Deux personnes ont été tuées dans la nuit du mardi 30 juin au mercredi 1er juillet 2026, à la suite d’affrontements survenus dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Selon des sources locales, un policier a été brûlé vif tandis qu’un civil a été mortellement atteint par balle lors de l’intervention des forces de l’ordre. Les violences ont éclaté après l’attaque du Centre de traitement d’Ebola (CTE) de PK51 et du centre de santé de référence Juhudi par des habitants réclamant la restitution des corps de deux patients décédés d’Ebola et s’opposant à leur enterrement sécurisé. Les deux structures sanitaires ont été incendiées et les dépouilles auraient été emportées par les manifestants vers une destination inconnue.
Les mêmes sources indiquent que deux médecins contaminés par le virus Ebola étaient hospitalisés au Centre de traitement d’Ebola au moment de l’attaque. Leur sort demeure incertain. Si le déplacement des corps par les manifestants est confirmé, le risque de propagation de la maladie pourrait s’accroître considérablement, les personnes ayant manipulé les dépouilles s’étant potentiellement exposées au virus sans respecter les mesures de protection sanitaire.
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Ces incidents surviennent alors que la riposte contre Ebola se poursuit en Ituri. Le même mardi, un poste de lavage des mains installé à Manje, sur l’axe Kasenyi, dans le territoire d’Irumu, a également été vandalisé par un groupe de jeunes. Ces actes compromettent les efforts des équipes engagées dans la lutte contre l’épidémie et mettent en évidence les défis persistants en matière de sensibilisation des communautés aux mesures de prévention.
Charles Mapinduzi
