La route nationale n°1, notamment l’axe Matadi et le by-pass dans le tronçon compris entre Kasangulu et Matadi-Kibala, ainsi que le triangle Cité Verte–UPN–Rond-point Ngaba, connaît depuis plusieurs mois des embouteillages chroniques. Cette situation est causée par un important flux de camions poids lourds, taxis, minibus, véhicules privés et motos qui saturent la chaussée, aggravée par l’incivisme routier et un désordre dans la régulation de la circulation. Il en résulte une forte pollution de l’air, exposant les riverains à des émissions nocives telles que les NOx, le SO₂ et les particules fines, susceptibles de provoquer des maladies respiratoires.
Interrogé le mardi 12 mai 2026, le professeur Jean-Pierre Mfwamba, spécialiste en qualité de l’air, a alerté sur la gravité de la situation. Il a indiqué que cette route, initialement prévue pour quatre bandes mais réduite à deux dans certains segments, est constamment saturée par des véhicules lourds fonctionnant au diesel.
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« Les émissions générées dépassent les seuils tolérés par l’Organisation mondiale de la santé, exposant les populations à des concentrations dangereuses de polluants », a-t-il souligné, tout en mettant en garde contre les impacts sanitaires à long terme.
Sur le terrain, les usagers dénoncent également la flambée du coût du transport et des temps de trajet excessifs.
De son côté, le bourgmestre de Mont-Ngafula, Séverin Lumbu, explique que les embouteillages ont débuté dans la nuit et que les forces de l’ordre, appuyées par les FARDC, ont été déployées sans parvenir à fluidifier totalement la circulation. Il attribue cette congestion aux travaux en cours sur la RN1 à Kasangulu et au niveau du triangle de Mont-Ngafula, combinés au passage massif de remorques.
« Lorsque des milliers de véhicules convergent en même temps, la situation devient difficile à maîtriser », a-t-il déclaré, appelant à plus de discipline routière et à une meilleure coordination des travaux.
Rodriguez Kikamba
