Casablanca a été, ce mercredi 7 janvier, le théâtre d’un moment d’apaisement et de fraternité sportive en marge de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025. À l’issue d’un échange entre la presse congolaise et le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, la Fédération algérienne de football (FAF) a officiellement présenté ses excuses à la délégation congolaise, mettant ainsi un terme à la polémique née après la rencontre RDC–Algérie.
Par la voix de son directeur de la communication et porte-parole, Saïd Fellak, la Fédération algérienne a tenu à clarifier les faits et à exprimer ses regrets, notamment à l’endroit du célèbre supporter congolais surnommé « Lumumba », qui avait été pris à partie par un joueur algérien, en l’occurrence Mohamed Amoura, juste après le match.
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Une séquence mal interprétée qui avait rapidement enflammé les réseaux sociaux et suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique congolaise.
Dans un geste hautement symbolique, la FAF a dépêché son directeur de la communication à Casablanca pour remettre officiellement un maillot de l’équipe nationale algérienne à « Lumumba ». Cette cérémonie de réconciliation s’est déroulée en présence du ministre congolais des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, salué pour son sens du dialogue et son engagement en faveur d’un climat de respect et de fair-play entre les nations africaines.

Pour rappel, le joueur algérien Mohamed Amoura s’était retrouvé au cœur de la controverse après une attitude assimilée, à tort ou à raison, à une moquerie envers la statue de Patrice Emery Lumumba, figure emblématique de la lutte anticoloniale et symbole fort pour le peuple congolais. Face à l’ampleur de la polémique, le joueur avait rapidement présenté des excuses publiques sur ses plateformes numériques, appelant à l’apaisement.
Revenant sur cet épisode, Saïd Fellak a tenu à apporter des précisions :
« Nous avons fait ce déplacement pour l’honorer et lui remettre un maillot algérien en son nom. Pour Amoura, c’était plus du chambrage, il n’y avait aucune intention moqueuse derrière son geste. Dès la fin du match, avant même que la polémique n’éclate, le joueur souhaitait rencontrer Lumumba dans le vestiaire. »
Au-delà de l’incident, cet acte de la Fédération algérienne apparaît comme un signal fort en faveur de l’unité africaine, du respect des symboles historiques et de l’esprit sportif.
À Casablanca, le football a ainsi rappelé qu’il peut être non seulement un terrain de rivalités, mais aussi un puissant vecteur de dialogue, de pardon et de rapprochement entre les peuples.
Voldy Matiafu, depuis Casablanca (Maroc)
