À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, se déplacer à Kinshasa est devenu un véritable cauchemar pour les habitants. Jadis perçue comme une ville agréable, la capitale congolaise souffre aujourd’hui d’une circulation paralysante qui transforme les trajets quotidiens en épreuves pour conducteurs, passagers et piétons.
Atteindre le centre-ville ou se rendre d’une commune à une autre est désormais un défi quotidien. Beaucoup de Kinois se lèvent à l’aube pour attraper les premiers moyens de transport et tenter d’éviter les embouteillages interminables. Mais le retour à la maison reste le moment le plus difficile : en fin d’après-midi, lorsque la circulation devient dense, tous sont pénalisés, des automobilistes aux usagers des bus et taxis, en passant par les piétons. Certains n’hésitent pas à abandonner leur véhicule pour parcourir de longues distances à pied, parfois au risque de leur sécurité, car l’insécurité reste omniprésente dans plusieurs quartiers.
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Les communes de Lemba, Ngaba, Selembao et Mont-Ngafula sont particulièrement touchées. L’avenue By-pass, axe stratégique emprunté par les poids lourds en direction du Kongo-Central ou vers Kinshasa, se transforme régulièrement en goulot d’étranglement. Les bus réduisent leurs trajets, obligeant les passagers à multiplier les correspondances, tandis que les motocyclistes profitent de la situation pour augmenter le prix de leurs courses.
L’Hôtel de Ville avait tenté d’alléger le trafic en interdisant la circulation des gros véhicules en journée, une mesure qui avait temporairement fluidifié la circulation. Mais après concertation avec les entreprises d’importation, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, est revenu sur cette décision, replongeant les habitants dans leurs difficultés quotidiennes.
Face à ce désordre, une question se pose : le ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR) pourrait-il envisager la création de nouvelles routes ou la restructuration de certains quartiers pour désengorger la capitale ? Une telle initiative représenterait un remède durable à ce problème chronique. Mais le coût financier reste un obstacle majeur, soulevant des doutes quant à la capacité du gouvernement congolais à concrétiser un tel projet.
Pour les Kinois, la rentrée scolaire 2025-2026 ne sera donc pas seulement synonyme de reprise des classes, mais également d’un nouveau défi face à une circulation qui semble chaque année plus ingérable.
Gilbert Ngonga
