Le gouvernement attend un plan d’action d’exploitation et d’investissement visant l’amélioration immédiate de la desserte en électricité en République démocratique du Congo, selon le compte-rendu du Conseil des ministres du vendredi 14 Novembre à Kinshasa. Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité y a présenté une note d’information articulée autour de deux volets : l’urgence des travaux d’assainissement et de renforcement de la desserte dans la ville de Kinshasa, ainsi que l’évolution de la mise en œuvre des conditions de gestion, d’exploitation et de maintenance des infrastructures électriques financées par le gouvernement via l’Anser.
Pour répondre à l’urgence dans la capitale, trois axes d’intervention sont prévus : une première phase de six mois consacrée à l’amélioration de la desserte dans les zones Est, Ouest et Nord ; l’optimisation du réseau basse tension ; et la sécurisation des sites stratégiques. Le financement sera assuré à parts égales par la SNEL, à travers ses fonds propres et créances, et par le gouvernement avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Ce plan devrait permettre de réduire le délestage de deux heures dans l’ensemble de Kinshasa, d’étendre la couverture en supprimant les “poches noires”, de limiter les effets des surcharges, et d’éliminer le délestage dans la commune de la Gombe, considérée comme zone pilote.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Les travaux de la commission, tenus du 14 octobre au 4 novembre dans un cadre de collaboration interinstitutionnelle, ont débouché sur plusieurs recommandations normatives et opérationnelles destinées à encadrer la mise en service et la gestion durable des infrastructures électriques publiques. Leur mise en œuvre est annoncée comme la première étape vers une amélioration tangible de la qualité d’alimentation électrique dans la capitale.
Jérémie Ngunga Léman
