Goma sous les bombes : La Lucha accuse Kigali et dénonce un “crime de guerre”

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La dégradation brutale du climat sécuritaire dans la ville-martyre de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué consulté ce jeudi 12 mars par notre rédaction, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) affirme que la nuit du 10 au 11 mars 2026 a été marquée par des bombardements par drones visant des zones résidentielles de la ville. Selon ce mouvement, les premières expertises et le traçage satellitaire indiqueraient que ces attaques proviendraient du Rwanda.

Dans son communiqué, la Lucha qualifie ces frappes de « crime de guerre », estimant que le principe de proportionnalité du droit international humanitaire aurait été « délibérément bafoué ». « Viser des civils pour des objectifs militaires inexistants est un acte odieux qui ne doit pas rester impuni », peut-on lire dans le document. Le mouvement appelle ainsi à une mobilisation de l’opinion nationale et internationale afin que les responsabilités soient établies face à cette nouvelle escalade de violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.

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Par ailleurs, la Lucha précise qu’elle ne s’associe pas à la manifestation prévue ce jeudi 12 mars par une « prétendue société civile aux ordres » du M23. Le mouvement citoyen tient à se démarquer de toute initiative qu’il estime instrumentalisée, dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement tendu à Goma, où la population civile demeure la principale victime des affrontements et des tensions régionales persistantes.

Gilbert Ngonga

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