Graves violations des droits humains : la CNDH plaide pour des sanctions ciblées contre le Rwanda

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Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a mercredi 26 février lancé un appel en faveur de sanctions ciblées contre le Rwanda. Cette demande a été formulée ce mercredi lors de l’ouverture d’un atelier réunissant des représentants des institutions nationales et régionales des droits de l’homme de la SADC et de l’EAC, ainsi que des leaders d’organisations de la société civile locale. L’objectif de cette rencontre est de contribuer au retour de la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à une guerre d’agression.

L’atelier a été ouvert par Jacquemin Shabani, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui a souligné la gravité de la situation sécuritaire en RDC. La clôture des travaux est prévue pour le vendredi 28 février 2025.

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Une situation alarmante dans l’Est de la RDC

Les discussions visent à élaborer des stratégies concrètes pour rétablir la paix dans cette région meurtrie par des violences attribuées au Rwanda et à ses alliés du M23.

Selon un rapport présenté par plusieurs organisations, plus de 38 000 cas de violences sexuelles ont été recensés au Nord-Kivu, illustrant l’ampleur des exactions commises par les forces rwandaises et leurs supplétifs. Face à cette situation dramatique, Paul Nsapu a plaidé pour des sanctions effectives contre Kigali et des actions concrètes pour mettre fin aux atrocités.

« Les sanctions que nous demandons doivent être effectives et proportionnées aux responsabilités établies et confirmées par les rapports des organisations nationales et internationales sur l’agression du Rwanda. Ce pays, à travers son armée et ses supplétifs, dirigés par le président Paul Kagame, porte une lourde responsabilité dans les massacres en cours à l’Est de la RDC. Les populations africaines nous interpellent. La SADC s’est mobilisée en un temps record pour témoigner de sa solidarité et comprendre la réalité de la situation. Nous sommes face à des massacres qui, bientôt, seront qualifiés de génocide du peuple congolais, dont le Rwanda devra répondre politiquement et juridiquement », a déclaré Paul Nsapu.

Une agression dénoncée depuis plusieurs années

Depuis de nombreuses années, la RDC accuse le Rwanda de commettre des exactions à des fins économiques et géopolitiques, avec la complicité tacite de la communauté internationale. Malgré les dénonciations répétées de Kinshasa, le président rwandais Paul Kagame continue de nier toute implication, rejetant systématiquement les accusations portées contre son régime.

Rodriguez Kikamba

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