Le torchon brûle à l’Hôtel de ville de Kinshasa. Après avoir été sèchement rappelé à l’ordre par le ministre provincial du Plan, Jésus-Noël Sheke, pour « dépassement de compétences », Israël Mutala, directeur de cabinet du gouverneur Daniel Bumba, se voit cette fois vertement recadré par le ministre provincial de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Justice et des Affaires coutumières, Thierry Tshitenga Kabuya.
Dans une correspondance datée du vendredi 4 juillet 2025 et ayant pour objet « Cadre de collaboration », le ministre provincial déplore les agissements du dircab, qu’il accuse d’ignorer les limites de ses attributions, au point d’empiéter sur les compétences strictement réservées aux membres du gouvernement provincial.
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« Il me revient de constater, malheureusement, qu’en dépit de plusieurs remarques verbales formulées à votre égard, vous continuez à interférer sans concertation préalable, en donnant des instructions aux services relevant de mon secteur d’activités », écrit Thierry Tshitenga dans cette lettre au ton ferme.
Le ministre va plus loin en adressant à Israël Mutala ce qu’il qualifie de dernier avertissement, l’exhortant à se conformer aux textes légaux en vigueur et à mettre fin à ce qu’il qualifie de pratiques abusives.
« Afin de préserver un climat apaisé dans la gestion des affaires publiques de la Ville de Kinshasa, je vous demande de mettre un terme à ces agissements et d’éviter toute récidive. La présente vaut dernier avertissement. Le cas échéant, vous en assumerez pleinement les conséquences », prévient le ministre.
Il conclut sa correspondance par une mise au point sur le fonctionnement de l’administration urbaine et le rôle que devrait jouer un directeur de cabinet dans les relations interinstitutionnelles.
« Votre collaboration avec les services susmentionnés devra passer exclusivement par mon entremise. J’ose espérer que cette lettre mettra un terme définitif à cette gestion hybride, afin d’éviter tout dysfonctionnement institutionnel et de garantir la bonne marche de nos services », conclut-il.
Ce nouvel accrochage jette une lumière crue sur les tensions internes qui minent actuellement l’administration provinciale de Kinshasa, où des querelles de compétences semblent s’intensifier au sommet.
Netic-News
