Des militaires de l’Armée de la Concorde (AFC) ont procédé, dans la matinée de ce mardi 30 septembre 2025, à l’arrestation de plusieurs centaines de jeunes civils, y compris des mineurs, dans la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, devenu depuis plusieurs mois le théâtre des opérations militaires et es actes barbares. Les personnes arrêtées ont été conduites de force au camp Saio, sans que les motifs précis de ces interpellations massives ne soient officiellement communiqués par le mouvement armé.
La situation a immédiatement généré une psychose généralisée au sein d’une population déjà éprouvée par l’instabilité sécuritaire. La société civile locale et des Organisations Non Gouvernementales (ONG) de défense des droits de l’homme ont rapidement alerté sur la nature alarmante de ces événements. L’hypothèse la plus préoccupante est celle d’un recrutement forcé visant à enrôler de nouveaux combattants au sein des rangs de l’AFC, ou d’une stratégie délibérée d’intimidation destinée à museler la jeunesse et à réprimer toute tentative de revendication citoyenne. Ces arrestations, notamment celles de mineurs, constituent une violation flagrante des engagements internationaux de la RDC.
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L’inquiétude a atteint son paroxysme suite aux dernières nouvelles confirmant que les jeunes civils arrêtés à Bukavu seraient en cours d’acheminement vers le camp militaire de Rumangabo, situé dans la province voisine du Nord-Kivu. Ce transfert, s’il est confirmé, attesterait d’une intention claire d’imposer une formation militaire forcée aux détenus. Les organisations de défense des droits humains appellent la communauté internationale et les mécanismes de protection régionaux à intervenir de toute urgence afin d’assurer la libération immédiate et inconditionnelle de ces civils.
Guyvenant Misenge
