Invité ce samedi au Space Live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, en présence du président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu Mukulu, l’opposant Martin Fayulu a vivement critiqué le rapport de la CNDH consacré aux incidents du 12 juin. Le président de l’ECiDé a remis en question l’indépendance de l’institution, contestant notamment la manière dont sa blessure a été relatée. Selon lui, le rapport affirme qu’il aurait été atteint par un chevron, alors que Paul Nsapu a évoqué en direct un coup de bâton. Fayulu a également fait référence à des vidéos montrant, selon lui, des policiers lançant des ordres d’assaut, s’interrogeant sur l’absence d’identification des agents concernés.
L’opposant est aussi revenu sur le cas de trois militants de son parti qu’il affirme avoir vus être enlevés après avoir été atteints par balles devant le siège de l’ECiDé. D’après ses déclarations, un seul d’entre eux, identifié sous le nom de Kabeya, alias Ngadiadia, aurait été retrouvé dans un état critique, tandis que le sort des deux autres demeure inconnu. Martin Fayulu a reproché à la CNDH de ne pas avoir fait toute la lumière sur ces disparitions et de ne pas avoir mentionné, dans son rapport, la présence de plus de soixante-dix blessés graves recensés au siège de son parti.
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Dans un échange particulièrement tendu avec Paul Nsapu, le leader de l’ECiDé a également accusé la CNDH de chercher à disculper la « Force du Progrès », qu’il présente comme une milice proche de l’UDPS, affirmant que ses membres auraient agi aux côtés de la police lors des événements. Refusant tout débat contradictoire avec le président de la Commission, Martin Fayulu a réclamé la publication d’un rapport « totalement indépendant », estimant que la CNDH n’a pas respecté l’obligation d’objectivité qui incombe à une institution chargée de la défense des droits humains.
Fulgence Mavula
