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Est de la RDC : Washington et la Suisse relancent les discussions Kinshasa-AFC/M23

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Des représentants américains et suisses multiplient les rencontres pour tenter de faire avancer les discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23 dans l’Est de la RDC. Après un passage à Kinshasa la semaine dernière, les médiateurs ont rencontré des responsables du mouvement rebelle à Gisenyi, au Rwanda, après avoir renoncé à se rendre à Goma, a-t-on appris. Ces échanges interviennent alors que plusieurs engagements pris dans les accords précédents, notamment le cessez-le-feu et la libération des détenus, restent sans application concrète.

La question du site minier de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, occupe aussi une place importante dans ces discussions. Cette zone riche en minerais attire l’attention de plusieurs partenaires étrangers. Pendant ce temps, les affrontements continuent autour de Rubaya où l’armée congolaise mène des opérations contre les positions du M23. Des frappes de drones ont causé des dégâts matériels et des victimes civiles dans la zone le dimanche 24 mai 2026.

Malgré les efforts diplomatiques, l’AFC/M23 continue d’afficher une position très ferme. Le mouvement affirme qu’il n’y aura plus de retour de l’administration congolaise dans les zones sous son contrôle. Son secrétaire permanent, Benjamin Mbonimpa, explique que les négociations en cours visent surtout à faire entendre les revendications du mouvement face au pouvoir de Kinshasa. Une déclaration qui montre que la situation reste incertaine, malgré les initiatives de la médiation.

Jean Ngaviro

Kinshasa: les bourgmestres appellent à l’unité et à la stabilité des institutions du pays

Dans un contexte de défis sécuritaires et institutionnels,les bourgmestres de 24 communes de Kinshasa se sont réunis, ce jeudi 28 mai, pour réaffirmer leur engagement envers l’unité nationale et la stabilité des institutions de la République démocratique du Congo. Ils soulignent l’importance des entités territoriales décentralisées dans le renforcement de la cohésion sociale et la consolidation de la paix, tout en exprimant leur loyauté envers le président de la République, Félix Tshisekedi, et son rôle en tant que garant de la souveraineté nationale. De ce fait, ils invitent la population à un soutien indéfectible aux accords de Washington, considérés comme cruciaux pour la paix et la stabilité régionale. Ils condamnent fermement toute forme de violence et d’occupation illégale, affirmant que les intérêts politiques ou économiques ne peuvent justifier les souffrances infligées aux populations civiles. Ils encouragent également les initiatives internationales visant à mettre fin aux hostilités et à préserver l’intégrité territoriale du pays.

Enfin, ils plaident pour une réflexion sur l’efficacité des institutions congolaises et se prononcent en faveur de l’ouverture d’un débat légitime sur une nouvelle Constitution adaptée aux réalités actuelles. Les bourgmestres s’engagent à sensibiliser leurs populations sur les enjeux institutionnels et à accompagner le mouvement citoyen en faveur d’une adhésion populaire à cette nouvelle Constitution, assurant ainsi la continuité de leurs missions au service de leurs communautés.

Rabat Batalungu Ramazani

Ebola : Félix Tshisekedi ordonne une riposte sanitaire renforcée face à la 17ᵉ épidémie

La riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola provoquée par la souche Bundibugyo a été au centre d’une réunion stratégique présidée mercredi 27 mai, à Kinshasa par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Selon une dépêche de la présidence consultée par NeticNews.net indique que le Chef de l’État a donné des instructions fermes afin de contenir rapidement la propagation du virus dans les provinces touchées. Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs responsables sanitaires et autorités compétentes autour des mesures urgentes à mettre en œuvre.

Au cours de cette réunion, poursuit la source, Félix Tshisekedi a ordonné le déploiement immédiat des équipes médicales et des infrastructures sanitaires dans les zones affectées. Le gouvernement entend également renforcer les capacités de prise en charge des patients, améliorer les dispositifs de surveillance épidémiologique et intensifier les opérations de sensibilisation auprès des populations exposées. Les autorités sanitaires sont appelées à agir avec célérité afin d’éviter une extension de l’épidémie vers d’autres régions du pays.

Le Président de la République a, par ailleurs, insisté sur l’application stricte des mesures barrières dans les zones à haut risque. Il a exhorté les services compétents à renforcer le contrôle sanitaire, le suivi des cas suspects ainsi que la coordination entre les structures nationales et les partenaires internationaux engagés dans la lutte contre Ebola.

Jérémie Ngunga Léman

Référendum en RDC : l’Assemblée nationale balise le chemin malgré le boycott de l’opposition

La proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RDC, a été déclarée recevable ce mercredi 27 mai 2026, par la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale. Initiée par le député Paul Gaspard Ngondankoy, cette proposition consacre un rôle central au chef de l’État dans le déclenchement et la conduite du processus. Selon le texte, c’est exclusivement le président de la République qui détient le pouvoir de convoquer le référendum par voie d’ordonnance.

Plusieurs partis de l’opposition ont boycotté cette plénière consacrée à l’examen de cette proposition. La Nouvelle Génération pour l’émergence du Congo (NOGEC) de Constant Mutamba a jugé inopportune cette initiative, au regard du contexte socio-politique et sécuritaire actuel. De son côté, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, a boycotté les débats, dénonçant également une initiative inopportune dans un contexte sécuritaire tendu, marqué l’occupation rwandaise dans l’Est du pays.

« Nous jugeons ce projet inopportun dans le contexte sociopolitique et sécuritaire actuel. Le vrai référendum, c’est celui de la conscience patriotique », a déclaré le député Van Walesa, président a.i de la NOGEC. Signalons que la proposition a été renvoyée à la commission PAJ pour toilettage et insertion des amendements. Il sera question prochainement pour les députés nationaux de procéder au vote article par article de cette proposition de loi

Blanchi Lungala M

Kinshasa : Fally Ipupa annonce trois concerts populaires gratuits !

L’artiste congolais Fally Ipupa prépare un retour triomphal à Kinshasa après avoir marqué l’histoire avec ses deux concerts mémorables au Stade de France à Paris. À travers une affiche devenue virale sur les réseaux sociaux, “Aigle” a officialisé l’organisation de trois grands concerts populaires gratuits dans la capitale congolaise au début du mois de juin. Une initiative qui s’inscrit dans la célébration de ses 20 ans de carrière et dans sa volonté de remercier ses millions de fans pour leur fidélité.

Selon les informations reprises sur l’affiche promotionnelle, ces rendez-vous musicaux auront lieu les 5, 6 et 7 juin prochains dans différents coins de Kinshasa. Le premier concert est prévu au terrain Massamba N’djili, le deuxième au terrain Vélodrome, tandis que le troisième spectacle se tiendra au Centre Culturel Africain. Organisés sous la bannière de son album “XX”, ces shows gratuits promettent une ambiance exceptionnelle avec une mise en scène inspirée de ses récentes performances internationales.

À travers cette tournée populaire, Fally Ipupa veut se rapprocher davantage de son public kinois après son sacre européen. L’artiste avait récemment déclaré qu’il souhaitait désormais offrir des concerts populaires gratuits à Kinshasa afin de témoigner sa reconnaissance envers les mélomanes qui l’accompagnent depuis deux décennies. Cette annonce suscite déjà une immense ferveur dans la ville, où les “Warriors” attendent avec impatience le retour de leur star pour vivre trois soirées qui s’annoncent historiques.

Voldy Matiafu

Ebola : un premier patient guéri quitte l’hôpital en Ituri

Une lueur d’espoir dans la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo. Un premier malade atteint de la 17ᵉ épidémie d’Ebola est sorti guéri de l’hôpital ce mercredi 27 mai 2026 en Ituri. L’annonce a été faite par le responsable adjoint de la riposte de l’Institut national de santé publique (INSP) à l’épicentre de l’épidémie. Cette guérison montre qu’il est possible de survivre à cette maladie malgré la gravité de la situation actuelle.

Cette bonne nouvelle intervient alors que les autorités sanitaires rappellent que la souche Bundibugyo qui circule actuellement en RDC ne dispose ni de vaccin spécifique ni de traitement homologué. Malgré cela, les équipes médicales poursuivent les soins, la surveillance et la sensibilisation des communautés afin de limiter la propagation du virus dans les zones touchées.

Selon le dernier rapport de situation publié le 26 mai, la RDC compte déjà 121 cas confirmés d’Ebola, dont 110 enregistrés en Ituri. Dix-sept décès ont été confirmés parmi les malades et 16 nouveaux cas ont été signalés en une seule journée. L’épidémie touche actuellement trois provinces, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, où les opérations de riposte se poursuivent malgré plusieurs difficultés sur le terrain.

Charles Mapinduzi

RDC : l’opposition appelle à une journée “ville morte” le 3 juin contre le projet de révision constitutionnelle

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Plusieurs figures de l’opposition congolaise appellent la population à observer une journée “ville morte” le mercredi 3 juin sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative vise à protester contre le projet de révision de la Constitution, que l’opposition considère comme une tentative de modification des dispositions relatives à la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels. Les opposants dénoncent ce qu’ils estiment être une dérive institutionnelle et appellent à une mobilisation citoyenne “par des moyens démocratiques”.

Cette annonce intervient dans un contexte marqué par l’adoption, le mercredi 27 mai, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi organique relative à l’organisation du référendum. Lors de cette plénière, les députés du groupe parlementaire Ensemble ont quitté la salle pour dénoncer une démarche qu’ils jugent contraire à l’article 220 de la Constitution, lequel encadre notamment les dispositions non modifiables liées au mandat présidentiel. Depuis plusieurs semaines, l’opposition multiplie les actions politiques pour s’opposer à ce projet de réforme constitutionnelle.

Dans un pays confronté à des défis sécuritaires persistants dans l’Est, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, ce débat politique suscite de vives inquiétudes au sein de plusieurs observateurs. Certains estiment que les priorités nationales devraient rester centrées sur la sécurité, la stabilité et les urgences humanitaires, notamment la riposte contre des épidémies comme Ebola. Malgré ces préoccupations, le pouvoir poursuit le processus engagé, tandis que l’opposition annonce une intensification de sa mobilisation dans les jours à venir.

Jean Ngaviro

Masisi : de violents combats opposent les FARDC et le M23 autour de Rubaya

Le territoire de Masisi, dans le Nord-Kivu, est de nouveau le théâtre de violents affrontements entre les FARDC, appuyées par les wazalendo, et les rebelles du M23. Autour de la cité minière de Rubaya, les combats se poursuivent presque sans interruption malgré un relatif calme observé ces derniers jours sur d’autres fronts dans l’Est de la RDC. Mardi dernier, les forces gouvernementales avaient réussi à progresser jusqu’à Kanyaru, près de Rubaya, alimentant sur les réseaux sociaux des rumeurs annonçant l’entrée des wazalendo dans la cité minière. Toutefois, la situation a rapidement évolué après une contre-offensive des rebelles.

Selon plusieurs sources locales, les combattants du M23, renforcés depuis Rubaya, ont repoussé les FARDC et leurs alliés vers l’axe Kibabi. Des informations relayées ces dernières heures font également état de la reprise par les rebelles de plusieurs localités, notamment Gasenyi, Bushiha, Runigi et Musheberi. Dans plusieurs villages de Masisi, les habitants vivent au rythme des tirs d’armes lourdes et des déplacements des groupes armés. Cette succession d’avancées et de replis illustre l’instabilité persistante des lignes de front, où chaque camp peut perdre ou reconquérir des positions en l’espace de quelques heures.

La population civile demeure la première victime de cette escalade des violences. Depuis plusieurs jours, de nombreuses familles fuient Rubaya et les villages environnants par crainte de nouveaux combats. Le conflit prend également une nouvelle dimension avec l’usage accru de drones par les deux camps. Le dimanche 24 mai, plusieurs explosions ont été signalées dans les territoires de Masisi et Rutshuru à la suite de frappes aériennes ayant causé d’importants dégâts matériels. Malgré les initiatives diplomatiques et les appels au cessez-le-feu, Masisi reste aujourd’hui l’un des territoires les plus affectés par les affrontements entre les FARDC et le M23.

Jean Ngaviro

RDC : la Task Force investit le Marché central pour lancer la guerre contre les marchés pirates

Des militaires ont été déployés ce mercredi 27 mai, au Marché central de Kinshasa afin d’appuyer la Police nationale congolaise dans les opérations de démolition des marchés pirates et de maintien de l’ordre public. Cette mesure vise à sécuriser les différents sites concernés et à prévenir tout débordement durant les interventions des autorités.

Selon Bienvenue Mbalibi, bourgmestre de la commune de Kinshasa a fait savoir que cette décision a été prise sur instruction du Président de la République.

« Afin de garantir l’exécution effective de ces opérations, le Président de la République a ordonné le déploiement de la Task Force ainsi que du bataillon de la Police militaire en appui à la Police nationale », a-t-il déclaré.

Les autorités locales affirment que cette opération s’inscrit dans le cadre de l’assainissement de la ville et de la lutte contre l’occupation anarchique des espaces publics autour du Marché central. Les forces déployées auront pour mission d’assurer le bon déroulement des démolitions tout en veillant au respect de l’ordre public.

Jérémie Ngunga Léman

Ebola en Ituri : l’OMS alerte sur une riposte paralysée par la guerre, le Canada durcit ses restrictions contre les Congolais

L’est de la République démocratique du Congo traverse une crise sanitaire préoccupante avec la résurgence de la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo dans la province de l’Ituri, en pleine zone de conflit armé. Dans une alerte relayée ce mercredi, le directeur général de Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dénoncé une « collision catastrophique » entre guerre et épidémie. Selon l’OMS, cette souche d’Ebola ne dispose ni de vaccin approuvé ni de traitement spécifique, compliquant davantage les efforts de riposte sur le terrain.

Les affrontements armés dans plusieurs zones de l’Ituri aggravent considérablement la situation sanitaire. Les déplacements massifs de populations vers des camps surpeuplés augmentent les risques de propagation du virus, tandis que l’insécurité persistante et les attaques contre les structures sanitaires rendent difficile le suivi des cas contacts. L’OMS estime que les capacités actuelles de riposte sont largement dépassées, alors que l’accès humanitaire reste fortement limité dans les zones affectées.

Face à cette situation critique, plusieurs pays commencent à renforcer leurs mesures préventives. Le gouvernement du Canada a annoncé la suspension temporaire, pour une durée de 90 jours, de certains documents d’immigration en provenance de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Des mesures sanitaires supplémentaires, notamment une éventuelle quarantaine obligatoire pour les voyageurs ayant séjourné dans les zones touchées, sont également envisagées. Malgré ces restrictions, les autorités canadiennes assurent que le risque demeure limité à ce stade, tout en appelant à la vigilance face à l’évolution de l’épidémie.

Charles Mapinduzi