Le directeur général de Africa Centres for Disease Control and Prevention, le Dr Jean Kaseya, a exprimé ses inquiétudes face au risque de propagation rapide de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo, où plusieurs décès ont déjà été enregistrés. Cette alerte a été lancée à l’issue d’une réunion régionale organisée samedi 23 mai 2026 à Kampala, réunissant les autorités sanitaires de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, afin d’élaborer un plan conjoint de riposte contre Ebola. Les discussions ont porté sur le renforcement de la surveillance sanitaire et des mécanismes de prévention dans les zones frontalières, caractérisées par d’importants mouvements de populations.
Au cours de cette rencontre, Africa CDC a identifié plusieurs pays exposés à un risque élevé de contamination, notamment le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Congo, le Burundi, la République centrafricaine, l’Angola et la Zambie. Pendant ce temps, dans la zone de santé de Mongbalu, située dans le territoire de Djugu, en Ituri, un centre de santé a été attaqué puis incendié par des hommes armés non identifiés dans la nuit du samedi 23 mai. L’information a été confirmée par le médecin-chef de zone, le Dr Rubert Denia, qui a précisé qu’aucun patient ni membre du personnel ne se trouvait sur place lors de l’attaque.
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Face à cette 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en Ituri, les autorités sanitaires intensifient les campagnes de sensibilisation afin de convaincre la population de la gravité de la maladie et de la nécessité d’adapter certaines pratiques culturelles, notamment lors des enterrements. Dans la zone de Mongbalu, où plus de 60 cas suspects et un cas confirmé sont actuellement recensés, les équipes déployées rencontrent encore des difficultés d’accès et de collaboration avec certaines communautés. Les sensibilisations portent particulièrement sur la gestion sécurisée des décès, les corps des victimes d’Ebola restant hautement contagieux. Grâce à l’appui de la Croix-Rouge internationale, une quinzaine de corps ont déjà été inhumés dans le respect des protocoles sanitaires.
Rodriguez Kikamba
