À quelques jours de la manifestation annoncée par l’opposition, initialement prévue le 8 puis reportée au 22 juillet, les autorités de Lubumbashi ont décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toutes les manifestations publiques dans la ville. Cette mesure concerne les marches, rassemblements et réunions organisés par des partis politiques ou des groupes de jeunes, quelle que soit leur appartenance. La mairie justifie cette décision par la nécessité de prévenir les troubles et de préserver le calme dans la capitale provinciale du Haut-Katanga, selon un communiqué parvenu à la presse ce week-end.
D’après le même document, les formations politiques ne sont désormais autorisées à tenir leurs activités que dans leurs sièges ou permanences, conformément aux dispositions légales en vigueur. Les services de sécurité ont été instruits pour veiller à l’application stricte de cette mesure. Toute infraction expose les contrevenants aux sanctions prévues par la loi, précise la mairie.
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Cette décision intervient dans un contexte politique marqué par des appels à manifester contre le pouvoir. L’opposition, regroupée au sein de la coalition C64, préparait déjà des mobilisations dans plusieurs villes du pays, dont Lubumbashi. Cette situation alimente le débat sur les libertés publiques et la gestion des manifestations politiques en République démocratique du Congo. Le Haut-Katanga reste une province stratégique, dont sont originaires plusieurs figures politiques majeures, notamment Moïse Katumbi et Joseph Kabila.
Charles Mapinduzi
