi appelle à une mobilisation nationale et internationale pour la mémoire des victimes des violences massives

Lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 25 juillet 2025, le président de la République, Félix Tshisekedi, a rappelé l’importance de la date du 2 août, désormais consacrée à la mémoire des victimes des violences de masse en République démocratique du Congo, conformément à l’article 28 de la loi n°22/065 du 26 décembre 2022. Il a insisté sur la nécessité d’aller au-delà des réparations en inscrivant cette journée dans une démarche de vérité, de justice et de réconciliation. Selon lui, « le génocoste » est un appel national à bâtir une mémoire collective, à assumer les responsabilités historiques et à œuvrer pour la non-répétition.

Le chef de l’État a salué les initiatives déjà engagées, notamment par la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes, le Fonarev, et le gouvernement, dans le cadre du processus de justice transitionnelle. Il a cité la table ronde du 29 mars, les forums sur les réparations organisés du 1er au 4 juillet 2025, ainsi que l’ouverture, le 29 juillet à Kinshasa, d’un colloque international sur la reconnaissance des crimes commis en RDC, soutenu par un argumentaire documenté.

Enfin, Félix Tshisekedi a lancé un appel à la mobilisation nationale et diplomatique autour de cette journée mémorielle, sous la coordination de la Première ministre. Il a invité les provinces, les ambassades et les partenaires à organiser des espaces de dialogue, de mémoire et de paix. Il a également affirmé son engagement à porter cette cause devant la communauté internationale, notamment lors de la 60e session du Conseil des droits de l’homme et de la 80e Assemblée générale des Nations unies, en confiant au ministère des Droits humains, au Fonarev et aux missions diplomatiques la mission de coordonner une stratégie globale.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Lamuka rejette la proposition fédéraliste de l’AFC-M23

La coalition Lamuka s’oppose fermement à la proposition de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23 de transformer la République Démocratique du Congo en un État fédéral. Dans une déclaration publiée ce vendredi 25 juillet 2025, Prince Epenge, porte-parole de Lamuka, a mis en garde Corneille Nangaa, coordinateur de l’AFC, accusé de vouloir concrétiser le projet de balkanisation attribué au président rwandais Paul Kagame. Selon lui, « le fédéralisme qu’il propose n’est qu’un qualificatif sexy pour atténuer le choc du mot balkanisation ».

Prince Epenge rappelle que les difficultés de gouvernance de la RDC ne sont pas liées à sa structure étatique ou à son régime politique, mais plutôt à « l’indiscipline et la médiocrité » de certaines élites congolaises. Il affirme que tant que « les enfants de Lumumba » seront là, ce projet ne verra jamais le jour. Cette sortie intervient en réaction à la conférence de presse tenue par la coalition rebelle AFC-M23, qui continue d’occuper des territoires dans l’Est malgré les engagements pris dans l’accord de paix signé à Doha.

La position de l’AFC-M23, qui refuse de se retirer des zones occupées, met à mal les efforts de paix dans l’Est du pays. Cette posture entretient la méfiance au sein de l’opinion nationale et fragilise davantage le processus de réconciliation prévu par les autorités congolaises et les partenaires internationaux.

Bienvenu Musoy

RDC : Le chantre Franck Mulaja juge inutile le procès de Joseph Kabila

Le chantre gospel Franck Mulaja a réagi au procès intenté contre l’ancien président Joseph Kabila devant la Haute Cour Militaire, qu’il a qualifié de « non-événement ». Dans une publication faite ce vendredi 25 juillet 2025 sur ses réseaux sociaux, l’artiste congolais estime que cette initiative judiciaire risque de compromettre les efforts de paix et de cohésion nationale. « C’est contradictoire de vouloir bâtir la paix en créant de l’hostilité », a-t-il déclaré, appelant à une démarche unificatrice plutôt qu’à des procès politisés.

Installé en Belgique depuis plusieurs mois, Franck Mulaja s’exprime de plus en plus régulièrement sur les questions politiques de la RDC. Il a récemment dénoncé ce qu’il considère comme une justice à deux vitesses, en critiquant notamment l’acharnement contre Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, alors que, selon lui, l’ex-ministre des Finances Nicolas Kazadi, pourtant cité dans une affaire de détournement, reste en liberté.

Ces prises de position traduisent une volonté affichée de Franck Mulaja de s’impliquer davantage dans le débat national, au-delà de son ministère musical. L’artiste appelle à un sursaut patriotique face aux tensions politiques actuelles, estimant que l’unité et la stabilité du pays doivent primer sur les règlements de comptes.

Blanchi Lungala M

RDC : L’IGF et les PCA s’accordent pour renforcer le contrôle dans les entreprises publiques

L’Inspection Générale des Finances (IGF) et les Présidents de Conseil d’Administration (PCA) des entreprises et établissements publics ont amorcé, jeudi 24 juillet 2025, un cadre inédit de concertation. Cette initiative du collectif des PCA vise à établir un dialogue direct avec l’organe supérieur de contrôle des finances publiques, dans le but d’améliorer la gouvernance au sein du portefeuille de l’État.

À travers cette première réunion, les deux parties ont mis en avant la nécessité d’une complémentarité entre contrôle interne, assuré par les conseils d’administration, et contrôle externe, exercé par l’IGF. « Ce fut un échange de très bonne qualité dont nous sortons satisfaits », a indiqué M. Kayemba, PCA de la MIBA, soulignant l’importance de la coordination entre ces deux niveaux de contrôle pour une gestion plus efficiente.

Cette rencontre marque un tournant vers une collaboration renforcée entre les structures de gouvernance publique, dans un contexte où la transparence et la redevabilité sont plus que jamais exigées. Elle ouvre la voie à de futures concertations pour harmoniser les méthodes de contrôle et améliorer les performances des entreprises publiques congolaises.

Gilbert Ngonga

Fahanfant Mbaki identifie trois axes prioritaires pour la réussite de la Couverture santé universelle en RDC

Dans une interview accordée le vendredi 25 juillet 2025 à Netic News, le Dr Fahanfant Mbaki Nzuzi, coordonnateur de l’Association des médecins directeurs de secteur médical privé en RDC (ANAMED), a salué l’initiative du président Félix Tshisekedi relative à la mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CSU), lancée en septembre 2023. Toutefois, il estime que sa réussite repose sur trois piliers fondamentaux : l’équité, la qualité des soins et la protection financière.

Netic News : Qu’est-ce que la Couverture santé universelle ?

Fahanfant Mbaki : C’est un système d’assurance maladie qui permet à chaque individu de recourir, où et quand il le souhaite, aux soins de santé dont il a besoin, sans rencontrer de difficultés financières. Je peux être au Congo et décider de me faire soigner en Belgique, parce que ma protection financière me le permet.

 

Netic News : Peut-on dire aujourd’hui qu’il y a des avancées significatives concernant la CSU en RDC ?

 

Fahanfant Mbaki : Je tiens d’abord à saluer cette initiative du chef de l’État, Félix Tshisekedi. Des avancées peuvent être notées à deux niveaux.

Sur le plan international, si l’on se réfère au classement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 2014, la RDC occupait la 14e ou 15e position parmi les pays engagés dans la couverture santé universelle, avec seulement 5 % de la population prise en charge par le gouvernement. À titre comparatif, le Rwanda était en tête avec 45 %, suivi de la Zambie (25 %), de l’Ouganda (20 %) et du Congo-Brazzaville (entre 10 et 15 %).

Sur le plan national, la réussite de la CSU dépendra de la prise en compte de trois critères essentiels :

L’équité, qui signifie que toute la population a droit à cette prise en charge ;

La qualité des soins, afin que chaque patient reçoive un service médical adéquat ;

La protection financière, pour éviter que les citoyens ne tombent dans la précarité en cherchant à se soigner.

Si ces trois conditions sont réunies, alors la CSU sera une véritable réussite.

Netic News : L’ANAMED est-elle prête à accompagner le chef de l’État dans ce processus ?

Fahanfant Mbaki : Absolument. Mais le problème, c’est que le ministre de la Santé, Roger Kamba, a fait appel à un secteur sanitaire privé encore très désorganisé pour accompagner un projet d’une telle envergure. C’est justement ce qui m’a poussé à créer l’ANAMED, dans le but d’y mettre de l’ordre.

Netic News : Comment cela se concrétise-t-il ?

Fahanfant Mbaki : L’ANAMED a mis en place un fichier répertoriant toutes les structures médicales exerçant une activité réglementée. Aujourd’hui, si le ministre a besoin d’identifier les structures privées susceptibles d’accompagner la CSU, il peut faire appel à nous. Ce fichier joue trois rôles clés : régulation, statistique et information.

Netic News : Que proposez-vous au gouvernement au nom de l’ANAMED ?

Fahanfant Mbaki : Nous proposons l’application des quatre axes de la Charte d’Alma-Ata :

1. Le lien entre le développement et la santé ;

2. La nécessité de la gratuité des soins ;

3. La prévention comme base de toute politique sanitaire ;

4. L’intégration du secteur médical privé dans le système de santé.

Concernant la maternité gratuite, si l’on prend l’indice synthétique de fécondité – c’est-à-dire le nombre de femmes accouchant dans des centres de santé –, Kinshasa atteint 98 %. Dans le Lualaba et au Kasaï-Oriental, seulement 63 % des femmes accouchent dans des centres de santé. Et les 37 % restants, où accouchent-elles ? Si ce programme avait commencé dans les provinces les plus en difficulté, son impact aurait été beaucoup plus significatif.

Propos recueillis par Rodriguez Kikamba

RDC : Sam Mangwana remercie le président Tshisekedi pour son soutien à la rumba congolaise

En séjour à Kinshasa, l’artiste musicien Sam Mangwana a été reçu en audience, jeudi 24 juillet 2025, par le président de la République, Félix Tshisekedi, à la Cité de l’Union africaine. Cette rencontre a été l’occasion pour le chanteur de 80 ans d’exprimer sa gratitude au Chef de l’État pour les marques d’attention dont il a bénéficié, notamment l’octroi d’un véhicule 4×4 et la médaille d’or du Mérite en Arts, Sciences et Lettres.

« La surprise était tellement grande. C’est pourquoi je suis venu personnellement lui dire merci », a confié le chanteur.

Visiblement ému, Sam Mangwana a salué la passion du président Tshisekedi pour la musique congolaise, se disant impressionné par sa mémoire musicale.

« Il m’a rappelé des chansons que j’avais oubliées, comme Waka Waka, enregistrée à Paris. J’ai décidé de la rééditer en son honneur », a-t-il annoncé.

Cette proximité musicale a permis un échange chaleureux entre les deux hommes, témoignant de l’attachement du Chef de l’État aux valeurs culturelles nationales.

Ambassadeur de la rumba congolaise à l’échelle internationale, Sam Mangwana est revenu sur son parcours artistique auprès de figures majeures telles que Tabu Ley et Franco. Il a réaffirmé son engagement pour la renaissance de la rumba originelle à travers le continent.

« Les Congolais, les Brazzavillois, les Angolais, les Gabonais, les Camerounais vont revivre cette rumba authentique, aujourd’hui affaiblie par la fatigue de ses pionniers », a-t-il conclu.

Cedrick Katay Kalombo