En dehors du talent inné et du travail acharné, certains footballeurs congolais n’hésitent pas à recourir aux pratiques mystiques — communément appelées « gris-gris » — pour booster leur carrière, gagner en célébrité ou encore s’enrichir rapidement.
C’est dans ce contexte qu’éclate une affaire qui risque de ternir la réputation d’un jeune espoir du football congolais : Jonathan Bola Boto, surnommé « Samagoal », ailier gauche du Daring Club Motema Pembe (DCMP), natif de la commune de Kasavubu et originaire de la province de Maï-Ndombe.
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Une ascension fulgurante avec New Jak FC
Bola Boto s’est révélé lors de la phase classique de la 30e édition de la LINAFOOT IllicoCash Ligue 1 sous les couleurs de New Jak FC, où il s’est distingué en tant que meilleur buteur du groupe B avec 8 réalisations et plusieurs passes décisives. Un parcours salué par les amateurs du ballon rond à travers le pays.
Mais selon certaines indiscrétions, cette performance n’aurait pas uniquement été le fruit de son talent. Des sources proches du joueur affirment qu’il aurait bénéficié du soutien de « pairs spirituels », des individus adeptes des pratiques mystiques, dans le but de briller et de s’assurer une place en sélection nationale A’ pour le CHAN 2025, prévu en août prochain.
Le pacte secret… puis la rupture
En échange de leur soutien, ces « pairs spirituels » auraient exigé une part des primes de performance promises aux joueurs qualifiés pour le CHAN. Lors des éliminatoires, la RDC s’est imposée face au Tchad avec un match nul (1-1) à l’extérieur et une victoire (3-1) à domicile, ce qui aurait permis aux joueurs de toucher chacun 15 000 dollars américains.
Mais après avoir perçu cette somme, Bola Boto aurait rompu le pacte en refusant de verser la part convenue à ses pairs spirituels. Depuis, ces derniers l’auraient placé sous ce qu’ils qualifient de « surveillance spirituelle », pour l’empêcher de briller.
Un passage chaotique au DCMP
Séduit par ses performances, le DCMP a obtenu le prêt de Bola Boto pour renforcer son attaque en phase des play-offs. L’arrivée du joueur a suscité l’engouement des supporters qui espéraient voir le « Samagoal » de New Jak FC.
Mais dès sa première apparition face au TP Mazembe, le joueur peine à convaincre. Face à Tanganyika, Simba de Kolwezi, Don Bosco ou encore Vita Club, aucun tir cadré, des prestations très en dessous des attentes. Rapidement, la confiance des supporters s’effrite. Son entraîneur, Barthélémy Ngatsono, décide de le reléguer sur le banc.
Le calvaire s’intensifie lors du derby face à Lupopo au stade des Martyrs : entré en cours de jeu, Bola Boto était sur le point de marquer contre son camp et est remplacé dix minutes plus tard. Un coup dur psychologique.
Depuis, il ne figurait plus sur les feuilles de match. Revenu timidement lors du deuxième tour préliminaire de la 59e édition de la Coupe du Congo face à MK Étanchéité, il assiste impuissant à l’élimination du DCMP, scellant une fin de saison cauchemardesque.
Sous emprise mystique ou simple crise de performance ?
Ces contre-performances à répétition éloignent aujourd’hui Jonathan Bola Boto d’une place en sélection pour le CHAN, où la concurrence s’annonce rude.
Alors, s’agit-il d’un simple passage à vide, comme il en arrive dans la carrière de tout athlète ? Ou Bola Boto est-il réellement sous l’influence d’un mauvais sort, fruit d’un pacte mystique rompu ? La question reste ouverte, mais le silence du joueur face à ces accusations intrigue davantage.
Voldy Matiafu
