La province du Haut-Katanga est plongée dans une crise politique aiguë touchant simultanément les trois principales institutions provinciales : l’Assemblée provinciale, le gouvernorat et la mairie de Lubumbashi. Dans un communiqué publié ce vendredi 1ᵉʳ août, l’organisation de défense des droits humains Justicia Asbl dénonce une situation de blocage institutionnel dont les répercussions pourraient gravement compromettre la gouvernance et la stabilité provinciale. À l’Assemblée, la vice-présidente Liliane Khomba est la cible d’une pétition controversée, tandis qu’au gouvernorat, l’intérim décrété par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur est remis en cause par le retour à Kinshasa du gouverneur Jacques Kyabula.
La mairie de Lubumbashi, pour sa part, est secouée par un conflit d’autorité opposant deux figures de l’Union sacrée. Le 17 juillet 2025, le Conseil d’État a réhabilité Joyce Tunda Chansa au poste de maire intérimaire, en contradiction avec l’arrêté du VPM de l’Intérieur désignant Patrick Kafwimbi. Cette dualité de pouvoir reflète un dysfonctionnement profond des institutions locales, selon Justicia Asbl, qui déplore une gestion confuse des décisions administratives et judiciaires au sein même des structures de l’État.
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L’organisation note par ailleurs une montée inquiétante des tensions politiques internes à la coalition au pouvoir. Des personnalités politiques, partis, mouvements de jeunes et associations socioculturelles s’affrontent publiquement à travers des manifestations rivales à Lubumbashi. Justicia Asbl appelle les autorités nationales à intervenir de manière urgente et impartiale pour rétablir l’ordre institutionnel et prévenir tout risque de confrontation violente.
Cedrick Katay Kalombo
