La nomination d’un nouveau comité de gestion à l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM) de Bukavu, imposée par les rebelles du M23/AFC, suscite une large contestation. Depuis l’annonce de cette décision le 25 juin, les agents et les étudiants de l’établissement dénoncent une mesure jugée illégitime et contraire aux textes régissant l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo.
Des banderoles portant des messages de protestation ont été accrochées, samedi 28 juin, sur plusieurs bâtiments du campus, et les cours ont été suspendus. « Nous nous inscrivons en faux contre cette nomination », peut-on lire sur l’un des messages brandis par les contestataires. Ces derniers menacent de paralyser toutes les activités académiques si le comité de gestion imposé par le M23/AFC n’est pas retiré.
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Le nouveau staff désigné comprend notamment un Directeur général et un Administrateur du budget, choisis dans un climat de forte tension par les responsables du mouvement rebelle. Cette décision est perçue comme une tentative d’installer un pouvoir parallèle dans une institution censée rester neutre et apolitique.
Cette initiative intervient en dépit d’un rappel à l’ordre du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), daté du 20 mai 2025, qui condamne toute rupture entre les établissements d’enseignement supérieur et l’administration centrale.
L’année académique à l’ISTM-Bukavu demeure désormais suspendue à l’évolution de la situation sur place, dans un contexte de crise sécuritaire persistante à l’Est du pays.
Dieumerci Matu Chub
