L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est sorti de sa réserve ce vendredi 23 mai pour dénoncer la fermeture soudaine des établissements bancaires à Goma et Bukavu. Une mesure qu’il considère comme une atteinte grave aux droits fondamentaux des populations de l’Est du pays, déjà fragilisées par des années de conflits et d’instabilité économique.
Dans une adresse solennelle à la nation, Joseph Kabila a vivement critiqué les autorités congolaises, estimant que cette décision « asphyxie les populations locales et aggrave leur précarité ». Il a appelé le gouvernement à revoir sa stratégie pour répondre aux besoins urgents des citoyens, en particulier dans cette région enclavée et marquée par des tensions récurrentes.
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L’ex-chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un traitement plus humain des habitants de l’Est, souvent oubliés par les grandes décisions nationales.
« J’en appelle au sens de responsabilité du gouvernement pour qu’il humanise les conditions de vie de nos compatriotes. Ils ont droit à la vie, à l’éducation de leurs enfants et au bien-être », a-t-il martelé.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de grogne sociale grandissante, alors que les habitants de Goma et Bukavu dénoncent depuis plusieurs jours l’impossibilité d’accéder à leurs fonds, de percevoir leurs salaires ou d’assurer leurs activités économiques de base. Pour beaucoup, ces fermetures bancaires compromettent gravement la survie des familles.
Cedrick Katay Kalombo
