Le dialogue intergroupes armés locaux entamé le lundi 23 juin 2025 à Aru, dans la province de l’Ituri, suscite des réactions contrastées au sein de la communauté. Cette initiative, prévue pour durer cinq jours jusqu’au 27 juin, vise à jeter les bases d’une désescalade entre les groupes armés actifs dans la région.
Le Comité associatif résolu pour la défense des droits humains (COARDHO/Djugu) plaide pour une issue concrète à ce processus. Son coordonnateur, Ngabu Ngandru Benjamin, appelle à l’intégration encadrée de certains miliciens dans les rangs des forces de défense :
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« Il y a eu d’autres dialogues avant celui-ci. Il faut que ce soit le dernier entre CODECO et Zaïre pour permettre une véritable cohabitation entre Lendu et Hema », a-t-il déclaré.
L’administrateur policier du territoire d’Aru, le commissaire supérieur principal Richard Mbambi Kitabakulu, met quant à lui l’accent sur la nécessité d’un changement profond : « Seul le désarmement des cœurs assurera une paix durable », a-t-il estimé, soulignant que la transformation des mentalités est tout aussi cruciale que les engagements verbaux.
La jeunesse locale exprime également des réserves. Dans un communiqué, Deogratias Bungamuzi Kukwabo dénonce un « dialogue déséquilibré et politiquement déconnecté », regrettant l’exclusion des structures du Conseil provincial de la jeunesse. Il évoque un mépris de la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies et préconise une réponse militaire face à des groupes qu’il juge peu disposés à la paix.
DieuMerci Matu
