Plus de 120 enfants sont détenus depuis près d’un mois dans les installations de la brigade criminelle de recherche et de surveillance (BCRS), à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. L’alerte a été donnée mardi 10 mars 2026 par le coordinateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Me Joseph Nkongolo, à l’issue d’une visite effectuée sur place. Il évoque une situation préoccupante marquée par une détention qu’il qualifie d’irrégulière.
Selon lui, ces enfants, interpellés dans les rues de Lubumbashi, devraient être orientés vers des centres de formation ou des structures d’encadrement adaptées, et non maintenus dans un cachot. Ils passeraient la nuit à même le sol, dans un hangar grillagé, sans matelas, et seraient mélangés à des adultes, dont huit personnes atteintes de troubles mentaux ainsi que des présumés criminels.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
« Sur les 130 enfants recensés, dix sont tombés malades et suivent actuellement des soins dans une structure hospitalière de la place », a précisé Me Joseph Nkongolo, soulignant les risques sécuritaires et sanitaires auxquels ils sont exposés.
La CNDH fustige ainsi des violations flagrantes des droits de l’enfant et des règles de procédure pénale en République démocratique du Congo. Elle rappelle que, même dans le cadre d’opérations d’assainissement urbain comme celles menées à Kaniama Kasese, la détention ne peut excéder les délais légaux. L’institution appelle le gouvernement provincial du Haut-Katanga à agir en urgence afin de faire libérer ces enfants et de garantir le respect de leurs droits.
Rodriguez Kikamba
