Un atelier consacré au renforcement de la protection de la faune et de la flore menacées se tient à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Organisé par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) en collaboration avec l’Alliance Panafricaine des Sanctuaires, cet événement met en lumière l’importance des avis scientifiques et des outils prévus par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), notamment les résolutions, décisions et recommandations, pour mieux encadrer le commerce international des espèces sauvages, selon une note parvenue à la presse ce mardi 24 mars.
D’après ce document, les participants examinent les défis liés à l’émission d’avis scientifiques fiables, souvent entravée par le manque d’études ciblées dans les zones de répartition des espèces concernées. Ces avis sont indispensables pour fixer des quotas et garantir un commerce non préjudiciable des espèces inscrites aux annexes II et III de la CITES. L’atelier réunit des experts de l’ICCN, des représentants du ministère de l’Environnement, des gestionnaires d’aires protégées ainsi que des partenaires techniques, avec pour objectif de renforcer la coordination et d’améliorer la mise en œuvre de la convention en RDC.
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Les intervenants ont également rappelé que la RDC est parfois utilisée comme pays de transit dans le trafic d’animaux sauvages. Selon Jean Joseph Mapilanga, 38 singes destinés à la Thaïlande et 309 perroquets gris en partance pour l’Irak ont récemment été interceptés avant d’être rapatriés en RDC. Pour le directeur général de l’ICCN, cet atelier doit aboutir à l’élaboration d’outils garantissant une conservation durable et au strict respect des normes internationales en matière de protection des espèces menacées.
Charles Mapinduzi
