Un grave accident de la route a endeuillé,ce lundi 10 novembre, la province du Haut-Katanga. Onze personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été grièvement blessées dans une collision entre deux minibus survenue sur la route Lubumbashi-Kasumbalesa, à hauteur des villages Mako et Chambimbi. Selon les premières informations fournies par la Commission nationale de prévention routière (CNPR), les deux véhicules roulaient en sens opposé lorsqu’ils sont entrés en collision frontale.
Sur les lieux du drame, les images sont insoutenables : les carrosseries tordues des deux minibus témoignent de la violence du choc. Les secours, arrivés rapidement, ont eu du mal à extraire certaines victimes des décombres.
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« C’était un véritable carnage. Nous avons sorti des blessés coincés entre les sièges. Certains criaient, d’autres ne bougeaient plus », raconte, encore sous le choc, Pascal Mbuyi, un habitant du village Mako qui a participé aux opérations de sauvetage.
D’après Christophe Liya, chargé de la technique à la CNPR, l’excès de vitesse et la fatigue au volant pourraient être à l’origine du drame. « Les deux conducteurs circulaient à vive allure. Sur ce tronçon souvent encombré, une simple erreur peut être fatale », a-t-il déclaré, rappelant l’urgence de renforcer la prévention routière dans la région. La CNPR annonce l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.
Cet énième drame met une nouvelle fois en lumière la dangerosité de la route reliant Lubumbashi à Kasumbalesa, un axe pourtant vital pour le commerce transfrontalier. Les habitants appellent les autorités à améliorer la signalisation et à imposer un meilleur contrôle du transport interurbain.
« On parle toujours de prévention après les accidents, mais sur le terrain, rien ne change », déplore Pascal, avant de tourner les yeux vers les carcasses encore fumantes des minibus.
Cedrick Katay Kalombo
